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Police de sécurité du quotidien : Christophe Castaner veut étendre le dispositif de "participation citoyenne"

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Michel Tendil / Localtis
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Sécurité

Citoyenneté et services au public

Le dispositif de "participation citoyenne" né en France il y a une dizaine d'années fait peau neuve : une nouvelle signalétique est lancée au moment où le ministre de l'Intérieur souhaite étendre cette pratique dans le cadre de la police de sécurité du quotidien.

Quelque 5.600 mairies ont déjà mis en place un dispositif de "participation citoyenne". Au moment du déploiement de la police de sécurité du quotidien (PSQ) - dont l’un des objectifs est d’améliorer les relations entre police et population - le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, souhaite encourager cette pratique importée des pays anglosaxons (où elle est connue sous le nom de Neighbourhood Watching) il y a une dizaine d’années.
Apparue pour la première fois en France dans les Alpes-Maritimes en 2007 avant d’être encadré par une circulaire de 2011, la participation citoyenne consiste à faciliter les remontées d’informations des habitants auprès de la police. "J’ai souhaité faire évoluer ce dispositif dans le cadre de la police de sécurité du quotidien pour renforcer le lien entre les élus, la population et les forces de sécurité de l’État", souligne le ministre de l’Intérieur, dans une nouvelle circulaire du 30 avril 2019, publiée le 6 mai. Pour l’occasion, une nouvelle signalétique a été créée : aux anciens panonceaux jaunes symbolisant un œil grand ouvert s’est substitué un pavillon rouge entouré d’un cercle bleu, sans doute moins anxiogène…
"Le dispositif de participation citoyenne se caractérise par le rôle pivot confié au maire", insiste le ministre, demandant aux préfets et responsables de la police et de la gendarmerie "d’impulser et d’amplifier la formalisation de tels partenariats, en lien avec les maires, en fonction des besoins de sécurité exprimés par les habitants d’un quartier ou d’une commune".

Citoyens référents

La circulaire insiste aussi sur le fait que tout dispositif de participation citoyenne fasse l’objet "systématiquement" d’un protocole d’une "durée de trois ans, renouvelable par tacite reconduction". Ce protocole doit être signé par le préfet, le maire, le responsable des forces de sécurité avant d’être transmis pour information au procureur de la République.

Le dispositif repose sur des "citoyens référents" volontaires, sortes de courroies de transmission entre la population et la police, qui reçoivent une information spécifique des forces de sécurité de l’État pour les sensibiliser aux actes de prévention, aux comportements ou réflexes à adopter lorsqu’ils sont témoins d’une situation anormale.

Le dispositif de participation citoyenne "ne doit pas être confondu avec d’autres dispositifs mis en place par des sociétés privées qui proposent des prestations payantes aux municipalités", rappelle la circulaire, en allusion aux "Voisins vigilants". Ces dispositifs peuvent être "complémentaires de celui de participation citoyenne" qui est "entièrement gratuit et le seul à impliquer les forces de sécurité de l’État".

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