Protocole sanitaire à l'école : la gestion des cas évolue

En cette rentrée des classes de janvier 2022, de nouvelles règles sanitaires s'imposent dans les écoles, collèges et lycées. Les principaux changements interviennent dans la gestion des cas confirmés et des cas contacts.

C'est devenu une habitude depuis le début de la crise sanitaire : chaque rentrée scolaire connaît son lot de mesures nouvelles dans les écoles, collèges et lycées. Le 3 janvier 2022, date du retour des enfants en classe après les fêtes de Noël, ne fait pas exception. Cette fois, il s'agit, selon un communiqué du ministère de l'Éducation nationale du 2 janvier, "de prendre en compte l’évolution extrêmement rapide de la diffusion du variant Omicron en France, tout en tenant compte de l’accélération de la campagne de vaccination". En conséquence, la foire aux questions (FAQ) du ministère, qui compile toutes les règles à respecter dans les établissements scolaires, a été mise à jour.

Statut vaccinal

Les changements les plus notables sont ceux touchant la gestion des personnes positives au Covid et des cas contacts. En ce qui concerne les cas confirmés, la règle générale est que l’élève ou le personnel touché ne doit pas se rendre à l’école ou dans l’établissement avant un délai de 5 à 10 jours. L’isolement peut être levé à 7 jours ou à 5 jours selon les cas. On retiendra également que les délais partent du début des symptômes pour les cas symptomatiques et du prélèvement positif pour les cas asymptomatiques.

S’agissant des élèves de moins de 12 ans, indépendamment de leur statut vaccinal, et des élèves de plus de 12 ans et personnels bénéficiant d’un statut vaccinal complet (actuellement deux doses pour les 12-17 ans), l’isolement est de 7 jours. Mais il peut prendre fin au terme de 5 jours si un test antigénique ou PCR est réalisé et que son résultat est négatif.

S’agissant des élèves de plus de 12 ans et des personnels non vaccinés ou ne disposant pas d’un schéma vaccinal complet, l’isolement est de 10 jours. Il peut prendre fin au terme de 7 jours si un test antigénique ou PCR est réalisé et que son résultat est négatif.  

Cas contacts

Pour les cas contacts, on retiendra également un traitement différent selon l'âge et le statut vaccinal. D'un côté, les élèves de moins de 12 ans, indépendamment de leur statut vaccinal, ainsi que les élèves de plus de 12 ans et les personnels bénéficiant d’un statut vaccinal complet, n’ont pas à s’isoler s’ils réalisent un test antigénique ou PCR immédiat puis des autotests à J2 et J4 et que leurs résultats s'avèrent négatifs.

À l'inverse, s’agissant cette fois des élèves de plus de 12 ans et des personnels non vaccinés ou ne disposant pas d’un schéma vaccinal complet, ils doivent s’isoler durant 7 jours. L’isolement prend fin au terme de 7 jours si un test antigénique ou PCR est réalisé et que son résultat est négatif.

Toujours au chapitre de la gestion des cas, on note une évolution à compter de ce lundi 3 janvier dans les écoles maternelles et élémentaires. Désormais, la survenue d’un cas confirmé parmi les élèves entraîne l’éviction du cas confirmé et la mise en œuvre du protocole de dépistage réactif avec la suspension de l’accueil en présentiel des autres élèves dans l’attente de la réalisation d’un test.

Autotests

Les élèves de la classe, ainsi que ceux identifiés comme cas contacts à risque en dehors de la classe,  pourront poursuivre les apprentissages en présentiel à condition de présenter un résultat de test antigénique ou PCR négatif, et d'une attestation sur l'honneur de leurs représentants légaux de la réalisation effective de deux autotests à J2 et à J4 et de leurs résultats négatifs. À défaut, l’élève ne pourra être admis dans l’établissement. Ces deux derniers autotests seront remis aux représentants légaux de l’élève lors de la réalisation du premier test en pharmacie, ou sous forme de bon permettant de se faire délivrer gratuitement les autotests en pharmacie si le premier test a été réalisé en laboratoire.

Si un test se révèle positif, l’élève devra respecter un isolement de 7 jours pouvant être réduit à 5 jours (voir plus haut). Si un test est négatif, l’élève pourra revenir en classe pour suivre les cours en présentiel. Il pourra également continuer à fréquenter les activités périscolaires.

En conséquence, au sein des écoles maternelles et élémentaires, dès lors que seuls sont admis des élèves justifiant d’un test ou d’un autotest négatif tous les deux jours, il n’y a plus lieu de fermer automatiquement la classe si trois cas positifs sont identifiés. Toutefois, en présence d’un très grand nombre de cas et d’une analyse partagée entre les différentes parties prenantes (Éducation nationale, agence régionale de santé, préfecture), la suspension de l’accueil de tous les élèves d’une classe, d’une école ou d’un établissement scolaire ou la mise en place d’une opération de dépistage ciblée, peuvent être décidées.

Ni vœux, ni galettes

Début d'année oblige, la FAQ du ministère apporte une réponse à la question de savoir si les moments de convivialité que sont les cérémonies de vœux ou les distribution de galettes des Rois (en dehors de la cantine) sont ou non autorisés dans les établissements scolaires. La réponse est sans ambiguïté : "Compte tenu de la situation épidémique, les moments de convivialité entre élèves et personnels ou entre personnels doivent désormais être prohibés."

Dans le même ordre d'idées, les réunions entre personnels doivent "de manière prioritaire être organisées à distance par l’usage de visioconférence, audioconférence ou encore des espaces numériques". Si une telle organisation s'avérait impossible, le ministère précise qu'"elles peuvent se tenir au sein d’une école ou d’un établissement scolaire dans le strict respect des gestes barrières, notamment le port du masque, les mesures d’aération/ventilation des locaux ainsi que les règles de distanciation". Et il ajoute : "Conformément aux règles en vigueur dans ces locaux, l’accès ne peut pas être conditionné à la présentation d’un passe sanitaire." Les mêmes règles s'appliquent aux réunions des différentes instances, qu'il s'agisse des conseils de classe, instances de concertation et de décisions essentielles à la vie de l’établissement ou réunions nécessaires à la coordination pédagogique.

En revanche, les réunions avec les parents d’élèves sont "vivement déconseillées", y compris lorsqu'elles sont organisées selon un système de prise de rendez-vous. "Afin de maintenir le lien, indispensable, avec les familles, des rendez-vous individuels seront proposés aux responsables légaux, de préférence à distance", complète la FAQ.

 

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