Rentrée 2021 : des enseignants en plus malgré une baisse des effectifs

Le ministère de l'Éducation nationale annonce une hausse des moyens d'enseignement pour le premier degré dans la plupart des académies à la rentrée 2021. Le tout sur fond de baisse démographique. Dans le second degré, certaines académies perdront des effectifs.   

Les moyens d’enseignement seront en augmentation à la rentrée 2020/2021 malgré une baisse attendue de 12.500 élèves entre les premier et second degrés, a annoncé le ministère de l'Éducation nationale dans un communiqué du 16 décembre 2020.
L’école primaire devrait voir ses effectifs diminuer d’au moins 56.000 élèves, après une baisse de 73.000 élèves en septembre dernier par rapport à l'année précédente. Pour le ministère, cette déprise démographique cumulée pour 2020 et 2021 correspond à quelque 5.800 emplois. 

Taux d’encadrement inédit 

Pourtant, le premier degré fera l'objet d'"un taux d’encadrement inédit", précise le ministère de l'Éducation nationale. 2.489 "moyens d’enseignement" seront ainsi créés en 2021. Ces moyens supplémentaires auront une triple action. 
Ils permettront d'abord de "disposer des moyens nécessaires pour l’effort consenti à l’école maternelle : instruction obligatoire à trois ans, limitation des classes de grande section maternelle, CP et CE1 à 24 élèves sur tous les territoires, et enfin dédoublement des classes de grande section maternelle en REP+". 
Ils serviront ensuite à atteindre "un taux d’encadrement inédit avec 5,82 professeurs pour cent élèves", à rapprocher du taux de 5,46 en 2017. Il est à noter que l'augmentation de ce taux concerne tous les départements. 

Concertation avec les maires 

Enfin, il s'agira de renforcer "spécifiquement les taux d’encadrement dans les territoires ruraux et [de] ne fermer aucune école sans l’accord du maire". Et le ministère de préciser : "Ces mesures seront bien sûr réalisées en concertation avec les maires, notamment en appréciant avec eux les questions de faisabilité liées aux locaux scolaires".
En métropole, ces moyens ne seront pas répartis de manière uniforme. Ils tiendront compte des projections démographiques et des difficultés locales. Sept académies ne connaîtront à la rentrée aucun équivalent temps plein (ETP) supplémentaire (Rennes, Reims, Nancy-Metz, Poitiers, Limoges, Dijon et Besançon). En revanche, trois verront leurs ETP augmenter dans une fourchette de 100 à 199 (Lille, Montpellier et Aix-Marseille) et trois de 200 ETP ou plus (Lyon, Versailles et Créteil).
En termes d'encadrement, les académies de Lille, Amiens, Reims, Paris, Dijon, Limoges, Clermont-Ferrand et Corse, ainsi que les territoires ultramarins, afficheront à la rentrée prochaine des taux supérieurs à six professeurs pour cent élèves. On constatera à l'inverse des taux inférieurs à 5,6 dans les académies de Bordeaux, Strasbourg, Versailles, Lyon, Grenoble et Nice.

4.000 ETP d’AESH

Dans le second degré, où collèges et lycées pourraient accueillir jusqu’à 43.500 élèves en plus à la rentrée 2021 (+0,9%), 1.847 ETP en heures supplémentaires annuelles (HSA) seront ajoutées pour compenser la suppression de 1.800 emplois ETP. Ici, les académies de Paris, Lille, Normandie, Dijon, Nancy-Metz et Grenoble seront les perdantes en termes de moyens d'enseignement. Versailles, Créteil, Lyon, Montpellier et Mayotte verront leurs ETP augmenter dans les plus larges proportions.
Enfin, le ministère précise qu'à la rentrée scolaire 2021, 4.000 ETP d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) supplémentaires seront déployés dans les académies. À la rentrée 2020, 77.697 ETP d'AESH accompagnaient 330.685 élèves en situation de handicap.

 

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