Essonne

Travaux d'intérêt général : l'importance de l'engagement réciproque

Santé, médico-social, vieillissement

Social

Depuis 2003 le service Environnement de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) propose des travaux d'intérêt général (TIG). Considération et contrat moral donnent le ton de l'approche municipale, inscrite sur le long terme.

En 2011, neuf ans après la première expérimentation, le service Environnement de la commune francilienne de Sainte-Geneviève-des-Bois (34.334 hab.) avait accueilli 176 personnes condamnées à effectuer un travail d'intérêt général (TIG). Le bilan est concluant : seulement dix personnes ont interrompu leur contrat avant son terme. L'implication de la collectivité dans le dispositif de réinsertion sociale est déterminante. Claude Gall, responsable du service Environnement (33 agents), a très vite compris l'importance du premier contact. Dès le départ, il met en place une relation humaine exempte de préjugés, rappelle les responsabilités de chacun et souligne l'importance du cadre institutionnel.

Établir un contrat moral et pratique

Le premier jour, le futur stagiaire TIG rencontre le responsable du service et son référent sur le site des travaux, en compagnie de l'agent du service pénitentiaire d'insertion et de probation (Spip) "Au cours de l'entretien, je rappelle au stagiaire l’existence du partenariat de la commune avec le Spip, l'engagement de la ville et ses attentes à son égard. Je l'assure de notre aide pour que son TIG se déroule dans les meilleures conditions. J'écoute très attentivement ses motivations et essaie de répondre au mieux à ses besoins", explique le responsable du service Environnement. Les éléments, comme les adaptations de planning (notamment pour les personnes ayant un autre emploi par ailleurs), le choix du poste (production florale en serres, entretien des pelouses...) et la fiche navette (indiquant les jours et heures effectuées) sont précisés au cours du même entretien individuel. Une seule proposition de TIG émanant du Spip de Corbeil-Essonnes s'est vue refusée pour des raisons organisationnelles.

Des stagiaires comme les autres

Pour le responsable communal, il n'est pas question de connaître le motif de la peine, ni d'utiliser en interne le terme "tigiste" du dispositif. Les nouveaux venus sont considérés comme des stagiaires parmi d'autres. Cette égalité de condition est jugée indispensable pour favoriser la réinsertion future des condamnés. Par ailleurs, ce part pris est estimé tout à fait compatible avec le caractère "bénin" des peines : la majorité des TIG viennent en substitution à de courtes peines d'emprisonnement et la durée de leurs travaux à accomplir dans la commune, se situe majoritairement entre 35 et 70 heures. Convaincu de la justesse de cette position, mais également soucieux d'assurer la sécurité de tous lorsque de jeunes stagiaires sont issus de quartiers sensibles, le responsable Environnement leur demande s'ils sont en conflit avec les jeunes de la commune de Sainte-Geneviève-des-Bois. Dans le cas où il s’avère que les relations sont tendues, la commune préfère ne pas accepter le jeune tigiste.
Pour expliquer le succès de la démarche, le responsable Environnement évoque l’importance donnée à la qualité relationnelle, mais aussi la stabilité des équipes municipales qui sont habituées à travailler aux côtés de TIG. Selon lui, "les mutations de personnel entravent le bon fonctionnement de ce type de dispositif ".

Myriam Journet / Agence Traverse pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info

A savoir : La peine de travail d’intérêt général (TIG) consiste pour le condamné à effectuer un travail non rémunéré au bénéfice d’une personne morale de droit public ou d’une association habilitée.

Contact(s)

Commune de Sainte-Geneviève-des-Bois

Place Roger Perriaud
91700 Sainte-Geneviève-des-Bois
01 69 46 80 00
01 69 46 80 01
Nombre d'habitants : 34334

Olivier Leonhardt

Maire
le-maire@sgdb91.com

Claude Gall

Responsable du service environnement
claude-gall@sgdb91.com
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