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Un collectif demande un investissement "significatif" de l'État pour les Rased

Dans un communiqué du 12 mai 2020, un collectif national Rased (réseau d'aide spécialisée aux élèves en difficulté) dénonce la "poursuite du démantèlement du dispositif d’aide aux élèves" et demande "un investissement significatif de l’État". 
Soutenu par des syndicats et associations du monde de l'éducation (Snuipp-FSU, Se Unsa, Sgen Cfdt, FCPE, etc.), le collectif estime que "la situation inédite que nous traversons nécessitera une présence et des interventions sur le long cours auprès des enfants comme des adultes, alors que les moyens en postes manquent déjà cruellement". Selon lui, près de 80 postes de Rased sont amenés à disparaître à la rentrée 2020. 
De plus, il regrette que le ministère de l’Éducation nationale n'ait pas fait référence aux enseignants spécialisés en tant qu'"appuis aux élèves et aux enseignants" dans la circulaire du 4 mai portant sur la réouverture des écoles, et alerte sur le "manque manifeste de personnels Rased, alors que la réouverture annoncée des écoles inquiète les équipes, faute de temps pour organiser l’accueil sécurisé des élèves et la qualité pédagogique et relationnelle". Il demande donc "un investissement significatif de l’État dans ce qui reste un moyen d’aide irremplaçable, au plus près du terrain et des besoins de la communauté éducative".
Les enseignants spécialisés et les psychologues des Rased dispensent des aides spécialisées aux élèves d’écoles maternelles et élémentaires en grande difficulté. Leur travail spécifique, complémentaire de celui des enseignants, permet d’apporter en équipe une meilleure réponse aux difficultés d’apprentissage et d’adaptation aux exigences scolaires qu’éprouvent certains élèves.

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