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Social - Un nouvel observatoire veille sur la précarité énergétique

Le démarrage de l’Observatoire national de la précarité énergétique est officiel depuis le 1er mars. La problématique relevant à la fois des acteurs du logement, de l’énergie et des professionnels de l’action sociale, ce ne sont pas moins de trois ministres (Ecologie, Industrie et Energie, Logement) qui ont conjointement lancé cette structure visant à "mesurer ce fléau et à en identifier les déterminants".
Les chiffres sont en effet édifiants : on estime que plus de 3 millions de Français souffrent de précarité énergétique. Le médiateur national de l’énergie reçoit de plus en plus de saisines. Dans les conseils généraux, qui sont les principaux gestionnaires des fonds de solidarité pour le logement (FSL) contribuant à aider des ménages précaires, les demandes s’accumulent. En Charente par exemple, les impayés d’énergie représentent les deux tiers des aides FSL. En plus des aides dites de droit commun (Agence nationale de l'habitat), d’autres aides existent, tantôt locales et publiques (région, commune), tantôt plus globales et privées (énergéticiens, réseaux bancaires). Mais s’y retrouver est un casse-tête, que l’Observatoire se propose donc d’éclairer "en assurant le suivi de ces aides et celui des actions en vue d’en mesurer les impacts et d’en partager les expériences". Au programme, le lancement d’un site internet dédié, une batterie d’indicateurs nationaux et régionaux qu’il reste à forger, la réalisation d’enquêtes, d’études, etc. "On préfèrerait moins d'études et plus de concret", en a profité pour tancer l'association Consommation logement cadre de vie (CLCV). 
Le besoin de données et d’informations restant toutefois un enjeu à part entière dans ce domaine, des experts comme Pierre Nolay, à l’initiative d’un séminaire européen sur cet enjeu, saluent cette création. Pour d’autres acteurs locaux, la nomination à la tête de cet observatoire de Jérôme Vignon, l’actuel président de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes), est un gage de crédibilité. En sont notamment membres : les services de deux ministères (Ecologie, Economie), l’Ademe, l’Anah, EDF, la Fondation Abbé-Pierre, le Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, l’Union sociale pour l’habitat et l’Union nationale des centres communaux et intercommunaux d’action sociale ; ainsi que des réseaux d’élus, dont l’Association des régions de France, qui s’engage par ce biais à "accompagner la remontée de données pertinentes provenant des régions".

 

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