Baromètre des MDPH : l'amélioration semble se poursuivre

La CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie) publie la troisième vague de son "baromètre de suivi des relations entre les MDPH [maisons départementales des personnes handicapées, ndlr] et les personnes en situation de handicap". Les précédentes vagues remontent à octobre 2020 et mars 2021. Pour sa part, celle de juillet 2021, dont la présentation gagnerait à être plus claire et plus pédagogique, traduirait à nouveau une – légère – amélioration de la perception des MDPH par leurs usagers.
Pour avancer l'existence de cette amélioration, il faut toutefois se fier au communiqué publié par la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées. En effet, la CNSA ne publie pas de résultat pour l'ensemble des MDPH, mais uniquement des résultats par MDPH, certes très détaillés sur les cinq grands thèmes traités (même si toutes les MDPH ne répondent pas, il devrait être possible de redresser pour assurer la continuité des résultats), ne permettant ainsi pas de suivre la situation et l'évolution d'ensemble des MDPH, ni de situer les résultats individuels par rapport à une moyenne.

Selon Sophie Cluzel, le principal enseignement de cette troisième vague du baromètre réside dans "des droits sans limitation de durée qui se généralisent, des délais de traitement qui diminuent". Elle en cite quatre exemples, forcément positifs. Ainsi, depuis l'instauration, en 2019, des droits sans limitation de durée, 135.000 personnes se sont vues attribuer l'allocation adulte handicapé (AAH) sans limitation de durée, 11.000 enfants ont bénéficié de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) jusqu'à leurs 20 ans, tandis que 1,2 million de cartes mobilité inclusion (CMI) ont été délivrées à vie.

Autre amélioration : toujours depuis 2019, la durée moyenne de traitement d'un dossier a diminué de 13%, passant de 4,6 mois à 4 mois au premier trimestre 2021. Il n'est toutefois pas précisé si cette diminution correspond à l'ensemble – très vaste – des dossiers traités par les MDPH ou uniquement à certain d'entre eux (adultes ?, enfants ?, prestations ?, orientations ?...). La secrétaire d'Etat mentionne aussi, de façon plus précise, la durée de traitement des demandes d'AAH, passée de 4,8 mois en 2019 à 4,1 mois. Elle rappelle au passage que l'objectif est de la réduire à 3 mois en 2022, conformément à l'engagement du président de la République lors de la Conférence nationale du handicap du 11 février 2020. Enfin, le dernier indicateur cité concerne la durée des droits ouverts en matière de scolarisation, passée de 28 à 30 mois depuis décembre 2020.

Sophie Cluzel attribue ces "avancées tangibles" à la "coopération inédite entre l'État et les départements", engagée depuis 2020 avec la feuille de route MDPH 2022. Elle précise que "le gouvernement va continuer de veiller au déploiement homogène de ces avancées sur l'ensemble du territoire", sachant que "15 MDPH ont encore des délais moyens supérieurs à 5 mois pour traiter les dossiers et 14 départements ont un taux d'attribution de l'allocation adulte handicapé sans limitation de durée inférieur à 40% des demandes".

 

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