Jardins créoles de Pointe-à-Pitre : une meilleure alimentation pour les personnes en situation précaire (97)

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Santé, médico-social, vieillissement

Social

Guadeloupe

Deux jardins créoles communautaires ont ouverts fin 2014 à Pointe-à-Pitre : ils font partie d’un programme plus large, mené par l’association Bwa Lansan et la banque alimentaire de la Guadeloupe, sous convention avec le CCAS de la ville.

La Bwa Lansan et la banque alimentaire de la Guadeloupe (BAG), qui collaborent depuis plusieurs années, ont présenté ce dispositif à la commune de Pointe-à-Pitre dans le cadre d’un appel à projets de la Guadeloupe Direction de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt (Daaf). L’objectif de ce programme est de lutter contre le développement de symptômes trop répandus parmi les populations, tels que diabète, hypertension, obésité….
Pour promouvoir une alimentation saine auprès des populations les plus exposées, les deux structures ont proposé de créer des potagers collectifs, qui sont cultivés selon des pratiques traditionnelles par des personnes en difficulté.
Le budget global de cette initiative (56.000 euros dont 28.000 euros de contribution en nature) est financé à 90% par la Daaf dans le cadre de son Programme national pour l’alimentation PNA 2013-2017.

Résidents de foyers-logements et autres publics démunis

Elaboré en février 2014, le projet des deux jardins créoles a été lancé en novembre 2014. Il se développe sur des parcelles de 100 et 200 m2 que le CCAS met à disposition sur les sites de deux foyers-logements qu’il gère.
Le CCAS de la ville de Pointe-à-Pitre a proposé de faire participer à ces travaux de jardinage les résidents vivant dans les foyers-logements où sont situés les deux jardins potagers. Ceux-ci sont ouverts également à d’autres publics démunis, qui découvrent souvent l’existence des foyers logements et engagent le dialogue avec les résidents, rompant ainsi la tendance de ces derniers à s’isoler.

Des personnes qui reprennent en main leur santé... et le lien social

Après une réunion d’information auxquelles 70 personnes ont participé, ils sont en 2015 une quinzaine de volontaires en moyenne à cultiver chaque jardin : ils s’organisent pour l’arrosage et surveillent à tour de rôle les parcelles de tomates, de légumes, de plantes aromatiques et médicinales ou de fleurs… Un enthousiasme qui incite leurs voisins à souhaiter, eux aussi, participer aux jardins créoles.
Ils assistent également aux ateliers de cuisine proposés par l’association Bwa Lansan, reprenant ainsi leur santé en main et le lien social.

Réactiver une tradition de maraîchage locale oubliée

L’un des principes du projet est de s’appuyer sur des savoir-faire traditionnels, dont les Guadeloupéens se sont éloignés au fur et à mesure de la modernisation. Pourtant, ils étaient nombreux dans les années 40 à cultiver un lopin de terre associant plantes vivrières, potagères, aromatiques et médicinales.
Cette fois, le travail est collectif et la parcelle commune : les participants se partagent la récolte qu’ils produisent ensemble, le surplus étant confié au réseau d’aide alimentaire géré par la BAG. La lutte contre le gaspillage alimentaire fait partie de la démarche. (voir en fin de texte)
Un troisième jardin créole est déjà prévu. D’autres dans les communes des Abymes, de Goyave et de Saint-Claude sur Basse-Terre souhaitent s’inspirer de cette expérience.

 

Et aussi : ateliers de jardinage et réseaux de glaneurs sur l’ensemble de la Guadeloupe
Le programme proposé par Bwa Lansan et la banque alimentaire comprend deux autres actions sur l’ensemble de la Guadeloupe jusqu’en janvier 2016 à minima.
Des ateliers ponctuels de trois heures autour du jardinage et de l’alimentation sont proposés. Ils s’adressent non seulement aux bénéficiaires des jardins collectifs, mais aussi à ceux qui ont un peu de terrain et qui veulent s’initier à la culture potagère. Il y est question de pratiques culturales, de recettes de cuisine pour une alimentation saine. Par ailleurs, des équipes de glaneurs bénévoles sont créées pour récupérer des fruits dans les espaces publics, chez les particuliers et les denrées non vendues chez les producteurs, pour les répartir dans les réseaux d’aide alimentaires autour de la BAG (épicerie solidaire, etc.).

Michel Léon,Titres & Chapos pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info
 

Contact(s)

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97164 Pointe-à-Pitre Cedex
05 90 93 85 85
Nombre d'habitants : 16000

Josiane Gatibelza

Vice-Présidente du CCAS et 1er adjointe au maire

CCAS de Pointe-à-Pitre

Centre José Marti
97110 Pointe-à-Pitre
05 90 21 67 81

Dominique Lafages

Directrice
dlafages@ccas-pointeapitre.fr

Maddy Hatil Maddy Hatil

Responsable coordinatrice Association Bwa Lansan
bwalansan@hotmail.fr
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