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Sports et loisirs - Le sport, premier loisir des jeunes Franciliens

Que font les jeunes Franciliens quand ils ne sont pas à l'école ? C'est à cette question que répond l'IRDS (Institut régional de développement du sport d'Ile-de-France) dans sa dernière enquête, publiée le 7 avril. Et si les réponses sont variées, une activité devance largement les autres : le sport. L'enquête démontre en outre que les loisirs sont en grande partie déterminés par les habitudes familiales et que la mère occupe une place centrale dans les loisirs des enfants.
En termes d'activités de loisir souvent pratiquées par les Franciliens âgés de 4 à 14 ans, on peut distinguer trois groupes. Tout d'abord les pratiques très répandues, comme le sport (69% des enfants pratiquent souvent une activité sportive au cours de leur temps libre), la lecture et l'écoute de musique (65%) et le jeu (jouets, jeux de société, cartes – 63%). Ensuite celles qui concernent près de la moitié des jeunes : regarder la télévision (46%), passer du temps sur un ordinateur ou une console (44%), ou dessiner (43%). Enfin, on dénombre des pratiques minoritaires : les sorties au cinéma, en concert ou au musée (18%), la pratique de la musique (12%) et le temps passé au téléphone (9%).

Le sport, une activité très majoritairement encadrée

L'analyse de ces différentes pratiques met en avant un fossé entre le sport et les autres activités. En effet, les activités sportives sont les seules à être majoritairement encadrées : 58% des enfants les pratiquent dans une association. Dès l'âge de 4 ans, note l'IRDS, 31% des enfants sont inscrits dans un club, alors qu'à 6 ans, on observe une augmentation de 20 points du taux de pratique. C'est à 9 ans que la pratique encadrée est la plus présente : 69%. La pratique encadrée décroît ensuite, jusqu'à 55% à 14 ans.
Les activités culturelles (musicales, graphiques, d'expression…) sont beaucoup moins encadrées que le sport : 32% des enfants s'y adonnent de façon institutionnalisée, avec de nettes différences entre garçons et filles. Les activités d'expression (danse, théâtre) sont pratiquées dans un cadre institutionnel chez 31% des filles, mais chez seulement 6% des garçons.
Bien entendu, chaque âge a également ses activités propres. Si le sport concerne toutes les tranches d'âge, avec une augmentation après 7 ans, les activités de jeux et de dessin disparaissent avec le temps, laissant place aux sorties, à la lecture, mais surtout à l'ordinateur. Ce qui fait dire à l'IRDS qu'il s'agit d'une "activité emblématique de l'adolescence".

Le loisir comme marqueur social

Si chaque âge, et dans une moindre mesure chaque sexe, a ses propres loisirs, plusieurs autres facteurs influent également sur le niveau de pratique. "Les pratiques de loisirs dépendent aussi de la structure familiale, selon que l'enfant vive avec ses deux parents ou dans une famille monoparentale, ou selon qu'il s'agisse d'un enfant unique ou d'une famille nombreuse (trois enfants ou plus)", pointe l'IRDS. Dans les familles nombreuses, le nombre d'activités est ainsi moins élevé. De même, les activités réputées onéreuses sont moins présentes. La pratique sportive encadrée n'est en revanche pas différente selon la taille des familles. En revanche, l'IRDS observe un taux de pratique sportive et d'activités musicales et d'expression encadrées beaucoup plus faible dans les familles monoparentales. Ce qui est alors compensé par un temps plus long passé devant la télévision et au téléphone.
Autre facteur d'influence sur la pratique de loisir des enfants : le niveau d'étude des parents, qui joue à la fois dans le nombre moyen de loisirs auxquels s'adonnent les enfants et dans la nature des activités pratiquées. Ainsi les activités sportives, les pratiques musicales, le jeu, la lecture et l'écoute de musique sont plus présents dans les familles dont les parents sont diplômés. "Inversement, décrypte l'IRDS, plus le niveau social baisse, plus le temps passé devant un écran est important (+9 points pour la télévision, +11 points pour l'ordinateur)."
Enfin, l'IRDS a cherché à savoir si la pratique des parents influençait celle des enfants. Résultat : avoir un parent qui pratique un loisir favorise à coup sûr la pratique du même loisir chez l'enfant. Selon l'enquête, le lien le plus fort est observé pour les sorties, car "à ces âges, elles se font principalement en famille". L'exemple parental incite aussi très fortement les enfants à pratiquer un instrument de musique. Quant à la pratique sportive, la transmission des parents y joue un rôle, mais moins prépondérant. Par ailleurs, c'est la mère qui joue un rôle majeur dans cette transmission. Ce que l'IRDS explique sommairement par le fait que "les mères sont, encore aujourd'hui, très présentes dans la prise en charge éducative de l'enfant".
Un second dossier issu de l'exploitation de cette même enquête, à paraître prochainement, se focalisera sur la pratique sportive des enfants.
 

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