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Tourisme / Culture - Les investissements touristiques ont frôlé les 14 milliards d'euros en 2017

Atout France publie l'édition 2018 de son "Tableau de bord des investissements touristiques". Celui-ci couvre les investissements du secteur dans une acception très large, englobant également les résidences secondaires, les équipements culturels (musées et monuments historiques), les centres de congrès et parcs d'exposition, ainsi que les mobilités douces touristiques (pistes de cyclotourisme, ports et voies fluviales). Le tableau de bord 2018 comptabilise un total de 13,9 milliards d'euros d'investissements touristiques en 2019. Ce chiffre marque une nette progression de 3,2% par rapport à 2016. Et Atout France estime que la tendance devrait se poursuivre en 2018, pour atteindre 14,2 milliards d'euros.

L'hôtellerie se redresse, les campings accélèrent

Atout France explique cette évolution par le cumul de différents facteurs : la volonté du gouvernement de stimuler l'offre touristique et d'accroitre sa qualité en favorisant l'investissement dans la construction et la rénovation (voir notre article ci-dessous du 19 janvier 2018), la mise en place de financements spécifiques par la Banque des Territoires de la Caisse des Dépôts et par Bpifrance, ou encore le dispositif France Ingénierie Tourisme, piloté par Atout France et qui "accompagne les territoires dans leur stratégie de développement et le montage de projets d'investissement".
 L'hébergement marchand représente le tiers (33,6%) du total, avec 4,67 milliard d'euros d'investissements. L'hôtellerie prédomine avec 2,93 milliards (+2,1%), suivie des résidences de tourisme (672 millions), de l'hôtellerie de plein air (450 millions), des gîtes et chambres d'hôtes "Gîtes de France" (441 millions) et des villages de vacances (180 millions). S'ajoutent traditionnellement à l'hébergement marchand les résidences secondaires, qui ont représenté 3,74 milliards d'euros d'investissements en 2017.
 L'an dernier, l'investissement hôtelier a été tiré par la rénovation ou la création de palaces et d'établissements haut de gamme, ce qui n'accroît que marginalement la capacité hôtelière française, toujours largement insuffisante (voir notre article ci-dessous du 4 décembre 2017). En termes de dynamisme, les campings arrivent en tête, avec une progression de leurs investissements de 11%, dans la mesure où le secteur connaît "un cycle d'investissement soutenu, accompagnant la montée en gamme des campings et le renouvellement des mobil-homes". Au final, hébergements marchands et résidences secondaires représentent 60,5% de l'investissement touristique.

Équipements culturels et "mobilités douces"

Les autres postes de l'investissement touristique sont les restaurants (2,87 milliards d'euros), les "équipements culturels" (1,04 milliard, dont 410 millions pour les musées et 630 pour les monuments historiques), les "équipements touristiques" (également 1,04 milliard, dont notamment 480 millions pour les parcs de loisirs et 336 pour les remontées mécaniques), les centres de congrès et parcs d'exposition (332 millions) et les "mobilités douces" (221 millions, dont 76 pour les pistes de cyclotourisme et 145 pour les ports et voies fluviales).
 L'investissement dans les équipements touristiques a ainsi été très porteur en 2017, avec une hausse globale de 7,4% qui "poursuit une tendance débutée en 2009 et qui s'accentue depuis 2015". Atout France précise que "les parcs de loisirs et le thermalisme ont été les principaux moteurs de cette dynamique". En revanche, l'investissement est resté stable dans les monuments historiques, mais il s'affiche en nette hausse dans les musées (+7,9%).

Une disparité selon les territoires

En termes géographiques, Atout France souligne "une importante disparité dans les rythmes d'investissement selon les territoires". Les grandes agglomérations jouent un rôle moteur dans la dynamique des investissements touristiques, avec en particulier Bordeaux et Strasbourg qui franchissent la barre des 50 millions d'euros d'investissements en moyenne annuelle sur la période 2015-2017. Certaines stations, notamment sur littoral atlantique et sur la Manche, ainsi que dans le massif alpin, ont également fortement investi. En revanche, "la tendance s'avère moins dynamique sur une partie du pourtour méditerranéen et dans les Pyrénées".

 

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