Localtis

Mobilisation générale pour le déploiement des tests et l'accès aux masques des personnes à faibles ressources

Alors que les signes d'une possible reprise de la pandémie se multiplient, un arrêté du 24 juillet – "modifiant l'arrêté du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid-19 dans les territoires sortis de l'état d'urgence sanitaire et dans ceux où il a été prorogé" – apporte deux mesures importantes pour renforcer la prévention contre la contamination par le Covid-19. La première concerne la réalisation des tests de dépistage nasopharyngés et, plus précisément, la difficulté à atteindre les 700.000 tests par semaine annoncés. À ce jour, le nombre de tests réalisés plafonne en effet autour de 400.000 par semaine. L'arrêté du 24 juillet transforme donc profondément le dispositif. D'une part, il autorise désormais la réalisation des tests sans ordonnance. Pour Olivier Véran, cette mesure "permet dès aujourd’hui à n’importe qui de bénéficier d’un test PCR entièrement remboursé, sans avoir besoin d’une ordonnance et sans avoir à se justifier de la démarche ou présenter des symptômes". Ces tests seront dorénavant entièrement pris en charge par l'assurance maladie même sans ordonnance (lorsqu'ils ne sont pas gratuits dans le cadre d'opérations de dépistage collectif).

D'autre part, "considérant, dans certaines zones, le risque de disponibilité insuffisante de professionnels de santé habilités à réaliser l'examen de 'détection du génome du SARS-CoV-2 par RT PCR' inscrit à la nomenclature des actes de biologie médicale pour faire face à la crise sanitaire", l'arrêté du 24 juillet élargit considérablement la liste des personnes autorisées à réaliser le prélèvement nasopharyngé (au moyen d'un écouvillon). Aux professionnels médicaux et paramédicaux et aux étudiants en médecine, il ajoute en effet les étudiants en odontologie, en maïeutique et en pharmacie, les aides-soignants (sous la responsabilité d'un médecin ou d'un infirmier de leur établissement), mais aussi – "et pour une zone et une période définies par le représentant de l'État territorialement compétent" – les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, les sapeurs-pompiers et marins-pompiers (militaires) de Paris et de Marseille, et les équipiers secouristes des associations agréées de sécurité civile. Ces professionnels doivent toutefois être titulaires de certains brevets ou formations pour être autorisés.

La seconde mesure prévue par l'arrêté du 24 juillet concerne l'accès aux masques. Conformément à l'annonce d'Emmanuel Macron sur une gratuité ciblée, le texte prévoit que l'État assure la distribution gratuite de masques de protection sanitaire aux bénéficiaires de trois prestations : la complémentaire santé solidaire, l'aide au paiement d'une complémentaire santé (ACS) et l'aide médicale d'État (AME). L'arrêté autorise l'État à mettre en œuvre le traitement de données nécessaires à l'opération. En pratique, les données de l'assurance maladie seront transmises à La Poste, qui assurera la distribution des masques.

Référence : arrêté du 24 juillet 2020 modifiant l'arrêté du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid-19 dans les territoires sortis de l'état d'urgence sanitaire et dans ceux où il a été prorogé (Journal officiel du 25 juillet 2020).

 

 

Abonnez-vous à Localtis !

Recevez le détail de notre édition quotidienne ou notre synthèse hebdomadaire sur l’actualité des politiques publiques. Merci de confirmer votre abonnement dans le mail que vous recevrez suite à votre inscription.

Découvrir Localtis

Haut de page