Sensibilisation aux risques naturels et technologiques : un rapport de mission propose d'inciter les maires à créer un référent unique

Inciter les maires à désigner un référent unique "risques" et créer un grand concours national annuel qui encouragera les communes à "réaliser des actions dans le domaine de la prévention des risques et de la résilience des territoires et valorisera ainsi les démarches volontaristes" : telles sont deux des principales recommandations du rapport remis à la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili ce 6 juillet par Fred Courant. L'ancien animateur de l'émission de vulgarisation "C'est pas sorcier" a présidé une mission lancée en décembre dernier pour formuler des propositions visant à renforcer la sensibilisation du grand public aux risques naturels et industriels, après plusieurs catastrophes naturelles survenues en métropole (inondations dans l’Aude en octobre 2018, dans les Alpes-Maritimes en octobre 2020) ou dans les territoires ultra-marins (tempête Irma en août 2017) et l’incendie des sites de Lubrizol et de Normandie Logistique le 26 septembre 2019 à Rouen.
Centrée sur la question de la "culture du risque", la mission devait axer sa réflexion sur la manière de limiter les expositions des populations à ces risques, mieux les informer et les associer aux actions de prévention. Selon elle, le travail à faire "reste considérable". Elle pointe des obligations réglementaires encore "mal respectées ou mal appliquées. "Le document d’information communal sur les risques majeurs (Dicrim), avec l’objectif de renseigner les habitants d’une commune sur les risques existants, reste souvent indigeste et confidentiel, estime-t-elle. L’information acheteur-locataire (IAL) ne remplit pas, à ce stade, l’objectif initial de renseigner un acheteur ou un locataire de tout bien immobilier situé dans une zone à risque." La formation des élus est aussi "à développer". Les citoyens sont encore trop souvent "sous-représentés" dans les instances locales d’informations, comme les commissions de suivi de site (CSS), regrette encore la mission qui cite en exemple la conférence riveraine de la commune de Feyzin "qu’il conviendrait de généraliser". De même, les commissions locales d’information (CLI) mises en œuvre dans le secteur nucléaire seraient également à privilégier pour démocratiser l’information sur les sites Seveso." La mission propose aussi de développer et adapter la plateforme "Géorisques" pour en faire le site de référence de la culture du risque.
Le ministère de la Transition écologique  a indiqué qu'il annoncera, "dans les prochains mois", les suites qu’il entend donner à ces recommandations.