Biodiversité : un projet Life d’ampleur mobilise les collectivités

Soutenu par la Commission européenne et piloté par l’Office français de la biodiversité (OFB), un projet Life inédit tourné vers les solutions fondées sur la nature se lance. Durant huit ans, il se nourrira et valorisera des innovations territoriales.

Depuis que son premier comité technique s’est réuni le 16 juin, le projet Life Artisan entre dans sa phase de mise en oeuvre. Ce projet intégré va se déployer pendant huit ans en fédérant près d’une trentaine de partenaires locaux, régionaux et nationaux. Soutenu par la Commission européenne et piloté par l’Office français de la biodiversité (OFB), son horizon est ciblé : il vise à lever les freins à la généralisation des solutions d’adaptation au changement climatique fondées sur la nature (SAFN). Mise en avant par la communauté mondiale de la conservation, l'idée de "solutions fondées sur la nature" invite à s'appuyer sur des processus naturels pour apporter une réponse efficace et réduire les risques. Concrètement, elle se traduit par la création d’espaces végétalisés pour limiter le phénomène d’îlots de chaleur urbains appelés à se renforcer ou par la restauration d’espaces naturels à des fins précises.

Consacrer à cet objectif un projet d'une réelle ampleur - il est doté d’un budget de 16,7 millions d’euros - constitue une bonne nouvelle pour les acteurs du secteur. Ainsi, le Centre ressource du développement durable (Cerdd) y contribue et estime qu’il s’agit de "l'un des projets français les plus structurants pour l'adaptation au changement climatique des territoires et des organisations au niveau national". Ce GIE bien connu des collectivités des Hauts-de-France portera une action expérimentale menée dans cette région.

Dix territoires pilotes

Life Artisan contribue à la mise en oeuvre de deux plans nationaux, celui sur l’adaptation au changement climatique (voir ci-dessous notre article du 21 décembre 2018 sur le PNACC-2) et celui sur la biodiversité (voir ci-dessous notre article du 5 juillet 2018). La liste des partenaires du projet comprend des agences et institutions (Ademe, Cerema, CDC Biodiversité, réseau des agences régionales de la biodiversité), des acteurs universitaires, associatifs et des collectivités locales. Le projet s’appuie en effet sur un programme démonstrateur qui consiste à mettre en œuvre dix projets d’adaptation fondés sur la nature, répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain et ultra-marin, afin de montrer la diversité de ces solutions.

A Lille, Lyon et aux Mureaux (Yvelines), il s’agira de désartificialiser et végétaliser des espaces minéralisés et cours d’écoles pour lutter contre le phénomène d’îlots de chaleur et rafraîchir la ville. Dans le Calvados, la communauté de communes de la Suisse normande va sélectionner et replanter des haies bocagères pour limiter les pertes de rendement agricole liées au changement climatique. En Martinique, la communauté d’agglomération du centre ouest s’emploie pour sa part à "restaurer la mangrove par l’implantation de rangées de pieux de nature à augmenter l’accrétion sédimentaire favorisant sa restauration", ce en vue de limiter "l’impact des épisodes cycloniques plus fréquents sur le littoral urbanisé en outre-mer".

 

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