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La continuité pédagogique globalement "profitable" sauf en zone d’éducation prioritaire 

77% des enseignants du premier degré et 68% du second considèrent que leurs élèves ont appris de manière "satisfaisante" pendant le confinement, indique une étude de la Depp rendue publique le 22 juillet 2020. Mais les chiffres sont moins élevés en éducation prioritaire. 

Environ trois quarts des parents d’élèves du second degré jugent "profitable" la continuité pédagogique, selon les résultats d'une note de la Depp, publiée le 22 juillet 2020 (1). Pourtant beaucoup décriée par les syndicats de l’Éducation nationale, la CNCDH ou encore les villes éducatrices, la "continuité pédagogique", pendant la crise sanitaire liée au Covid-19, a permis aux élèves "d’apprendre de manière satisfaisante", affirme la note. 

6% des écoliers exclus

Un tableau global qui mérite toutefois quelques nuances. Les professeurs des écoles estiment ne pas avoir pu suivre 6% de leurs élèves, proportion qui atteint 10% en collège et lycée. 77% des enseignants du premier degré et 73% des inspecteurs de l'Éducation nationale (IEN) considèrent que leurs élèves ont appris de manière "satisfaisante". Dans le second degré, ce chiffre est de 68% pour les enseignants, entre 67 et 84% pour les personnels et 63% pour les inspecteurs. Des différences sont à noter selon le classement ou non de l’établissement en éducation prioritaire. En éducation prioritaire, dans le premier degré, seuls 64% des professeurs et 55% des directeurs jugent satisfaisante la manière dont les élèves ont appris pendant le confinement. Dans le second degré, ce sont seulement 50% des enseignants.

Numérique et autonomie, deux conséquences positives

Interrogés sur les conséquences positives de cette période, les domaines qui reviennent le plus chez les enseignants sont, dans l’ordre, l’acquisition des compétences numériques, l’autonomie des élèves, la quantité de travail fourni, la collaboration entre élèves et le lien école-famille. En revanche, plus de la moitié des enseignants ayant répondu à cette enquête estiment que la motivation scolaire et, plus fortement encore, la réduction des inégalités ne seront pas améliorées grâce à cette période.
En vue de la rentrée prochaine, le ministère de l’Éducation nationale a publié l’habituelle circulaire ainsi qu’un "plan de continuité pédagogique" en cas d’aggravation de l’épidémie. Une démarche qui ne suffit pas à apaiser toute les inquiétudes (lire notre article du 24 juillet). 

(1) Cette étude, qui porte uniquement sur la période de confinement et de fermeture des établissements scolaires, est le résultat de sept enquêtes menées entre mars et mai auprès d’élèves, de parents d’élèves et de personnels de l’Éducation nationale. Au total, plus de 100.000 personnes ont été interrogées. 

 

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