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Patrimoine européen en péril : les 28 adoptent une déclaration commune

Publié le
par
Valérie Liquet pour Localtis
dans

Tourisme, culture, loisirs

Finances et fiscalité

France

L'émotion suscitée par l'incendie de Notre-Dame le 15 avril 2019 pourrait bénéficier non seulement à la restauration éclair de la cathédrale parisienne mais aussi à d'autres monuments européens. Une déclaration de ministres européens va dans ce sens.

Les ministres de la Culture et des Affaires européennes des 28 gouvernements de l'Union européenne ont adopté, le 3 mai 2019, au Louvre, une déclaration dans "le but de préserver notre patrimoine européen commun et de mieux sauvegarder le patrimoine en péril", après l'incendie qui a détruit partiellement la cathédrale Notre-Dame de Paris le 15 avril dernier. La veille, le projet de loi relatif à Notre-Dame de Paris avait été adopté par les députés en commission (voir notre article ci-dessous du 3 mai 2019).
Les ministres européens se disent "déterminés" sur trois axes. Le premier est de créer "rapidement" un "réseau européen sur les compétences en matière de patrimoine disponibles dans l'UE". Ce réseau fournirait "conseils et soutien", à la demande de l'État membre concerné, sur les champs de l'identification, de la protection et/ou de la restauration du patrimoine européen en danger. Il s'appuierait sur les structures et les compétences existantes et travaillerait en lien étroit avec les partenaires internationaux de référence comme l'Unesco ou le Conseil de l'Europe, des fédérations professionnelles et des organisations de la société civile.

Le second axe est de "donner à la jeunesse européenne l’opportunité de s’impliquer"  sur des projets de documentation, de conservation et de restauration du patrimoine via le Corps européen de solidarité, le programme Erasmus+, "et leurs successeurs". 

Le troisième axe porte sur la mobilisation des ressources financières existantes pour les questions liées à la sauvegarde du patrimoine en péril. Les ministres ont noté "la grande diversité des ressources existantes" : financements publics nationaux, régionaux et locaux ; "générosité privée" ; "institutions de référence" ; programmes et financements européens tels que le Feder, le programme Europe créative, le programme Horizon 2020, l'Agenda urbain pour l'UE ainsi que le financement et l’expertise de la Banque européenne d’investissement. Ils "invitent les parties prenantes à intensifier le dialogue, y compris aux niveaux régional et national, afin de favoriser une plus grande collaboration".
Concernant Notre-Dame, l'ambassadeur chargé de la coordination du volet international de sa reconstruction, Stanislas de Laboulaye, a indiqué à l'AFP qu'il se rendrait "prochainement" à l'étranger pour rencontrer les donateurs publics et privés "qui ont assuré la France de leur soutien".

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