Une réhabilitation basse consommation énergétique pour des logements très sociaux dans le centre de Blois

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Aménagement et foncier

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Loir-et-Cher

En octobre 2010, le PACT du Loir-et-Cher a achevé la réhabilitation d’un ancien corps de ferme au centre de Blois. Il y a créé six logements très sociaux selon le label bâtiment de basse consommation (BBC), la norme thermique qui s’imposera en 2012.

Le projet de réhabilitation "Bel-Air" – du nom de la rue le long de laquelle est implanté le corps de ferme – a été réalisé grâce au soutien de l’Union européenne, de la région Centre, de l’Ademe, de l’Anah, de la Fondation Abbé Pierre et de la ville de Blois. La consommation énergétique globale des logements ne devant pas dépasser 80 kilowatts/heure par mètre carré et par an, les efforts ont été avant tout concentrés sur l’isolation : il s’agissait d’isoler à l’extérieur la partie du bâtiment déjà habitée, et à l’intérieur les nouveaux logements. Les tests réalisés en fin de chantier montrent que l’objectif a été atteint. Autre aménagement notable, la toiture exposée au sud a été couverte de panneaux photovoltaïques (120 m2) et thermiques (20 m2), afin de produire d’une part de l’électricité, et d’autre part de l’eau chaude sanitaire. Comme c’est le cas pour ces projets de réhabilition à forte valeur ajoutée énergétique, le coût (1.786 euros le mètre carré) dépasse celui d’une réhabilitation classique (un peu plus de 17% supplémentaires). En retour, le projet permet – entre autres avantages – de réduire d’un facteur 10 les charges locatives, qui à Bel-Air s’élevaient en 2010 à 16 euros par mois pour un T2.

La réduction des charges locatives


Geneviève Baraban, première adjointe au maire de Blois, insiste sur les économies réalisées par les locataires. "La première difficulté des habitants dans les situations les plus précaires est le paiement de charges locatives exorbitantes, liées à la mauvaise isolation et aux appareils électroménagers trop consommateurs en énergie. Si la ville de Blois a subventionné à hauteur de 130.000 euros cette réhabilitation exemplaire, c’est d’abord parce qu’elle permet aux familles modestes de ne plus être étranglées par les charges". À cela s’ajoute bien sûr la volonté politique d’encourager la mixité sociale en réalisant des logements très sociaux en centre-ville.

Bien étudier le rapport coût/bénéfice


Pour François Chaillou, directeur du PACT du Loir-et-Cher, fixer des objectifs ambitieux est très stimulant, mais il faut veiller à bien étudier le rapport coût/bénéfice : "Nous avons tout mis en œuvre pour satisfaire à la norme BBC, et ce chantier a été un très bon terrain d’expérimentation. Les entreprises de BTP qui sont intervenues ont notamment découvert la manière dont on peut effectuer des tests d’étanchéité à l’air en mettant en sous-pression l’intérieur des logements. Pourtant, nous aurions pu faire des travaux de nature à rendre les logements confortables sans atteindre le niveau BBC. L’investissement nécessaire pour gagner les derniers kilowatts/heure ne se justifie pas toujours dans une opération standard".

Luc Blanchard, pour la rubrique Expériences du site www.mairieconseils.net

 

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François Chaillou

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9, place Saint-Louis
41012 Blois Cedex

Geneviève Baraban

Première adjointe
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