Le projet alimentaire de Toulon Provence Méditerranée s’appuie sur l’agriculture et l’aquaculture (83)

La métropole Toulon Provence Méditerranée élabore un projet alimentaire territorial en lien avec les acteurs du territoire et en s’appuyant sur les nombreuses initiatives prises dans ce domaine depuis plus de dix ans. Au cœur de son dispositif : la maîtrise du foncier, le renforcement des circuits courts et la promotion de productions de qualité. 

La métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) et avant elle la communauté d’agglomération qui l’a précédée, interviennent depuis plus de dix ans en faveur du développement de l’agriculture et de l’aquaculture sur le territoire. "Nous considérons ces filières comme des leviers privilégiés de notre action économique", précise le vice-président de la métropole et président de la commission agriculture et forêt - Région Sud Paca, Christian Simon. "Nos interventions visent à préserver les emplois, la diversité des paysages et le dynamisme d’une agriculture vivrière capable d’alimenter le fonctionnement des circuits courts tout en préservant un environnement vulnérable."

  • PAT enraciné dans une stratégie de longue haleine

Ces enjeux sont au cœur du projet alimentaire territorial (PAT) de TPM qui est en cours d’élaboration. Il s’agira également de se conformer aux objectifs de la loi Égalim qui préconise une alimentation saine et durable. Piloté par le service Agriculture, aquaculture et pêche qui relève de la direction du développement économique en lien avec Christian Simon, le PAT s’inscrit dans une stratégie mise en œuvre dès la fin des années 2000. Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation vient de reconnaître sa pertinence en le désignant lauréat national avec attribution d’une subvention. 

  • Production alimentaire locale à développer

Le futur PAT de TPM s’inscrit dans un contexte territorial qui compte près de 700 exploitations agricoles couvrant des activités d’horticulture, de maraîchage, de viticulture, d’arboriculture et de cultures de niches, telles que la canne de Provence ou la spiruline (algue bleue). Le territoire classé en zone agricole dans les documents d’urbanisme représente une superficie de 6.727 hectares, mais moins de la moitié (2.908 ha) est constituée de surfaces agricoles réellement utilisées (SAU), le reste étant en friche. "Notre agriculture mise avant tout sur la qualité avec des AOC (Côte de Provence, Bandol, Huile de Provence…) ou des AOP comme la figue de Solliès", précise le vice-président. "Par ailleurs la pêche souffre de la raréfaction des ressources et de la réglementation européenne, mais l’aquaculture connaît un réel succès." Au total ces productions qui bénéficient d’une large distribution en circuits courts ne suffisent pas à assurer l’autonomie alimentaire. Tout en préservant la qualité de la production TPM souhaite augmenter l’approvisionnement local de sa population. 

  • Le foncier agricole au cœur du dispositif

Depuis 2009, date de la mise en place d’une convention d’intervention foncière avec la Safer, la pierre angulaire du développement de l’agriculture reste la maîtrise du foncier. Un droit de préemption avec révision du prix lors des transactions foncières aide à lutter contre la spéculation et le détournement de la vocation des terres agricoles. "Nos interventions, souligne l’élu, nous ont permis l’acquisition de foncier agricole et l’installation ou l’extension de producteurs." Depuis 2015, et jusqu’en 2021, cette stratégie est mise en œuvre avec la Safer et la chambre d’agriculture du Var. Son objectif vise l’accroissement des volumes de production en repérant les friches pour les remettre en culture. Un travail sur les transmissions d’exploitations est également à l’œuvre pour favoriser la reprise de l’outil de production. 

  • Grands axes du PAT

D’autres actions en place préfigurent le futur PAT. Le secteur maraîcher est ainsi accompagné sur la réduction des produits phytosanitaires, le développement des ventes en circuits courts ou la transformation des produits. Ces initiatives sont généralisées auprès de l’ensemble des producteurs agricoles ; le PAT vise également à encourager les magasins de producteurs, équiper et animer les marchés de producteurs de pays.  
Ces actions déjà engagées seront sans doute confortées par le PAT qui se dessine autour de quatre grands axes. Le premier vise un puissant ancrage territorial pour développer les produits à valeur ajoutée (AOP, AOC, IPG) ainsi que l’agriculture raisonnée, notamment pour la filière maraîchère. Le deuxième axe se donne pour objectif d’améliorer les habitudes alimentaires par l’éducation en impliquant les enfants dans la conception des menus et en organisant des visites d’exploitation. La restauration collective serait le troisième axe envisagé avec une plus grande part de produits locaux. Enfin, la lutte contre le gaspillage alimentaire englobe toute une série de propositions. 

  • Le PAT suscite l’engouement des acteurs

Avant même la mise en œuvre du PAT les mesures mises en place sur le territoire ont conduit à une augmentation du nombre d’exploitations en 2018 (+ 28). "Nous sentons un véritable engouement des acteurs – élus locaux, chambres consulaires, producteurs, associations, transformateurs… - autour du projet alimentaire en préparation. De plus, la crise sanitaire que nous vivons a été un révélateur de l’utilité d’une économie circulaire forte, notamment dans le domaine alimentaire", explique le vice-président. À ses yeux le succès d’un tel projet repose avant tout sur "la capacité à ouvrir une large concertation pour faire émerger les idées et faire naître des réseaux d’acteurs."

Toulon Provence Méditerranée

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440926

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Christian Simon

Vice-Président et président de la commission agriculture et forêt - Région Sud Paca

Alice Giudici

Attachée de presse