La Banque des Territoires met à jour son Atlas du logement et des territoires

À l'occasion du récent congrès de l'USH (Union sociale pour l'habitat), la Banque des Territoires publie une nouvelle version de son "Atlas du logement et des territoires". En 80 pages, ce document – portant sur les données 2019 et donc avant la crise sanitaire – apporte une foule d'informations sur l'évolution sociodémographique des territoires, l'activité de construction et le secteur du logement social. En outre, sa présentation sous formes de cartes et de tableaux le rend à la fois attractif et facile à utiliser.
L'Atlas s'ouvre sur une brève synthèse nationale qui met en évidence les différences entre territoires. Ceci vaut, par exemple, en termes de dynamisme démographique et donc de besoins en logements (+11,7% d'habitants en dix ans en Corse et +7,9% en Occitanie, mais -0,7% en Bourgogne-Franche-Comté et – 0,1% dans le Grand Est) ou en termes d'ancienneté du parc (43 ans en moyenne en Ile-de-France, Hauts-de-France et Grand Est, mais 21 ans en Outre-Mer et 32 ans en Bretagne et Occitanie).
Mais la principale innovation de l'édition 2021 est la présentation, pour la première fois, d'un panorama par départements de l'impact de l'éco-prêt de la Banque des Territoires en faveur de la rénovation thermique des logements sociaux énergivores (mis en place en 2009). Ces chiffres s'appuient sur l'étude présentée dans le n°24 d'"Eclairages" en décembre 2020. La carte publiée dans l'Atlas ne manque pas d'étonner, tant les écarts sont importants entre départements. La mobilisation de l'éco-prêt par département, rapportée au parc de logements sociaux éligible au dispositif, va ainsi de 48% dans les Hautes-Pyrénées (près de la moitié des logements sociaux ont été rénovés grâce à l'éco-prêt durant les dix dernières années) et 35% dans la Meuse à 1% dans les Alpes-Maritimes et en Haute-Corse. Les taux de recours à l'éco-prêt ne semblent corrélés ni au profil sociodémographique du département, ni à sa localisation et à son climat. On peut donc supposer que la politique d'investissement des bailleurs sociaux joue un rôle important dans ces écarts. La période de référence (2009-2019) peut également pénaliser les bailleurs sociaux – et donc les départements – qui se seraient lancés plus tôt que les autres dans la rénovation énergétique de leur parc. Au niveau national (en métropole et hors Corse), le coût moyen des travaux de rénovation thermique par logement via un éco-prêt est de 37.000 euros, et l'éco-prêt représente en moyenne 36% du financement.
La seconde partie de l'Atlas est constituée de chapitres par régions. Pour chaque région sont ainsi présentés les chiffres clés de la région, les chiffres sociodémographiques par département, les données sur le parc de logements également par département, le taux de construction par EPCI, les chiffres par département sur le parc de logements sociaux, les taux de logements sociaux par commune (sous forme d'une carte) et, enfin, l'impact territorial de l'éco-prêt sur la région et par département.

 

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