Tourisme - La consommation touristique a atteint 157 milliards d'euros en 2013

La direction générale des entreprises (DGE) du ministère de l'Economie publie une étude sur la consommation touristique en 2013. Celle-ci s'entend comme "la consommation des visiteurs (touristes et excursionnistes) français ou étrangers, au cours ou en vue des voyages qu'ils ont effectués en France ou à partir du territoire français, réalisée auprès des fournisseurs de services et de biens de consommation résidant en France. La consommation touristique intérieure se décompose en deux parties : interne, qui mesure la consommation des visiteurs résidant en France ; réceptrice, qui mesure la consommation des visiteurs résidant à l'étranger". A ce titre, elle constitue le concept central du compte satellite du tourisme (CST).

Les touristes étrangers tirent la croissance

En 2013, la consommation touristique a atteint 157 milliards d'euros. Ce chiffre correspond à une progression de 1,4% sur un an, peu courante dans un paysage économique national pour le moins morose. Le principal facteur de cette progression est toutefois la hausse des prix (+1,2%). La consommation touristique représente ainsi 7,4% du PIB (contre 7,1% en 2010).
En termes d'origine, les deux tiers de la consommation touristique intérieure sont réalisés par les résidents français (106 milliards d'euros), tandis que les non-résidents en représentent le tiers (51 milliards). En revanche, en termes de progression, les touristes étrangers tirent la croissance (+2,3%), devant les résidents (+1%).
L'étude de la DGE se penche aussi sur la situation comparée des différents secteurs. A ce jeu, les grands gagnants de 2013 sont les dépenses de restauration qui - contrairement à une idée reçue - ont progressé de 3,7% en 2013 (dont 2,2% d'effet prix). L'activité dans ce secteur a été tirée par les étrangers (+6,2%), alors que les dépenses des Français se sont érodées (+1,1%).

Les hôtels font grise mine

La situation est également plutôt satisfaisante en matière d'hébergements marchands (dépenses en hausse de 2,2%, dont +1,2% d'effet prix et +0,9% à prix constant). Seule exception notable : les hôtels, pour lesquels les dépenses stagnent en 2013 (+0,1%). Cette situation est due à la désaffection des Français (-2,2%), alors que les dépenses hôtelières des étrangers continuent de progresser (+3,2%). De même, les dépenses des non-résidents progressent fortement (+6,9%) dans les campings, tirées par la montée en gamme de l'offre.
En matière de transports (hors transports urbains) la progression des dépenses est de 2,1% en 2013. La montée en puissance du "low cost" - qui fait baisser le prix moyen - est en effet largement compensée par la progression du trafic.
Enfin, les dépenses en services culturels, sportifs et de loisirs ont tendance à stagner, avec toutefois des écarts importants selon les secteurs : -4,6% dans les casinos, +2,2% dans les musées, spectacles et autres activités culturelles, +1,1% dans les parcs d'attraction.
 

 

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