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La région Bretagne à l'origine de la création de 400 cybercommunes depuis 1998 redéploie son dispositif afin d'améliorer la qualité de la diffusion des TIC vers les habitants

Organisation territoriale, élus et institutions

Tourisme, culture, loisirs

Le conseil régional de Bretagne développe depuis 1998 une politique très volontariste d'accès de tous les habitants aux nouvelles technologies de l'information et de la communication. La première étape a consisté à mailler le territoire en favorisant la création de plus de 400 cybercommunes. Fort d'un résultat quantitatif satisfaisant, priorité est donnée à la professionnalisation du réseau, depuis 2004.

Le projet de cybercommunes a démarré en 1998. Les élus bretons, face à un constat de fracture numérique sur le territoire, proposent d'aider les communes et les communautés de communes à créer des cybercommunes. L'objectif de ce programme, qui s'est développé de 1998 à 2004, était de sensibiliser le public le plus large possible à internet et au multimédia et de permettre aux habitants de s'approprier ces nouveaux outils de communication.
Le conseil régional a ainsi voté le principe d'une aide financière différenciée selon la taille des collectivités ayant répondu à l'appel à projet : financement de 80% du coût des investissements en matériel et logiciel avec un plafond de 12.000 euros HT  pour les communes de moins de 10.000 habitants et pour tout regroupement de trois communes et de 30.000 euros HT pour les communes de plus de 10.000 habitants. Les porteurs de projet pouvaient également bénéficier du dispositif emplois-jeunes. Le succès a été immédiat : 400 cybercommunes, regroupant pour certaines plusieurs sites, ont été créées, offrant à chaque habitant l'accès au multimédia à moins de 20 kilomètres de son domicile.

 

Un temps d'évaluation

Forte de ce succès quantitatif indéniable, la région a souhaité, en 2003, confier l'évaluation du projet au groupement d'intérêt scientifique (GIS) M@rsouin, groupe de chercheurs spécialisés dans les TIC, afin de préparer la seconde étape du dispositif. Cette étude, réalisée à l'échelle des pays, a révélé un certain nombre de problèmes. Si toutes les personnes interrogées souhaitaient la pérennisation de leur cybercommune et étaient prêtes à payer pour un accès libre à internet, leurs demandes évoluaient. En effet, plus de la moitié de la population étant désormais équipée en matériel informatique à domicile, les demandes s'orientaient vers des services plus élaborés (aide à l'utilisation au domicile, blogs... et plus seulement la réponse à des besoins basiques, tels que l'accès à internet, l'utilisation des logiciels de base...). Par ailleurs, la nécessité d'un renouvellement du parc s'avérait indispensable au bout de cinq ans. Une partie de la population n'avait toujours pas été touchée et selon le GIS M@rsouin, celle-ci attendait des services tels que l'aide à l'utilisation de logiciels photos, l'accès à des sites très spécialisés dans la culture, le militantisme, etc. d'où le rôle pivot de l'animateur.

 

Deuxième phase : l'amélioration qualitative du réseau (2004-2007)

S'appuyant sur les préconisations du GIS M@rsouin, la région a décidé de ne pas créer de nouvelles cybercommune mais de conforter les cybercommunes existantes susceptibles d'offrir une qualité de service répondant aux attentes des usagers. Trois appels à projet se sont succédé, favorisant les efforts de professionnalisation. Le principe de fond étaient de fédérer par pays les différentes cybercommunes, avec une ou plusieurs têtes de pont centre de ressources.
Quatre critères devaient être respectés : un projet présenté par le pays, une animation de qualité, le développement de partenariats pour diversifier les usages des cybercommunes (écoles, missions locales, associations, ANPE, CCAS, chantiers d'insertion, festivals...), un animateur à temps complet bénéficiant d'un contrat à durée indéterminée ou inscrit au tableau des effectifs permanents de la collectivité.
Par ailleurs, la région s'est rapprochée du projet Cyber-base initié par la Caisse des Dépôts qui a permis au réseau de bénéficier d'un portail internet destiné tant aux animateurs qu'aux usagers : accès à des fiches techniques, idées d'animation et surtout tableaux de bord de gestion du réseau.
Si les communes sont beaucoup plus sollicitées financièrement pour cette deuxième étape du projet, les cybercommunes peuvent bénéficier d'un financement de la région pour 50% des dépenses d'investissement en matériel informatique (aide plafonnée à 10.000 euros HT), la prise en charge de l'abonnement au portail Cyber-base de la Caisse des Dépôts.

 

Quels résultats aujourd'hui ?

Emmanuelle Paul, animatrice du dispositif régional, qui a suivi les appels à projets pour cette seconde phase de professionnalisation se félicite de pouvoir accompagner 43 espaces labellisés selon ces critères qualitatifs retenus. Marc Labbey, vice-président au conseil régional en charge de l'emploi, en convient "si la région a financé de 1998 à 2004 plus de 5.284.000 euros (1,80 euro/hab), pour créer les cybercommunes, l'enjeu est aujourd'hui que les communes se responsabilisent et prennent le relais ; 43 centres ont trouvé leur rythme de croisière à ce jour".


Nathalie Parent, pour la rubrique Expériences des sites Mairie-conseils et Localtis

Contact(s)

Conseil régional de Bretagne

283, avenue du Général Patton CS - 21101
35711 Rennes Cedex 7
02 99 27 10 10

Marc Labbey

conseiller régional, vice-président en charge de l'emploi et du développement économique

Emmanuelle Paul

chargée de développement territorial
emmanuelle.paul@region-bretagne.fr

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