Le Douaisis lutte contre l'occupation permanente de l'habitat de loisirs

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En Val de Sensée (Nord), 200 personnes en difficulté n’ont pas eu d’autre choix que de s’installer dans des cabanons de loisirs, sans eau ni électricité. Depuis 1996, la commune d’Arleux a commencé à reloger les familles dans l’habitat social et, depuis 2007, un contrat urbain de cohésion sociale permet à la communauté d’agglomération du Douaisis d’acheter les cabanons pour les démolir, afin de supprimer cet habitat indigne.

Dès son élection à la mairie d’Arleux en 1995, Patrick Masclet s’est préoccupé du sort des familles exclues de l’habitat social. Une partie de ces familles occupaient plusieurs centaines de cabanons ou bungalows en Val de Sensée, vaste zone de marais dans six communes (dont Arleux) de l’agglomération de Douai. Pour ces familles pauvres, ces cabanons représentait une solution d’hébergement dans un cadre agréable et peu coûteux, même si certains propriétaires n’hésitaient pas à leur vendre 2.000 euros un vieux chalet sans eau ni électricité. Un habitat indigne et en complète contradiction avec le règlement d’urbanisme. Les services sociaux des communes concernées trouvaient de temps en temps une solution pour quelques familles, mais les baraques étaient vite réoccupées par des personnes se trouvant dans la même précarité.
La création de la communauté d’agglomération du Douaisis (trente-cinq communes, 157.000 habitants, dont Douai, 43.000 habitants), en 2002, a été l’occasion de réfléchir à une véritable politique sociale d’éradication de cet habitat de fortune et d’accompagner les occupants vers des logements sociaux répondant aux normes actuelles. Après de nombreuses démarches auprès de la Préfecture et avec l’aide de l’Agence de l’eau, la commune d’Arleux et la communauté d’agglomération ont obtenu de l’Etat, en 2007, la signature d’un contrat urbain de cohésion sociale (Cucs). Ce contrat, d’un montant de 100.000 euros par an sur trois ans est financé pour moitié par l’Etat et moitié par la communauté.
L’opération consiste à recruter des médiateurs sociaux sous la responsabilité de la communauté d’agglomération et à acheter les baraques pour les démolir. Parallèlement, les CCAS des communes prennent en charge la réinsertion des familles dans l’habitat social de l’agglomération.
Depuis 1996, la commune d’Arleux a ainsi démoli soixante chalets, dont quinze étaient occupés par des familles qui ont toutes été relogées. Grâce au contrat signé depuis 2007, une quarantaine de baraques supplémentaires ont été démolies dans l’agglomération, dont sept étaient occupées. Les familles ont été, elles aussi, relogées.

Jean-Luc Varin / Agence Traverse pour la rubrique Expériences du site Mairie-conseils
 

Communauté de communes du Douaisis

746 Rue Jean Perrin
59500 Douais

Patrick Masclet

Conseiller communautaire, maire d'Arleux
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