Eure-et-Loir

L'Eure-et-Loir propose aux parents une aide éducative de proximité

Santé, médico-social, vieillissement

Social

Tourisme, culture, loisirs

Une équipe d'éducateurs spécialisés du conseil général propose à tous les parents d'Eure-et-Loir qui le demandent une écoute et une intervention éducative rapide s'ils ressentent des difficultés insurmontables avec leurs enfants, petits ou adolescents.

Guy Vella, premier vice-président chargé des affaires sociales au conseil général, explique modestement pourquoi l'Eure-et-Loir est un des rares département à avoir mis en place un système aussi innovant d'aide éducative de proximité :

"Nous sommes une région très rurale, mais juste à côté de l'Ile-de-France. Beaucoup de familles franciliennes qui connaissent des difficultés viennent habiter chez nous. Sur 410.000 habitants, plus de 1.000 sont entièrement à la charge du département. C'est plus qu'ailleurs. 85% des enfants de moins de 6 ans que nous hébergeons dans notre centre départemental de l'enfance (CDE), nous sont confiés par la Justice ! Nous nous sommes donc posé logiquement la question de ce que nous pouvions faire pour prévenir cette souffrance. Nous avons monté un observatoire, dont les enquêtes ont révélé, chez les enfants et les adolescents, beaucoup de cas d'anorexie, de problèmes psychologiques pas gravissimes, mais qui ne sont pas pris en charge et qui provoquent la déscolarisation, puis la désocialisation de certains jeunes, avec toutes les conséquences catastrophiques que cela peut avoir. Une enquête plus informelle, nous a  montré que beaucoup de parents perdent pied face aux difficultés qu'ils vivent dans l'éducation de leurs enfants. Ils disent "je n'en viens plus à bout". Voilà pourquoi nous avons mis en place ce service original, qui semble donner des résultats. Cela me semble, en effet, une bonne méthode à recommander." "Certes, poursuit-il, pour assurer ce service, il faut embaucher du personnel supplémentaire, mais faites le calcul : un enfant au CDE coûte 260 euros par jour, 365 jours par an. Il vaut peut-être mieux faire de la prévention..."

 

Un rendez-vous en 48 heures, pour une intervention intensive de six mois maximum

Deux postes d'éducateurs spécialisés ont été créés en 2005, deux autres en 2006 et il est vraisemblable qu'en 2007, il en faudra deux autres pour couvrir le dernier arrondissement sur les quatre que compte l'Eure-et-Loir. A l'embauche, ils suivent, une formation particulière au travail avec les familles et un chargé de mission coordonne les interventions. Les familles disposent d'un numéro de téléphone qui leur permet de prendre rendez-vous directement. Elles sont reçues dans les 48 heures, et dès le premier entretien, si nécessaire, on convient de l'action à mener, du professionnel à rencontrer, du suivi direct du jeune à mettre en place. Dans ce cas, l'intervention doit être rapide, courte, mais intensive. Un coup de fil peut suffire. Quelquefois, il faut rencontrer la famille, quelquefois le jeune, quelquefois les deux, mais une solution doit toujours être trouvée, que ce soit une série de discussions, un lien à rétablir avec l'école, ou un vrai dialogue à entamer avec le père, la mère, ou un parent qui a la confiance de l'adolescent.
La mesure d'aide est de trois mois maximum, renouvelable une fois. Car si le problème ne peut pas se résoudre en six mois, c'est qu'un autre dispositif est nécessaire.

 

Les assistantes sociales scolaires diffusent le numéro d'appel

Au docteur Marie-Paule Martin, directrice du service Enfance et famille du conseil général, nous avons demandé la façon dont la collectivité avait réussi à informer les familles les plus en difficultés de l'existence de ce service. "D'abord, répond-elle, le président du conseil général, Albéric de Montgolfier, a tenu une conférence de presse pour annoncer sa création. Ensuite, nous avons informé les enseignants, les services d'éducation en milieu ouvert, les services sociaux de terrain, pendant une campagne d'affichage sur les abribus pendant un mois entier. Bien sûr, ce sont souvent les éducateurs et les assistantes sociales, de secteur ou d'établissements scolaires qui sont les meilleurs "prescripteurs" du service."
En 2005, sur 80 dossiers ouverts, une cinquantaine (dont une grande proportion de comportements asociaux) qui commençaient à provoquer de difficultés scolaires a été résolue par cette aide éducative de proximité. Une trentaine de familles a été orientée vers une structure plus adaptée.

 

Jean Luc Varin, pour la rubrique Expériences des sites Mairie-conseils et Localtis

Contact(s)

Conseil général d'Eure-et-Loir

Hôtel du Département- 1, place Châtelet
28026 Chartres cedex
02 37 20 10 10

Marie-Paule Dr Martin

directrice du service Enfance et famille
marie-paule.martin@cg28.fr

Guy Vella

1er vice-président, chargé des Affaires sociales

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