Réduire la dépense énergétique

Les consommations énergétiques sont le second poste de dépense des collectivités après les charges de personnel, soit 3 à 6% des charges totales de fonctionnement. Les bâtiments communaux représentent 76% de la consommation d’énergie d’une commune. Le premier enjeu pour les collectivités est donc de baisser les charges de fonctionnement des communes grâce à l‘éradication des « passoires thermiques » que constituent les bâtiments les plus anciens construits sans souci de performance énergétique.  

Evaluer sa dépense énergétique

Près de la moitié des bâtiments en France ont été construits avant 1975. Leur consommation moyenne est d’environ 240 kWh énergie primaire/m²/an, alors que les exigences actuelles se situent autour de 50 kWh/m²/an.

Les bâtiments publics les plus énergivores sont les établissements scolaires et les équipements sportifs (dont les piscines représentent en moyenne 40% de ces consommations).

Améliorer les usages

Les investissements importants, nécessaires à l’efficacité énergétique des bâtiments publics, peuvent être accompagnés de démarches de recherches d’économie d’énergie beaucoup plus légères financièrement. Elles visent à mobiliser la communauté des usagers et permettraient de faire des économies d’énergie de l’ordre de 10% en moyenne, et jusqu’à 40%, sur une période d’un an (retour d’expérience du concours CUBE 2020).

Quelques exemples de projets :

  • La labellisation « Eco-école » : Teragir accompagne en France 2 500 établissements de la maternelle au lycée dans leur mise en œuvre du développement durable.
  • Le défi des « éco-minots » : le défi de réaliser des économies d’énergie et d’eau essentiellement à partir d’éco-gestes
  • Le projet « Sherlock’s Home » forme les collégiens pour en faire des ambassadeurs de la rénovation énergétique
  • Le concours CUBE 2020, ou « CUBE.S » pour les bâtiments d’enseignement : une approche ludique de l’économie d’énergie qui récompense les bâtiments tertiaires réalisant des économies par la mobilisation de ses occupants.

Les gains attendus d’une rénovation énergétique

Trois grandes familles d’action existent, générant des économies plus ou moins importantes :

  1. Sensibilisation, conduite, exploitation-maintenance : 5 à 15% d’économie (temps de retour entre 1 et 5 ans) ;
  2. Renouvellement des systèmes énergétiques, équipements de régulation : 15 à 25% (temps de retour entre 3 et 15 ans) ;
  3. Travaux sur l’enveloppe : >à 25% (temps de retour > 15 ans).

 

Le coût de l’inaction

Vous hésitez à changer vos habitudes ou à rénover vos bâtiments ?

Savez-vous combien vous coûte l’inaction ? Le Rapport Stern a été le premier à évaluer l’impact économique des effets du changement climatique. Conclusion : le coût de l’inaction est supérieur au coût de la prévention. Il est estimé, selon les scénarios, entre 5 et 20% du PIB mondial contre 1% pour celui de la prévention.

 

Voir le guide " Limiter la consommation énergétique des bâtiments "