Relance : État et régions apportent 300 millions d'euros supplémentaires pour les projets industriels

Le fonds d'accélération des investissements industriels dans les territoires est doté de 300 millions d'euros supplémentaires apportés à parité par l'État et les régions. S'ajoutant aux 400 millions d'euros initialement prévus, l'enveloppe, annoncée le 23 mars 2021 par Bercy, doit permettre de financer plus de 550 nouveaux projets industriels dans les territoires pour près de 15.000 nouveaux emplois.

300 millions d'euros supplémentaires vont être fléchés sur le fonds d'accélération des investissements industriels dans les territoires, une somme financée à parité par l'État et les régions, a annoncé Bruno Le Maire, lors d'une conférence organisée le 23 mars 2021. "La relance avance malgré les circonstances compliquées sur le plan sanitaire", s'est félicité le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance.
Initié dans le cadre du plan de relance, ce fonds s'inscrit dans le dispositif des Territoires d'industrie lancé en novembre 2018 pour aider les territoires à développer leurs projets industriels. Il avait été doté initialement par l'État de 400 millions d'euros sur l'ensemble du pays, pour financer ces projets de développement ou de relocalisation industrielle (créations et extensions de sites, modernisation, nouveaux équipements, centres de formation) pouvant démarrer rapidement (entre six mois et un an). Aux côtés de l'État, certaines régions, dont le Grand Est et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, avaient décidé de contribuer au fonds, pour un montant total de 24 millions d'euros. Aujourd'hui, le fonds permet de soutenir 531 projets, dont 90% portés par des PME et ETI, avec 270 millions d'euros de subventions mobilisées.
"Ce sont 2,5 milliards d'euros d'investissements industriels qui sont accélérés dans les territoires, indique Bercy, avec à la clé près de 14.000 emplois industriels directs à créer et 50.000 emplois industriels directs confortés". À noter : 70% des projets soutenus sont situés dans des territoires fragiles ou prioritaires (territoires ruraux, villes moyennes ou quartiers prioritaires de la politique de la ville).

Plus de 550 projets pour près de 15.000 nouveaux emplois

Cette fois-ci, l'enveloppe supplémentaire de 300 millions d'euros est apportée à quasi-parité par l'État et les régions. L'État y consacre ainsi 157 millions d'euros, dans le cadre de l'augmentation plus globale d'un milliard d'euros des aides à l'industrie de France Relance. Dans cette somme, 141,5 millions de crédits régionalisés sont à destination des douze régions métropolitaines et 15,5 millions d'euros sont consacrés à la Corse, à l'outre-mer, aux projets collectifs ou encore aux territoires confrontés à des chocs industriels. Les douze régions métropolitaines apportent quant à elles 141,5 millions. "Pour un euro fourni par l'État, il y aura un euro fourni par les régions", a précisé Bruno Le Maire durant la conférence. Une logique de "un pour un" pour permettre, selon les propos d'Agnès Pannier-Runacher, "d'aller plus loin et d'accompagner plus de projets".
Cette somme supplémentaire doit ainsi permettre de bénéficier à plus de 550 nouveaux projets et de créer près de 15.000 emplois nouveaux. "Il y a une vision, une territorialisation sur des dossiers ciblés, a assuré pour sa part Renaud Muselier, président de la région Paca et président de Régions de France, cela nous permet de bâtir l'avenir". Les décisions sont prises à travers une co-décision du préfet de région et du président du conseil régional, après une instruction technique et financière réalisée par la direction régionale de Bpifrance. "Les crédits France Relance ont été alloués entre régions en fonction de la dynamique d'émergence de projets dans chaque région ('meilleur dossier arrivé, premier servi') puis répartis ensuite entre régions en tenant compte de leur poids industriel dans le PIB mais également du nombre de projets candidats", détaille Bercy.

Quelques exemples de projets soutenus : Bois Factory, une filiale du groupe Poujoulat, leader européen des conduits de cheminées et sorties de toits métalliques qui devrait créer une unité de production de bois énergie à Demangeveille en Haute-Saône avec un objectif de 40 nouveaux emplois, les Ateliers de Vitre, à Fougères (Ille-et-Vilaine), une maroquinerie de luxe qui souhaite investir dans un parc de machines pour augmenter les cadences et la qualité de sa production, ou encore Appieto, le leader sur le marché des gâteaux secs traditionnels corse, qui prévoit un agrandissement et une modernisation de ses infrastructures pour consolider sa position et améliorer sa compétitivité.

 

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