Territoires d'industrie : 253 projets financés grâce au plan de relance

Le gouvernement a présenté, mardi 15 décembre, un premier bilan du nouveau Fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires créé dans le cadre de la relance. 253 projets ont été retenus pour un investissement total d'1,4 milliard d'euros.

Si le but du plan de relance est de produire un effet anti-crise, les 148 Territoires d’industrie peuvent déjà en attester. Alors qu’une grande part de l’économie est en berne, il a déjà permis de financer 253 nouveaux projets industriels représentant un investissement d’1,4 milliard d’euros, a indiqué le gouvernement, mardi 15 décembre, à l’occasion de l’assemblée générale de ce programme lancé en novembre 2018 aux côtés de Régions de France et de l’Assemblée des communautés de France (ADCF).

Ces nouveaux projets sont soutenus par le tout nouveau Fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires doté de 400 millions d’euros d’ici à 2022, dans le cadre de France relance. Ils vont bénéficier de 143 millions d’euros d’aides publiques, le gouvernement en attend 5.000 créations d’emplois. Ce nouveau fonds "vise ainsi à financer les projets industriels (créations et extensions de sites, modernisation, nouveaux équipements, etc.) les plus structurants pour les territoires", précise un communiqué commun de Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie.

Les projets des Territoires d’industrie ont été sélectionnés par un comité mixte comprenant des représentants des régions et des préfectures de région. "Certaines régions ont d’ores et déjà souhaité compléter l’effort financier de l’Etat pour renforcer l’effet-levier du dispositif", souligne le communiqué. Par ailleurs, 69% des projets lauréats sont situés dans des territoires "fragiles" : quartiers prioritaires de la politique de la ville, zones de revitalisation rurale, zones d’aide à finalité régionale, villes Action cœur de ville. Comme l'a souligné Jacqueline Gourault le même jour à l'occasion des rencontres Coeur de ville "les villes moyennes sont souvent au coeur des Territoires d'industrie".

La région Pays de la Loire est la mieux lotie avec 34 projets dotés de 21 millions d’euros d’aides (sur un investissement de 290 millions d’euros), pour plus de 900 emplois attendus. Elle est suivie de la Bourgogne-France-Comté et du Grand Est, avec 30 projets chacune.

Relocalisations

On retiendra par exemple le projet de la Manufacture française du cycle (MFC), premier fabricant de cycles en France, à Machecoul-Saint-Même (Loire-Atlantique), qui entend relocaliser les peintures haut de gamme actuellement réalisées en Asie et moderniser son appareil de production de roues. 150 emplois sont attendus et 550 maintenus. L’usine MFC fabrique notamment les vélos de la marque Sunn, rachetée en 2014, et les vélos Nakamura de la gamme Intersport. Elle bénéficie de l’engouement actuel pour le vélo électrique.

Dans le textile, la célèbre marque Petit Bateau entend transformer son site historique de Troyes en une plateforme régionale de production à la demande. Car pour Jean-Marc Guillemet, directeur des opérations de Petit-Bateau, "la production à la demande est la seule manière d’avoir une production à la fois rentable, locale et écologique". L’investissement se monte à 2,3 millions d’euros dont 650.000 euros d’aide.

Smoby Toys, premier fabricant de jouets en France, situé à Lavans-lès-Saint-Claude (Haut-Jura), souhaite accroître ses capacités de production en vue de développer de nouvelles gammes de jouets.

On compte également des projets dans les énergies renouvelables, notamment la fabrication de panneaux photovoltaïques à Morée (Loir-et-Cher), les biotechnologies, l’agro-alimentaire, la menuiserie, les emballages, le luxe…

La plupart de ces projets comportent un volet "décarbonation". Ainsi Rochias, qui transforme des condiments en poudre pour l’alimentation - présenté comme "l’une des seules alternatives aux produits chinois" - entend doubler la production de son site d’Issoire (Puy-de-Dôme), tout en réduisant sa consommation énergétique avec l’installation d’une centrale photovoltaïque et un grand projet de récupération de chaleur. 50 à 60 emplois sont attendus. Montant de l’aide : 376.000 euros pour un investissement de 470.000 euros.

L’assemblée générale a été l’occasion pour la Banque des Territoires, partenaire du programme, de présenter son projet "Dataviz", un outil de cartographie agrégeant des données publiques et privées sur l’industrie, coconstruit avec l’Agence nationale de la cohésion des territoires. 

 

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