Des masques transparents pour les personnels des maternelles, du handicap et des crèches

Alors que se répand le port obligatoire du masque – tout juste validé dans ses grandes lignes par le Conseil d'État (voir notre article dans l'édition de ce jour) –, ses modalités de mise à disposition et son usage s'affinent et se diversifient. Après l'annonce de masques gratuits pour les bénévoles des associations du secteur sanitaire, médicosocial et social (voir notre article du 3 septembre 2020), Sophie Cluzel a annoncé à son tour, dans une interview au Journal du Dimanche du 6 septembre, la fabrication de plus de 100.000 masques transparents d'ici à la fin du mois de septembre. L'objectif est de faciliter, voire tout simplement de permettre, les échanges dans un certain nombre de contextes : dans les classes maternelles, où le port du masque par l'enseignant peut perturber l'apprentissage du langage et de la lecture par les enfants, dans les classes accueillant des enfants sourds ou malentendants – qui ont besoin de lire sur les lèvres –, mais aussi le cas échéant dans les structures de la petite enfance, même si le port du masque n'est pas conseillé en présence des tout-petits (voir notre article du 31 août 2020).

La secrétaire d'État chargée des personnes handicapées a indiqué qu'il s'agira de "masques transparents, réutilisables, lavables 25 fois à 60°C, qui vont être disponibles en grand nombre dans le courant de l'automne". Elle a précisé : "Nous avons maintenant cinq modèles de masques [transparents] homologués", dont les deux premiers – baptisés ''Inclusif'' et ''Beethoven'' – ont été conçus par des entreprises employant des travailleurs handicapés.

Intervenant à son tour sur France Inter le 7 septembre, Jean-Michel Blanquer a affirmé lui aussi que "nous allons distribuer aux professeurs au cours des prochains jours et quand c'est nécessaire [...] des masques transparents". Le ministre de l'Éducation nationale a cité également comme destinataires de ces masques "les professeurs qui ont en charge ce qu'on appelle des classes Ulis [unités localisés pour l'inclusion scolaire, ndlr], où il peut y avoir des élèves qui ont besoin de lire sur les lèvres du professeur".

 

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