Développer une offre périscolaire en s'appuyant sur le tissu associatif

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Tourisme, culture, loisirs

Bas-Rhin

Située dans la grande périphérie de l'agglomération strasbourgeoise, la communauté de Marmoutier cherche depuis 2008 à développer des activités périscolaires. Sa nouvelle offre combine les animations des associations locales et celles de son futur accueil de loisirs sans hébergement.

Avec près d'un quart d'habitants de moins de 18 ans, plus de 75% de la population active travaillant hors de son territoire et une petite halte-garderie comme seul équipement, le renforcement périscolaire était l’une des priorités de la communauté de Marmoutier (Bas-Rhin, 7 communes, 5.073 habitants). La collectivité a souhaité s’appuyer sur le tissu associatif.

Des pactes avec les associations

En échange de l'organisation d'activités destinées aux enfants de 4 à 16 ans, la communauté offre aux associations le choix entre deux types de subventions non cumulables. Le premier dispositif, créé en 2008, propose de prendre en charge les frais de formation des animateurs (Bafa, diplôme d'entraîneur sportif...). Il est encadré par une convention de trois ans, qui impose notamment aux associations de proposer et d’animer un certain nombre d'activités pendant des vacances scolaires et les mercredis. Trois associations ont fait ce choix. Créé en 2010, le second dispositif, - dit "Pass-loisirs" - a rencontré un plus large écho. Il propose aux associations une rémunération basée sur la fréquentation (cinq euros pour chaque enfant accueilli et par activité), et concerne uniquement les activités organisées pendant les vacances scolaires. Ce système s'appuie sur les relations de confiance de la communauté avec les associations, car les programmes d'animation sont montés à partir des engagements verbaux de ces dernières. "Cela fonctionne car nous nous connaissons bien ", souligne Ghislaine Holtz, agent de développement. Une dizaine de structures, soit 80% des associations pouvant proposer des activités pour enfants, ont adhéré au dispositif du Pass-loisirs. Elles ont effectué plus de cinq cents inscriptions la première année. Les enfants sont reçus dans les locaux habituels des associations et choisissent leurs activités indépendamment de leur commune de résidence : boxe, fabrication de pain... Si la communauté recommande une politique tarifaire faible, les associations restent libres de fixer les tarifs. Grâce aux aides de la collectivité, seules les activités avec sorties (comme la piscine ou les parcs d'attraction) sont payantes pour les familles. Dans ce partenariat, la communauté pilote, subventionne, structure les programmes d’activités, gère les inscriptions et assure la communication. Le contrat de territoire, signé en 2010 pour six ans, avec le conseil général du Bas-Rhin, apporte un soutien de taille à l'ambition intercommunale puisqu’il finance 50% des subventions accordés par l’intercommunalité (60.000 euros pour formation des encadrants et 120.000 euros pour le Pass-loisirs).

"Les conventions doivent évoluer avec les services"

Alors que le service périscolaire se développe et évolue, le premier dispositif créé en 2008 - la convention de formation - montre des lacunes. Par exemple l'article 6, portant sur la fréquence des prestations, laisse aux associations une très grande souplesse qui ne facilite pas l'organisation et la cohérence de l'offre de loisirs : "L’association s’engage à réaliser deux activités par an minimum dans le cadre des mercredis ou des petites vacances et/ou grandes vacances scolaires." Les associations choisissaient presque toutes les périodes de vacances et délaissaient les mercredis. La convention est actuellement en cours de révision. "Quant au Pass-loisirs, les élus ne souhaitent pas le fixer par une convention. Sa flexibilité convient bien à un tissu associatif qui, du fait qu'il soit adossé au bénévolat, reste soumis à de fortes variations d'effectifs au cours d'une même année. Par ailleurs, ce dispositif ouvre grand la porte à toutes les associations, car il autorise une participation ponctuelle. L'offre y gagne en diversité et le territoire en animation", note l’agent de développement.

2013 prévoit l'ouverture d'un accueil de loisirs sans hébergement (ALSH)

Pour compléter l'actuelle offre périscolaire, le bourg-centre de Marmoutier verra début 2013 l'ouverture d'un ALSH. Un équipement de 700m2 accueillera une centaine d'enfants et fonctionnera en délégation de service public. "La volonté communautaire est de faire cohabiter, sans concurrence, les propositions des associations avec la nouvelle structure." Affaire à suivre…

Myriam Journet / Agence Traverse pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info
 

Communauté de communes du pays de Marmoutier

Nombre d'habitants :

5073

Nombre de communes :

7
1, rue du Général Leclerc
67440 Marmoutier
contact@paysdemarmoutier.eu

Claude Schmitt

vice-président en charge de l'enfance et de la jeunesse

Ghislaine Holtz

agent de développement
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