Logement social - 110.000 logements sociaux pourraient être financés en 2013 selon Action Logement

"Ce qui nous paraissait impossible il y a encore quelque temps nous paraît maintenant opérable : être le plus vite possible sur les objectifs gouvernementaux", a déclaré Jean-Pierre Guillon, président d'Action Logement, lundi 4 juin, lors d'une conférence de presse. C'est en effet "plus de 100.000, peut-être 110.000" logements sociaux qui pourraient être financés en 2013, a estimé Hervé Capdevielle, vice-président, qui croit possible la montée en charge prévue par le gouvernement lorsqu'il vise les 150.000 logements sociaux par an d'ici 2017.
Jean-Pierre Guillon attend "dans les prochains jours" la signature de Jean-Marc Ayrault qui doit entériner l'accord signé le 12 novembre dernier avec Cécile Duflot.
Pour rappel, l'Etat s'y engageait à "prendre les dispositions nécessaires pour revenir, dès 2013, à un mode contractuel de gestion de l'emploi des fonds issus de la participation des employeurs à l’effort de construction (Peec)" : ce sera dans le projet de loi sur le Logement et l'urbanisme qui sera présenté ce mois de juin en conseil des ministres.
Dans l'accord du 12 novembre, l'Etat assurait également à Action logement l’accès aux ressources des fonds d’épargne de la Caisse des Dépôts, à hauteur de un milliard d’euros par an sur les trois prochaines années : ce serait également imminent. Quelques mois plus tard, le rapport annuel 2013 de la Cour de comptes soulignait que si cet emprunt "permettrait à l'État de voir financée sa politique du logement social sans solliciter de moyens budgétaires", il "pose la question de la soutenabilité du modèle financier de la Peec".
De son côté Action Logement s'engageait, dans la lettre du 12 novembre, à consacrer, dès 2013 (ainsi qu'en 2014 et 2015), 1,5 milliard d'euros à la production de logements locatifs sociaux, soit une hausse de 500 millions d'euros par rapport à 2012. Outre ces 1.5 milliard, le cadre financier 2013 d'Action Logement prévoit toujours, comme prévu, 1,2 milliard d'euros pour des politiques publiques du logement dont l'Anru, 1,3 milliards d'euros pour des aides aux ménages (dont 600 millions pour l'accession très sociale des salariés ; 370 millions pour la mobilité et les sécurisation des jeunes salariés, 120 millions d'euros pour le logement de jeunes en meublés-collocation en centre-ville) et 200 millions d'euros pour la Foncière Logement ressuscitée.
Il était également prévu qu'une partie sera également consacrée au renforcement de la "coopération avec les principaux EPCI dans les bassins d'emploi prioritaires".