Amiens choisi par la BnF pour accueillir le Conservatoire national de la presse

Dans un communiqué, Roselyne Bachelot-Narquin "se félicite du choix d'Amiens Métropole pour accueillir le nouveau pôle de conservation de la Bibliothèque nationale de France". Il s'agit en l'occurrence de l'aboutissement d'un AMI (appel à manifestation d'intérêt), lancé il y a près d'un an et demi, le 19 juin 2020, portant sur la construction et le cofinancement d'un nouveau pôle de conservation pour les collections de la Bibliothèque nationale de France (BnF). L'AMI a suscité pas moins de 72 candidatures. Cette durée particulièrement longue pour un appel à manifestation d'intérêt s'explique par la crise sanitaire, mais donc aussi par le nombre de candidatures et le passage par différentes phases de présélection.
Ce nouveau pôle, qui devrait ouvrir en 2028, comprendra un centre de conservation généraliste pour les collections de la BnF, mais aussi et surtout un "Conservatoire national de la presse", avec plus de 300.000 titres du XVIIe siècle à nos jours. Selon la ministre de la Culture, le projet d'Amiens a été choisi car "il remplit le mieux l'ensemble des critères définis dans l'appel à manifestation d'intérêt, et notamment celui relatif au financement du projet, qui sera assuré pour un tiers par l'État".
Comme il est de règle dans ce type de projet d'envergure, à fort potentiel d'image comme de retombées, le projet d'Amiens Métropole associe plusieurs acteurs : le CHU d'Amiens (qui va accueillir le pôle sur son site), l'établissement public foncier (EPF), la CCI Amiens-Picardie, le département de la Somme, la région des Hauts-de-France (qui assurera également la maîtrise d'ouvrage déléguée)... Dans un communiqué du 17 novembre, Alain Gest, le président d'Amiens Métropole, constate que "tous nos efforts pour rendre Amiens Métropole plus attractive sont aujourd'hui consacrés par la décision de la Bibliothèque nationale de France de venir déployer sur notre agglomération ses précieuses archives consacrées à la presse".
De son côté, dans son propre communiqué, la BnF explique le choix du projet par différents facteurs : la proximité de Paris, la grande qualité de la situation urbaine et de l'environnement immédiat, l'accompagnement des familles des agents de la BnF concernés, l'intégration du projet dans une proposition culturelle ambitieuse, mais aussi "la proposition financière d'Amiens Métropole et de ses partenaires [qui] s'est révélée être la meilleure parmi les candidatures reçues". Aucun des acteurs ne précise toutefois le montant du projet, ni la répartition du financement entre les différentes collectivités. Le coût prévisionnel de l'opération devrait se situer entre 70 et 90 millions d'euros.

 

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