Auvergne-Rhône-Alpes

Soutien aux entreprises - Avec l'aide de Bpifrance, la région Auvergne-Rhône-Alpes veut se hisser parmi les 5 premières régions européennes

Cohésion des territoires

Développement économique

Un mois après l'adoption de son schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDEII), la région Auvergne-Rhône-Alpes veut se donner les moyens de ses ambitions. Son président Laurent Wauquiez vient en effet de signer, le 12 janvier, un protocole avec le directeur général de Bpifrance Nicolas Dufourcq pour renforcer le financement des entreprises régionales, l'un des axes forts de ce schéma qui prévoit de la hisser au cinquième rang des régions européennes, sachant qu'avec 243 milliards d'euros de PIB en 2013, elle se place actuellement à la septième place. Ce protocole d'accord est un "partenariat inédit et le plus important pour BPI (Bpifrance, ndlr) avec une région française", assurent les deux partenaires dans un communiqué commun. "Avec 20 millions d'euros de dotations annuelles de la région, les entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes pourront ainsi accéder à près de 200 millions d'euros de financements au total (y compris les co-financements bancaires)", poursuivent-ils. A titre de comparaison, dans son SRDEII, la région entend investir 300 millions d'euros sur la période 2017-2021 pour le financement des entreprises, que ce soit dans l'innovation avec 8 domaines d'excellence*, le développent des startups et des PME pour faire émerger des champions régionaux, le soutien à l'industrie et à la transformation numérique. Son objectif est d'accompagner 30.000 entreprises dans les cinq ans à venir.
La région et Bpifrance ont arrêté trois priorités communes : l'innovation, l'internationalisation des entreprises (nouvel axe fort du SRDEII) et l'industrie du futur. La convention prévoit la mise en œuvre d'instruments communs tenant compte du nouveau périmètre de cette grande région. Un nouveau fonds régional d'innovation sera installé "au premier semestre 2017" afin de mieux mobiliser les crédits européens, le Feder, ceux du plan Juncker et de la Banque européenne d'investissement. Un nouveau fonds régional de garantie unique permettra de "doubler la capacité d'intervention". Il sera élargi à la transmission d'entreprises (reprise des petites PME, accidents de la vie).
De nouveaux prêts de développement territoriaux pour les PME et TPE du territoire seront proposés, permettant de compenser le retrait des départements dans ce domaine. La convention prévoit aussi de renforcer les capacités en fonds propres des entreprises (capital innovation et capital développement) et l'accompagnement des entreprises de croissance. Ce qui se fera en lien avec la nouvelle Agence régionale créée le 1er janvier 2017.
A travers son schéma, la région entend rompre "avec un mode d'intervention qui a conduit à la création d'un grand nombre de dispositifs" pour se tourner vers "des programmes massifs, ouverts au plus grand nombre d'entreprises, y compris aux entreprises de l'ESS (économie sociale et solidaire) et quel que soit leur statut (coopératives, mutuelles, fondations, associations)". A cet égard, le partenariat permettra de s'appuyer sur le Fonds d'innovation sociale géré par Bpifrance.
On notera au passage que la région entend utiliser les nouvelles possibilités ouvertes par la loi Notre du 7 août 2015 permettant aux régions d'intervenir dans le capital de sociétés commerciales (article L.4211-1 du Code général des collectivités territoriales).

Michel Tendil

* Industrie du futur, bâtiments  et travaux publics ; numérique ; santé ; agriculture ; énergie ; mobilité ; sport, montagne et tourisme.
 

Haut de page