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Conseil supérieur de la fonction publique territoriale : Philippe Laurent, réélu à la présidence

Fonction publique

Philippe Laurent a été réélu à l'unanimité, mercredi 13 février, à la présidence du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT). Le maire de Sceaux avait récemment remis en jeu sa fonction, afin de "pouvoir solliciter les votes des membres" de l'instance dont la mission est de donner un avis sur les projets de réforme concernant la fonction publique territoriale. Sa démission intervenait au moment du renouvellement des représentants des personnels territoriaux (soit la moitié des membres du Conseil supérieur). Ce renouvellement fait suite aux élections professionnelles du 6 décembre dernier. "Au moment où la légitimité représentative est violemment décriée", l'élu centriste avait jugé "normal et même juste de solliciter de nouveau l’assentiment (des membres du Conseil supérieur)", comme il l'explique dans un communiqué.

La séance plénière – la première depuis les élections professionnelles – avait également pour objet la désignation des présidents des formations spécialisées, c'est-à-dire des commissions de travail. Arrivée en tête des élections professionnelles dans les collectivités territoriales, la CGT conserve la présidence de la formation spécialisée en charge des questions statutaires.
Deuxième, la CFDT prend la tête de la formation spécialisée traitant des questions organiques. C'est une femme, Véronique Sauvage, secrétaire nationale d'Interco-CFDT, qui en exercera le pilotage. Elle succède à Didier Pirot, l'un des secrétaires fédéraux de la fédération Force ouvrière (FO) des services publics et de santé.
Troisième syndicat de la fonction publique territoriale, FO prend désormais la tête de la formation spécialisée relative aux questions inter-fonctions publiques (qui était jusque-là détenue par la FA-FPT). Les formations en charge des questions statistiques et des questions sociales demeurent présidées par des élus locaux.

Avant la réunion de mercredi, la nouvelle composition du Conseil supérieur avait été précisée par deux décrets. Paru le 24 janvier, le premier détaille le nombre de sièges attribués à chacun des six syndicats représentés au sein de l'instance (CGT, CFDT, FO, UNSA, FAFPT, Sud-Solidaires). Quant au second, que l'on peut consulter dans le Journal officiel du 2 février, il fournit les noms de l'ensemble des membres (titulaires et suppléants) désignés par les syndicats pour siéger au CSFPT.

Aussitôt après les opérations de vote, le Conseil supérieur a examiné le projet de loi sur les compétences de la future collectivité européenne d'Alsace, qui sera créée par décret en fusionnant les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Un texte qui a soulevé une levée de boucliers de la part des représentants syndicaux (15 défavorables, 5 abstentions).
Localtis reviendra dans sa prochaine édition sur le contenu de ce texte et les critiques formulées par les syndicats.

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