Crise sanitaire : les collectivités incitées à mettre leurs établissements sportifs à disposition

Que peut le monde du sport face à la crise du coronavirus ? Alors que toutes les compétitions sont arrêtées et de grands évènements d'ores et déjà reportés, la ministre des Sports en appelle ce 1er avril à la solidarité des gestionnaires d'établissements sportifs offrant des possibilités d'hébergement. Le but ? "Accompagner l’effort national et soutenir les plus fragiles de nos concitoyens, explique Roxana Maracineanu dans un communiqué. Nos établissements sont vacants puisque tous les sportifs de haut niveau sont confinés [ainsi que les amateurs, ndlr]. Il est donc tout à fait naturel de nous mobiliser pour accueillir les personnes les plus vulnérables."

Trois types de personnes pourront être accueillies dans ces établissements : du personnel soignant venu en renfort des équipes médicales locales loin de leur domicile ; des malades hors situation d’urgence mais qui nécessitent un suivi médical fin afin de libérer des chambres dans les hôpitaux les plus sollicités ; des personnes sans abri pour assurer leur accueil et les règles de confinement.

Et alors que son ministère a déjà pris l’initiative de mettre à la disposition des préfectures et des agences régionales de santé des établissements qu'il a sous tutelle, la ministre incite également les structures fédérales, associatives et gérées par les collectivités territoriales à répondre aux besoins de chaque région.

Les centres de ressources, d’expertise et de performance sportive (Creps), dont la gestion des bâtiments et des agents chargés de la restauration et de l'hébergement notamment a été transférée aux conseils régionaux par la loi Notr du 7 août 2015, sont plus particulièrement visés.

De nombreux Creps ont déjà devancé cet appel. Le ministère des Sports annonce que les centres d’Aix-en-Provence, de Boulouris et de la Réunion accueillent déjà des sans-abri et que les centres d'Île-de-France et de Montpellier s'apprêtent à faire de même. À Reims, le Creps prend en charge du personnel soignant, alors que celui de Toulouse sert de base logistique régionale pour la gestion des matériels de protection.

 

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