Dans le Haut-Rhin, les gardes champêtres mutualisés de la Brigade verte protègent routes, bois et chemins

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par
Luc Blanchard
dans

Sécurité

Environnement

Haut-Rhin

Créée en 1989, sous l’égide du syndicat mixte des gardes champêtres intercommunaux, la Brigade verte du Haut-Rhin est un organisme de la fonction publique territoriale qui s'est développé jusqu'à toucher la majeure partie des communes du département. Deux communes du Bas-Rhin sont également adhérentes du syndicat mixte. Pour l'essentiel il s'agit de communes rurales, mais Colmar et Wittenheim en font partie. Mulhouse, par contre, s'est organisée de manière autonome. 

Créée en 1989, sous l’égide du syndicat mixte des gardes champêtres intercommunaux, la Brigade verte du Haut-Rhin est un organisme de la fonction publique territoriale qui s'est développé jusqu'à toucher la majeure partie des communes du département. Deux communes du Bas-Rhin sont également adhérentes du syndicat mixte. Pour l'essentiel il s'agit de communes rurales, mais Colmar et Wittenheim en font partie. Mulhouse, par contre, s'est organisée de manière autonome. 

Mission principale des 70 agents : les infractions au code de la route

En 2019, trente ans après son lancement, la Brigade compte 70 agents : 60 gardes champêtres titulaires, 6 contractuels positionnés sur un contrat unique d'insertion - ce sont les assistants gardes champêtres -, et 4 agents administratifs. Le budget de la Brigade est de quatre millions d'euros par an, le département en prend à sa charge 40 %.
La mission principale des gardes champêtres est d'assurer la police rurale, des compétences qu'ils partagent avec la gendarmerie. Ils sont chargés de certaines fonctions de police judiciaire et peuvent verbaliser toutes les infractions au code de la route, en dehors des autoroutes. Les trois quarts des procès-verbaux qu'enregistre la Brigade concernent le stationnement et les circulations interdites de véhicules, dans et hors des agglomérations. C'est d'ailleurs la demande express des maires, qui sont les principaux contributeurs du syndicat.

Mais aussi la lutte contre les dépôts sauvages

Un autre volet important du travail des gardes champêtres est de lutter contre les dépôts sauvages d’immondices. Pour cela, ils sont amenés à faire un travail d'enquête. Très proches du terrain, les gardes interrogent les riverains, recherchent des indices dans les dépôts. S'ils trouvent un nom ou une adresse oubliée sur un carton d’emballage, ils sont habilités à aller demander des comptes aux suspects. Ils interviennent également lorsque qu'on leur signale des nuisances, du bruit, des fumées... 
Une partie du travail des gardes champêtres concerne, bien sûr, la chasse et la pêche. Ils travaillent avec les fédérations pour répondre au mieux à la préservation du patrimoine naturel. Le département, qui est un financeur important, s'attend quant à lui à une surveillance des espaces naturels sensibles qui sont souvent sa propriété. Il demande aussi un soutien dans les actions de protection qu'il met en place, comme par exemple les campagnes de protection des batraciens. Il s'agit alors pour la Brigade verte d'encadrer des bénévoles afin de permettre aux crapauds de traverser les routes sans se faire écraser.

Sensibilisation à la protection de l'environnement

Les gardes champêtres, au plus près de la nature, doivent aussi assurer le transport des animaux protégés blessés. Il s'agit essentiellement d'oiseaux, qui sont transportés vers les centres de soins de la Ligue de protection des oiseaux (LPO). 
La Brigade verte s'est donnée pour objectif d'informer et de sensibiliser à l'environnement, ce qui l’amène à intervenir auprès des écoles. 2.000 enfants ont ainsi été touchés en 2018. Cette activité reste cependant annexe et ne parasite pas le travail des centres d'initiation à la nature départementaux dont c'est le cœur de métier. Les gardes champêtres sont au contact d'un large public et c'est au quotidien qu'ils interviennent pour son éducation.

Mutualisation, l'union fait la force

Le responsable Environnement de la Brigade verte, Rémy Hava, mesure les bénéfices du dispositif : "Nombre de petites communes n'aurait pas les moyens d'avoir un garde champêtre et personne ne pourrait assurer un service 7 jours sur 7. La mutualisation des moyens permet une couverture de l'ensemble de l'espace. De plus, un garde qui travaille sur sa commune a beaucoup plus de mal à verbaliser les infractions. Avec 70 agents répartis en onze postes sur l'ensemble du département du Haut-Rhin, la Brigade a amplement fait la preuve de son efficacité."

Profil des gardes champêtres

Les gardes champêtres de la Brigade verte du Haut-Rhin viennent pour partie de l'enseignement agricole, avec des connaissances environnementales marquées. D'autres ont suivi la filière police et sortent des lycées professionnels qui forment aux métiers de la sécurité.
Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) prépare au concours de garde champêtre. Il dispense une formation de dix semaines, non consécutives, complétées de périodes d’immersion.

Poste central de la Brigade verte du Haut-Rhin

Nombre d'habitants :

69900

Nombre de communes :

328
92, rue du Maréchal De Lattre de Tassigny
68360 Soultz
contact@brigade-verte.fr

Rémy Hava

Responsable Environnement
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