Des fruits et légumes en direct de la terre à l'assiette dans un quartier d'Arles

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Environnement

Energie

Développement économique

Tourisme, culture, loisirs

Bouches-du-Rhône

Depuis 2008, l'association "Solid'Arles, de la terre à l'assiette" tient un point de vente solidaire et coopératif au cœur d'un quartier classé sensible de la ville d’Arles. Elle apporte ainsi une réponse à la question que se posaient le CCAS et d’autres partenaires : comment encourager les familles aux revenus modestes à manger des produits frais, tout en assurant un prix correct aux producteurs.  

Des partenaires impliqués

Le CCAS d'Arles a été dès l'origine l'un des artisans de la réflexion. Avec l'objectif d’encourager une alimentation plus saine et la découverte de fruits et légumes, que certains publics ne consommaient plus ou rarement, car trop chers. L’idée était également de rapprocher producteurs et consommateurs. Le projet a mûri pendant plus d'un an entre les différents protagonistes : groupement de producteurs, tel que Solidarité Paysans Provence, Association pour le développement de l'emploi agricole et rural, Voisins & Citoyens en Méditerranée, et le CCAS de la ville d'Arles. Le conseil d'administration de l'association créée pour porter le projet a ensuite été élargi à d'autres partenaires : notamment des associations caritatives ou groupe de consommateurs (CLCV).

Circuit court et éducation populaire

Dans ce quartier sensible de la ville d’Arles (52.729 habitants), qui comporte très peu de magasins, une activité de grossiste en maraichage avait été accueillie dans des locaux en pied d’immeuble, et cette halle était fermée depuis longtemps. Ce fut l'une des raisons qui ont conduit ces producteurs réunis dans les diverses groupements à s'installer au même endroit. Les produits écoulés, -essentiellement du maraîchage -, viennent donc de producteurs locaux qui trouvent ainsi un circuit plus direct, sans intermédiaires, et donc plus rémunérateur. Le principe de Solid'Arles permet de combiner deux attentes, et d’y associer une démarche d’éducation populaire et d'animation : ateliers cuisine, animations et fêtes, repas commun à chaque changement de saison, etc.

Des clients adhérents et trois tarifs affichés

Pour être client du point de vente, il faut être adhérent de l'association, à raison d'un euro minimum par an. En mai 2011, l'association en comptait 2.200. Dont la moitié vit dans le quartier et la moitié à l'extérieur. Un motif de satisfaction "car cela participe à la mixité que l'on souhaitait aider à faire vivre", glisse Sophie Bovéro, responsable – chef de projet de l'association. Il ne s’agit pas d’une d'une épicerie sociale, telle qu’on l’entend habituellement. Sauf que les prix ont été calculés, de telle sorte que deux tarifs puissent coexister : le tarif  "Conso 2", qui assure un prix correct au producteur, un prix correct pour le consommateur et une marge (la plus faible possible) pour le point de vente, et un tarif  "conso 1", qui représente un prix réduit, - mais qui garantit le prix payé au producteur. Ce dernier tarif est réservé aux personnes en situation précaires ou vivant de minima sociaux. Par exemple, pour un kg de pommes, le prix payé au producteur est de 0,79 euro, le tarif conso 1 de 0,81 euros et le tarif conso 2 de 1,15 euro. "L’association affiche la transparence : sur les étiquettes de chaque produit, les trois tarifs sont affichés. Le type de tarifs (conso 1 ou 2) est déclenché lors du passage en caisse, en toute confidentialité quand le client présente la carte d'adhérent. Aucune  "étiquette " sociale n’apparait donc.

Une équipe vente - animation, trois collèges et cinq commissions…

A raison de 150 passages en caisse par jour en moyenne sur l'année, Solid'Arles a réussi son implantation. L'équipe a grandi au fil du temps. Outre Sophie Bovéro, embauchée en 2008 pour lancer le projet déjà bien défini par les partenaires, l'équipe compte un responsable de vente et deux chargées d'appui à la vente, et - chargée d’animation – éducation à la santé.
L'activité "vente" dégage des résultats positifs. La partie "animation" reste elle dépendante des subventions publiques qu'elle obtient auprès du conseil général par exemple dans le cadre des actions d'insertion des bénéficiaires du RSA, du CCAS, du conseil régional de l’état (Draaf) ou la ville et l’intercommunalité. A l’automne 2011, Solid'Arles inaugurera sa nouvelle cuisine pédagogique et pourra ainsi multiplier les ateliers cuisine en tout genre : enfants, adultes précaires, tout public….


L'association "Solid'Arles de la terre à l'assiette" se compose de trois collèges : celui des producteurs, celui des institutionnels, et celui des consommateurs. Cinq commissions (producteurs/ consommateurs et bénévoles/ prix et qualité/ actions en direction des publics fragilisés) permettent la participation d'un grand nombre de membres, au delà du conseil d’administration et du bureau.

Emmanuelle Stroesser / Agence Traverse pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info
 

Contact(s)

Solid'Arles

14 rue Kennedy-Quartier Griffeuille
13200 Arles
04 90 49 99 10
solidarles@orange.fr

Sophie Bovéro

chargée de projet

CCAS d'Arles

2 rue Aristide Briand
13200 Arles
04 90 18 46 95
Nombre d'habitants : 52729
Nombre de communes : 1

Véronique Ponzé

vice-présidente du CCAS, adjointe aux affaires sociales au maire de la ville d'Arles

José Bosque

Directeur
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