Ferroviaire : 30 millions d'euros pour le déploiement de "services express métropolitains"

En déplacement à Strasbourg ce 9 octobre, Jean-Baptiste Djebbari, ministre chargé des transports, a annoncé que 30 millions d'euros de crédits du plan de relance permettront de lancer les travaux préparatoires au déploiement de réseaux ferroviaires de type "RER" dans les principales agglomérations françaises.

Ce 9 octobre à Strasbourg, SNCF Réseau a remis à Jean-Baptiste Djebbari, ministre chargé des transports, le schéma directeur des "services express métropolitains" ou SEM que le gouvernement lui avait commandé, dans le cadre de la loi d'orientation des mobilités (LOM) qui a fixé un objectif de doublement de la part modale du train dans les grands pôles urbains d'ici dix ans. Pour développer les alternatives à la voiture dans les grandes agglomérations et métropoles, l'idée est de s'appuyer sur le réseau ferroviaire existant, comme cela est le cas en région parisienne ou dans certaines métropoles étrangères. Le schéma directeur proposé par SNCF Réseau n'a pas pour ambition d'être un document de programmation, souligne le gestionnaire des infrastructures ferroviaires, mais d'identifier les besoins des territoires métropolitains en matière de mobilité et la manière dont un nouveau service ferroviaire pourrait y répondre.

Classification des besoins

Les métropoles à fort développement de SEM sont "celles qui connaissent les plus forts enjeux en termes de population et de croissance démographique, de dynamique de création d'emploi et de flux pendulaires", indique le rapport sur le schéma. On trouve dans cette catégorie Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Nantes, Nice (Côte d'Azur), Rennes, Strasbourg et Toulouse. "D'autres métropoles peuvent connaître des évolutions qui permettent d'envisager à moyen terme la mise en place de SEM sur tout ou partie de leur territoire", ajoute le rapport qui cite les métropoles de Dijon, Montpellier, Rouen, Toulon et Tours mais aussi des zones urbaines moyennes comme Angers ou Le Mans. S'y ajoutent les aires urbaines de Besançon, Chambéry et Reims, "qui pourraient faire l'objet de réflexions et d'études au cas par cas". SNCF Réseau a aussi identifié des besoins de SEM dans des zones frontalières fortement fréquentées (aire urbaine Metz-Nancy, en relation avec le Luxembourg, axe Mulhouse-Bâle, projet de "RER Béarn-Pays Basque-San Sebastian" en relation avec l'Espagne…).

30 millions d'euros centrés sur les infrastructures

Dans le cadre de ce schéma, Jean-Baptiste Djebbari a annoncé que 30 millions d'euros de crédits du plan de relance vont être consacrés au lancement des travaux préparatoires de ces SEM. "Ces moyens supplémentaires permettront d’aider les collectivités locales qui souhaitent s’inscrire dans cette démarche à réaliser de premières améliorations sur les infrastructures et à lancer la programmation d’opérations dans de futures contractualisations avec l’État sur les infrastructures", indique le ministère dans un communiqué. Après le Léman Express entre Genève et Annemasse inauguré en décembre dernier, plusieurs territoires pionniers en France se sont déjà lancés dans la démarche, notamment au niveau de l’étoile ferroviaire de Strasbourg, illustre-t-il. La création en cours d’une quatrième voie entre Strasbourg et Vendenheim permettra ainsi le développement des dessertes vers Mommenheim et Haguenau à l’horizon 2022. Cette opération de 117 millions d'euro est financée à hauteur de 41 millions d'euros par l’État dans le cadre du contrat de plan État-région (CPER).

 

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