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Transports - La société du Grand Paris vote le schéma d'ensemble du réseau

Le 26 mai, le conseil de surveillance de la Société du Grand Paris (SGP) a voté à l'unanimité en faveur du schéma d'ensemble définitif du futur Grand Paris Express, ce supermétro automatique qui encerclera la capitale. L'"acte motivé" qui a été prononcé sera suivi d'un décret en Conseil d'Etat attendu pour le mois de juillet. D'ici juillet donc, ce schéma comportant 72 gares dont 57 nouvelles, sur trois lignes de métro automatique de 175 km, dont les ouvertures devraient s'échelonner de 2017 à 2027, sera définitivement approuvé.
A la tête du conseil de surveillance, André Santini s'est félicité d'une telle décision, vitale pour cette "ville-monde" qu'est le Grand Paris. Dans le même esprit, Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France, a rappelé combien ce réseau était crucial pour maintenir l'attractivité du territoire et qu'aussi colossal soit-il, ce chantier était du même ordre que ce qui se fait dans d'autres capitales européennes. Colossal, et pour cause : "L'enquête publique que le projet a nécessité est la plus vaste jamais réalisée et cette opération représentant un investissement de 32,5 milliards d'euros restera dans les annales", s'est enflammé André Santini. Concernant les travaux, Marc Véron, président du directoire de la SGP, a ajouté qu'il n'y aura "pas à proprement parler de phasage car les interventions seront réalisées en simultané à plusieurs endroits du réseau".
Parmi les huit présidents de conseils généraux membres du conseil, André Bazin, président de celui du Val-d'Oise, a souligné l'importance qu'avait ce réseau pour le développement de ce territoire. Patrick Devedjian, président du département des Hauts-de-Seine, a ajouté que le débat était loin d'être terminé et que l'urgence était à la remise à niveau du réseau existant. Son conseil général est satisfait de voir que le projet de liaison nord-sud qui a été retenu ne comporte plus de rupture de charge à La Défense. Jérôme Guedj, président du conseil général de l'Essonne, s'est dit satisfait du fait que onze nouvelles gares - contre quatre à l'origine - soient prévues dans son département, entre Orly et Versailles. Sur le plateau de Saclay, qui cristallisait des désaccords liés à la protection de l'environnement, des engagements ont été pris pour préserver au moins 2.300 hectares d'espaces agricoles. "On est très attaché à la préservation de ces terres", a insisté Alain Schmitz, président du conseil général des Yvelines, sur lequel s'étend une partie de ce plateau.