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Jean Damien Lesay pour Localtis

La stratégie nationale Sport-Santé 2019-2024 dévoilée

Santé, médico-social, vieillissement

Tourisme, culture, loisirs

Roxana Maracineanu et Agnès Buzyn ont présenté ce 25 mars les grandes lignes de la stratégie nationale Sport-Santé pour la période 2019-2024. L'un de ses principaux axes consiste à promouvoir la santé et le bien-être par l’activité physique et sportive (APS) au travers d'actions de communication auprès du public scolaire, notamment.

Roxana Maracineanu, ministre des Sports, et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, ont dévoilé le 25 mars les grandes lignes de la stratégie nationale Sport-Santé pour la période 2019-2024. Le précédent plan national Sport, Santé, Bien-Être datait de 2013 et se déclinait principalement sous forme de plans régionaux mis en place conjointement par les directions régionales et départementales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) et les agences régionales de santé (ARS).

Pour cette nouvelle version, l'ambition est d'"améliorer l’état de santé de la population en favorisant l’activité physique et sportive de chacun, au quotidien, avec ou sans pathologie, à tous les moments de la vie", soit peu ou prou le discours affiché il y a six ans. Le plan s’articule autour de quatre axes : la promotion de la santé et du bien-être par l’activité physique et sportive (APS) ; le développement et le recours à l’activité physique adaptée à visée thérapeutique ; la protection de la santé des sportifs et le renforcement de la sécurité des pratiquants ; le renforcement et la diffusion des connaissances.

D'un point de vue opérationnel, les collectivités territoriales sont plus particulièrement concernées par le premier axe dont l'enjeu est d'"encourager la pratique d’une activité physique et sportive à tous les âges de la vie, de manière régulière, durable et adaptée, et lutter contre les comportements sédentaires dans la vie quotidienne". Pour cela, les actions menées viseront tout d'abord à promouvoir les APS via des campagnes de communication, notamment auprès du public scolaire.

Les maisons du sport-santé toujours en vue

En deuxième lieu, il s'agira de "développer des offres de pratique ciblées pour chacun des publics : écoliers, étudiants, seniors, professionnels, détenus…". Sont ici visées l'expérimentation dès la rentrée 2019 d'un nouveau dispositif "cours le matin, sport l'après-midi", mais aussi le développement de conciergeries sportives au sein des entreprises et administrations, ainsi que des programmes spécifiques pour les seniors, notamment en Ehpad.

Le troisième point porte sur l'enrichissement de l’offre locale d’équipements sportifs et l'encouragement à la création d’équipements légers de loisirs. En termes de moyens, le ministère des Sports n'annonce pas d'investissements spécifiques mais rappelle son engagement à hauteur de 20 millions d’euros pour la construction et la rénovation d’équipements sportifs en priorité sur les territoires carencés en 2019 dans le cadre du CNDS (Centre national pour le développement du sport) et de l'Agence nationale du sport qui va prendre son relais dans quelques semaines.

Le quatrième volet de la promotion des APS passe par l'appui aux mobilités actives au quotidien (marche et vélo) à travers le plan Savoir rouler à vélo. Dernier point : la création de maisons du sport-santé sur l’ensemble du territoire. Cette idée faisait déjà partie de la feuille de route de Laura Flessel, ministre des Sports de mai 2017 à septembre 2018. Deux ans après, l'objectif demeure le même : déployer 500 établissements, mais sa réalisation s'étendra jusqu'à 2022. D'ici fin 2019, une centaine de maisons du sport-santé devraient toutefois voir le jour.

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