Anne Lenormand pour Localtis

L'Anses met en garde contre la berce du Caucase

Environnement

Saisie par le gouvernement, l'Agence nationale de sécurité sanitaire vient de publier un avis recommandant d'éradiquer la berce du Caucase, une plante invasive très fréquente au bord des routes.

Avec ses fleurs blanches regroupées en coupole, la berce du Caucase, très répandue au bord des routes, ne semble pas bien menaçante. Mais attention, le contact avec sa sève peut provoquer des brûlures de la peau (phytodermatites), "même si les cas semblent peu fréquents en France", met en garde l'Anses dans un avis publié ce 26 février. Introduite comme espèce ornementale à la fin du XIXe siècle, cette plante vivace (Heracleum mantegazzianum), qui peut atteindre jusqu'à 4 mètres de haut et appartient à la famille de la carotte (Ombellifères), a progressivement colonisé certains milieux au détriment de la flore locale.
Elle est inscrite depuis 2017 sur la liste des espèces invasives préoccupantes de l'Union européenne. En France, elle est pour l'instant présente "dans un large quart nord-est" (en particulier dans les Hauts-de-France) et dans les Alpes, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire, saisie par le gouvernement pour évaluer les risques dans le pays. Mais elle "progresse régulièrement vers le sud-ouest" aux conditions climatiques "particulièrement propices à son établissement".

Risque de dissémination

Au-delà du risque qu'elle présente pour la santé humaine, la plante originaire du Caucase a également des "impacts importants" sur la flore et les sols, envahissant les milieux perturbés par l'homme (bords de route, prairies abandonnées), ainsi que les bords des rivières, d’où elle peut aisément se disséminer grâce aux activités humaines (transport de terre, échanges de graines entre personnes, transport le long de voies de communications, etc.).
L'Anses recommande donc "la mise en place d'un système de surveillance" pour "suivre son expansion et faire un zonage du risque". L'Agence plaide également pour "que les méthodes de lutte disponibles soient utilisées pour éradiquer les populations dans les zones jugées prioritaires", c'est-à-dire celles où il y a un risque important de dispersion ou une exposition des populations humaines.

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