Politique de la ville - Le regard des banlieues du monde sur les émeutes de novembre 2005

Du 2 au 4 mars, des élus de 36 banlieues du monde entier se sont retrouvés à Nanterre (92) pour partager leurs expériences. Au menu de ce premier Forum d'autorités locales de périphérie (Falp) : l'exclusion, les discriminations, le droit au logement, les bonnes pratiques. Les débats se sont rapidement focalisés sur les violences urbaines en France. "Ne tournons pas la page de novembre dernier, nous voulons que chacun prenne la pleine mesure de la situation de ces territoires", a prévenu d'emblée Patrick Jarry, maire de Nanterre. "J'ai été surpris mais en France, lorsqu'il y a une manifestation, que ce soit une grève ou une révolte des banlieues, elle est toujours plus forte qu'ailleurs", a expliqué Morabito Denetrio, maire adjoint de Sesto San Giovani, dans la banlieue de Milan. Même tonalité chez Magnolia Agudelo, maire de Sumapaz, banlieue de Bogota, qui a perçu ces événements comme "une sonnette d'alarme". "Les causes viennent d'une population qui se sent exclue des décisions politiques, a déclaré l'élu colombien. Cette révolte est un symptôme de mal-être." Ary José Vanazzi, maire de Sao Leopoldo, dans la banlieue de Porto Alegre (Brésil), en a appelé à une participation effective de la population à la politique : "Si la France n'adopte pas une politique importante vis-à-vis de l'emploi et du logement social, le problème des banlieues peut devenir plus crucial encore dans l'avenir."

 

Source AFP

 

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