Développement des territoires - Le Sdrif voté par la région Ile-de-France

Le schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif) a été adopté par le conseil régional d'Ile-de-France dans la nuit du 18 au 19 octobre 2013, après plusieurs années de préparation. Les groupes Parti socialiste (PS), Europe Ecologie Les Verts (EELV), Parti radical de Gauche-Mouvement unitaire progressiste (PRG-MUP) et Front de gauche (FDG) ont voté pour, l'Union des démocrates et indépendants (UDI), l'Union pour un mouvement populaire (UMP) et Front de gauche & Alternatifs (FDGA) ont voté contre.
Le document fixe les grandes orientations urbaines, économiques, environnementales et sociales de la région d'ici à 2030. 315 amendements ont été étudiés, mais "peu ont été pris en compte et les modifications sont vraiment très locales, ne changeant en rien les grandes orientations du texte", explique-t-on à la région. Parmi ces amendements : l'adoption d'une loi interdisant, sous quelque forme que ce soit, la prospection et l'extraction des gaz et huiles de schistes en Ile-de-France, le réaménagement du pont de Nogent à l'horizon 2020 ou encore l'amélioration de la qualité de vie des riverains d'aéroports, par le transfert d'une partie du trafic aérien sur le réseau ferroviaire. La question de l'agriculture a également fait l'objet de plusieurs amendements. L'un d'entre eux va permettre de mandater l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) pour mettre en place un suivi continu de la consommation des espaces agricoles et naturels. Une stratégie régionale de l'agriculture sera également établie, en associant tous les acteurs concernés, pour mettre en cohérence les outils existants (aides régionales, actions foncières...), en vue de favoriser le développement de l'agriculture biologique, les circuits courts et l'agriculture périurbaine.

Et le Grand Paris ?

Au-delà de ces modifications, la question du futur Grand Paris, avec le projet de loi créant une métropole du Grand Paris, en cours de discussion au Parlement, s'est largement invitée dans les débats. "Le Sdrif repose sur un malentendu car toute l'architecture du projet – logements, emplois – se fonde sur le déploiement rapide du Grand Paris Express, or tout porte à croire qu'il sera au mieux retardé, ou pire pas réalisé dans sa globalité", a ainsi signalé Valérie Pécresse (UMP). L'UDI et l'UMP ont tenté, en vain, des motions de rejet, estimant que le document était caduque en raison de la création de la métropole. Les interrogations sont allées bon train concernant les conséquences de ce projet de loi sur les objectifs fixés par le Sdrif, notamment en termes de construction de logements. Sur le sujet, Jean-Paul Huchon, président de la région, a été clair. "Le meilleur moyen de répondre aux craintes qui s'expriment légitimement, c'est de voter le Sdrif ; la région a fait son chemin, elle existe, elle a un budget, elle est élue au suffrage universel, elle est incontournable." Les élus régionaux ont toutefois voté un amendement précisant que "le conseil régional souhaite que la création d'une nouvelle structure métropolitaine s'appuie sur un renforcement des structures intercommunales et reflète le caractère multipolaire de l'Ile-de-France. Le conseil régional insiste sur le fait que la création de cette structure se fasse dans le respect de l'ensemble des compétences de la région et préserve la totalité de ses moyens financiers".
Le document doit être maintenant validé par le Conseil d'Etat, en principe avant la fin de l'année 2013. La mise en œuvre du Sdrif pourrait ensuite intervenir dès le début 2014.

 

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