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Congrès des maires - Les élus ultramarins demandent "la neutralisation totale de leur contribution au redressement des finances publiques"

Publié le
par
C.M.
dans

Organisation territoriale, élus et institutions

Outre-Mer

Comme le veut la tradition, honneur à l'Outre-mer ce lundi 30 mai, pour une journée consacrée aux maires de Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion, Mayotte, Polynésie française et Nouvelle-Calédonie… invités à se réunir dans les locaux de l'Association des maires de France (AMF) puis à l'hôtel de ville de Paris en prélude au Congrès des maires devant s'ouvrir le 31 mai à la porte de Versailles.
La question de la baisse des dotations et, plus globalement, de la situation financière des communes et commutés a naturellement été très présente. Comme ailleurs… mais sans doute plus encore qu'ailleurs étant donné les difficultés spécifiques de l'Outre-mer. L'AMF évoque ainsi "un contexte caractérisé par un niveau d'équipement déjà inférieur à la moyenne nationale, de forts enjeux locaux comme les conséquences du vieillissement de la population dans certains départements ou du dynamisme de celle-ci dans d'autres, sans oublier les pressions migratoires subies sans comparaison avec la métropole". Sans omettre non plus "des dépenses de personnel élevées et un taux de chômage très important".
Alors, en Outre-mer plus encore qu'ailleurs, le plan triennal de baisses des dotations aurait "de lourdes conséquences" tant sur les services publics de proximité que sur la réalisation des équipements. Et puis moins de ressources, c'est plus de difficultés pour les communes à apporter la contrepartie nécessaire dans le cadre des programmes européens 2014/2020, ce qui "affaiblit la politique de cohésion européenne vis-à-vis des régions ultrapériphériques françaises".
Au-delà de ce que réclame l'AMF pour toutes les collectivités, à savoir la suppression de la troisième tranche de la baisse des dotations, pour ce qui les concerne, les élus ultramarins demandent "la neutralisation totale de leur contribution au redressement des finances publiques au même titre que les communes défavorisées de l'hexagone percevant la DSU-cible ou la DSR-cible".

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