Biodiversité - L'Etat veut conforter le rôle des réserves naturelles

A l'occasion du 28e Congrès des réserves naturelles de France qui s'est tenu du 14 au 18 avril à Divonne-les-Bains, en pays de Gex (Ain), Chantal Jouanno a confirmé le renforcement de leur mission pour la conservation de la biodiversité. Après avoir rappelé l'engagement pris dans le cadre du Grenelle de l'environnement d'une protection forte de 2% du territoire terrestre métropolitain, la secrétaire d'Etat chargée de l'écologie a mis en avant l'augmentation des dotations aux réserves naturelles (17% en 2008 et plus de 5% en 2009). Par ailleurs, elle a annoncé la mise en place d'un fonds pour la recherche scientifique au sein des réserves naturelles et la sensibilisation, doté de 300.000 euros en 2009, ainsi que la confirmation des missions de police de la nature des agents assermentés des réserves sur l'ensemble du territoire départemental.
Il existe aujourd'hui plus de 330 réserves naturelles en France. 163 sont des réserves nationales, couvrant 138.000 hectares en métropole et près de 2,6 millions d'hectares outre-mer dont 2,27 pour la seule réserve des Terres australes et antarctiques françaises. Mais les réserves régionales d'initiative locale sont une composante importante du dispositif.
Au cours du congrès de Divonne-les-Bains, les dix principaux réseaux gestionnaires d'espaces protégés (1) ont présenté leur contribution au débat sur la création de la trame verte et bleue nationale, en cours d'élaboration. Ils ont notamment défendu l'idée de la cohérence d'un futur réseau écologique qui serait fondé sur la combinaison des outils de protection existants : réserves naturelles, sites du Conservatoire du littoral ou parcs nationaux pour la protection des coeurs de nature, parcs naturels régionaux, zones Natura 2000 et forêts publiques pour assurer des continuités écologiques entre ces zones, réserves biologiques intégrales lorsqu'il s'agit de garantir la libre évolution des écosystèmes, etc.
Dans une déclaration d'intention, ils soulignent aussi les points fondamentaux qui conditionnent selon eux l'efficacité d'un réseau combinant "coeurs de nature" et "corridors de connexion" : capitaliser sur les savoir-faire, la variété des outils de protection existants ainsi que sur l'expérience diversifiée des organismes gestionnaires, privilégier une approche fonctionnelle des écosystèmes pour préserver les fonctions nécessaires au maintien des habitats et des espèces et augmenter leur résistance face aux changements climatiques, favoriser une appropriation de la part des acteurs socio-économiques en valorisant les services associés à la préservation des habitats et des espèces (stockage et épuration de l'eau, puits de carbone, bois-énergie, etc.).

 

Anne Lenormand

 

(1) Agence des aires marines protégées, Conservatoire du littoral, Fédération des conservatoires d'espaces naturels, Fédération des parcs naturels régionaux de France, Office national de la chasse et de la faune sauvage, Office national des forêts, Parcs nationaux de France, Réseau des grands sites de France, Rivages de France et Réserves naturelles de France.

 

 

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