Social / Elus - Négociations sur le RSA : le groupe de gauche de l'ADF tient à rectifier le tir

Le président de l'Assemblée des départements de France (ADF), Dominique Bussereau, s'est largement fait entendre ces derniers jours sur la question du RSA. Et plus encore depuis la réunion du 19 janvier à Matignon, qu'il a qualifiée d'"échec" menant à la "rupture" des négociations entre l'Etat et les départements sur la recentralisation du financement du RSA. Dominique Bussereau s'en est largement fait l'écho le lendemain lors des vœux de son association (lire notre article du 21 janvier).
Sur le fond, on le sait, présidents de départements de droite et de gauche sont à peu près d'accord (ou en tout cas, les éventuelles nuances d'appréciation sur la question ne coïncident pas forcément avec les couleurs politiques). Leur assemblée générale de la mi-décembre en avait témoigné, les présidents de gauche se montrant aussi fermes que les autres à l'égard du gouvernement (lire notre article du 21 décembre).
Aujourd'hui toutefois, alors que le président de l'ADF parle volontiers de "guerre" sur le gouffre financier du RSA, le groupe de gauche de l'association tient à rappeler quelques petites choses. Ne serait-ce que par rapport à la nature de la réunion du 19 janvier entre une délégation de l'ADF et des collaborateurs de Manuel Valls. Il ne s'agissait que d'une réunion intermédiaire, une parmi d'autres, et non d'une réunion conclusive. Elle n'avait donc "pas vocation à arrêter une décision définitive concernant le financement du RSA mais devait permettre à l'ADF de présenter ses propositions au cabinet du Premier Ministre." Autrement dit, pourquoi s'offusquer de ne pas avoir débouché sur des décisions puisque tel n'était pas l'objet ? "C'est ensuite au chef du gouvernement et à lui seul d'arrêter ses arbitrages au terme des négociations", écrit ce 21 janvier le groupe de gauche dans un communiqué.
Celui-ci espère que la "posture" de la majorité de l'ADF "n'est pas révélatrice d'un refus de la négociation politique" et s'interroge même sur la réelle "volonté de l'ensemble des membres de la majorité de parvenir à un accord". Le groupe présidé par André Viola, président du conseil départemental de l'Aude, estime que la recentralisation du financement du RSA ne fait peut-être pas tant l'unanimité que ça, "certains préférant régulièrement soutenir d'autres perspectives comme par exemple la départementalisation du RSA".
Il réaffirme cependant sa volonté de voir les négociations se poursuivre, "désormais à un niveau politique"… Tout en prévenant que si celles-ci devaient dessiner "des perspectives négatives", le groupe "prendra ses responsabilités".

 

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