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Plan d'investissement dans les compétences : les missions locales très impliquées dans la mise en oeuvre

Publié le
par
Emilie Zapalski
dans

Emploi

Lors du premier comité plénier du plan d'investissement dans les compétences qui s'est tenu le 19 février 2018, Etat, régions, partenaires sociaux, Pôle emploi et l'Union nationale des missions locales (UNML) ont pu examiner les méthodes de déploiement, de suivi et d'évaluation. Les missions locales vont être très impliquées dans la mise en place des actions du plan.

Réunis le 19 février 2018 lors du premier comité plénier sur le plan d'investissement dans les compétences (PIC), partenaires sociaux, Etat, Pôle emploi et missions locales ont examiné les orientations et les méthodes de déploiement, de suivi et d'évaluation de ce plan. Ils ont aussi insisté sur le rôle que vont jouer les missions locales dans la mise en œuvre des actions, notamment en matière de mobilisation, d'orientation et d'accompagnement des jeunes vers les formations, pour leur permettre de retrouver un emploi. Pour rappel, dans le cadre du Grand plan d'investissement de 57 milliards d'euros prévu par le gouvernement, 14,6 milliards sont consacrés à ce PIC, dont 6,7 milliards pour la mise en place d'un accompagnement renforcé des jeunes décrocheurs et 7,1 milliards pour la formation des demandeurs d'emploi les plus éloignés du marché du travail.
Grâce à leurs connaissances des jeunes, des entreprises et des territoires, aux outils dont elles disposent (informations sur les perspectives d'emplois et les évolutions des compétences) et à leur couverture du territoire français, les missions locales comptent proposer des expérimentations "pour aller vers les jeunes les plus vulnérables afin de les (re)mobiliser, de (re)nouer le dialogue avec eux, dans le cadre d'un accompagnement prenant en compte la globalité de leurs attentes", signale l'UNML (Union nationale des missions locales)  dans un communiqué du 21 février.
A partir d'une évaluation des compétences numériques et des savoirs de base du jeune, le plan proposera des parcours de formation adaptés. Il s'agira d'une expérimentation axée sur "le savoir être professionnel".

Deux régions ont déjà signé un pacte avec l'Etat

Au niveau territorial, le PIC se déclinera sous la forme de pactes régionaux signés par l'Etat et les régions volontaires. Parmi les treize régions, au moins deux ont déjà signé ce contrat avec l'Etat : Bourgogne-Franche-Comté et Centre-Val-de-Loire. Pour le Centre-Val-de-Loire, la signature du pacte le 16 janvier prévoit un objectif de formation de 6.000 personnes. De son côté, l'Etat va verser une indemnisation de 26 millions d'euros, soit 50% du budget formation de cette région, qui s'élève à 50 millions d'euros. Au-delà des actions déjà mises en place par la région, avec l'Afec, un organisme de formation professionnelle, l'objectif est d'intensifier la personnalisation de l'accompagnement : un parcours spécifique selon les personnes et leurs besoins.
La région Bourgogne-Franche-Comté a quant à elle signé son pacte avec l'Etat le 15 février 2018. Depuis 2015, en coopération avec l'Etat et les partenaires sociaux, elle a pu favoriser la formation de plus de 70.000 personnes en recherche d'emploi. L'objectif global de la Bourgogne-France-Comté est la formation de 15.000 personnes avec une aide de l'Etat s'élevant à 25 millions d'euros.

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