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Pont effondré à Mirepoix-sur-Tarn : lancement immédiat d'une enquête

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Anne Lenormand / Localtis avec AFP
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Transport mobilité durable

Haute-Garonne

Le gouvernement a annoncé ce 18 novembre le lancement immédiat d'une enquête par le Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) après l'effondrement d'un pont à Mirepoix-sur-Tarn (Haute-Garonne) qui a fait un mort et au moins un disparu.

"À cette heure, on ignore encore les causes précises de l'accident", qui a fait un mort et au moins un disparu, a indiqué le ministère de la Transition écologique et solidaire dans un communiqué, après l'effondrement d'un pont qui s'est produit ce 18 novembre en début de matinée à Mirepoix-sur-Tarn (Haute-Garonne). Un camion et une voiture se trouvaient au moment de l'accident sur ce pont suspendu franchissant le Tarn, construit au début des années 1930 et rénové en 2003 selon le conseil départemental. L'ouvrage était interdit aux véhicules de plus de 19 tonnes.
L'inspection de l'ouvrage, confiée en 2017 par le département de la Haute-Garonne au Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) n'avait "révélé aucune faille de sécurité", a rappelé le ministère. "Une inspection visuelle réalisée par les services du département en 2018 a confirmé ce diagnostic", a-t-il ajouté.
"La solidité technique (du pont), de ce que je sais au moment où je vous parle, n'était en rien en cause", a avancé le Premier ministre, Édouard Philippe, en visite à Dakar. Parallèlement à l'ouverture de l'enquête du BEA-TT, "une enquête judiciaire l'est ou le sera immédiatement", a ajouté le chef du gouvernement. "Nous verrons ce que donnent les deux enquêtes pour tirer toutes les leçons et mettre en oeuvre toutes les responsabilités qui seront identifiées", a conclu Édouard Philippe.
Dans la foulée d'un rapport sénatorial qui avait tiré la sonnette d'alarme en juin dernier sur l'entretien des ponts appartenant aux collectivités locales (lire notre article ci-dessous), le gouvernement a à nouveau promis de les "appuyer". "L'État s'engage à apporter un appui méthodologique et technique aux collectivités, tant par le développement par le Cerema d'une doctrine adaptée à partir de celle qui s'impose aux ponts du réseau routier national, que par une assistance en termes d'ingénierie, en lien avec l'Agence nationale pour la cohésion des territoires (ANCT) par exemple", a indiqué le ministère de la Transition écologique. Pour le réseau national, le gouvernement "concentre depuis plusieurs années un effort important dans la surveillance, l'entretien et la réparation des ouvrages" avec un budget qui sera porté de 70 millions d'euros en 2019 à 79 millions d'euros en 2020, a-t-il ajouté dans son communiqué.

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