Congrès de Versailles - Réforme des collectivités : le président de la République veut aller "jusqu'au bout"

D'aucuns faisaient savoir depuis plusieurs jours que la réforme des collectivités territoriales représenterait l'un des morceaux de choix de l'allocution de Nicolas Sarkozy ce lundi 22 juin devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Fallait-il en déduire que l'on en saurait plus sur les derniers arbitrages du président concernant le contenu du prochain projet de loi devant porter cette réforme ? En réalité, non. Le chef de l'Etat a simplement réaffirmé son intention de mener ce chantier à son terme : "Nous irons jusqu'au bout de la réforme des collectivités locales", a-t-il déclaré aux députés et sénateurs. Et Nicolas Sarkozy de poursuivre : "Nous ne nous déroberons pas devant la réduction du nombre des élus régionaux et départementaux. Nous ne nous déroberons pas devant le problème de la répartition des compétences. Nous ne nous déroberons pas devant l'effort qui sera demandé à toutes les collectivités. On ne peut pas exiger de l'Etat d'être seul face au défi gigantesque qui consiste à faire de l'économie française une économie de production." Et l'on n'en saura pas plus. Sans doute peut-on simplement y voir une marque de volontarisme au moment où une bonne partie des propositions du rapport Balladur que le chef de l'Etat avait jugées recevables, que ce soit sur les élus avec l'idée des conseillers territoriaux ou sur les compétences avec la question de la clause générale, suscitent de claires réticences... notamment du côté du Sénat, où la commission Belot présentait il y a tout juste quelques jours des préconisations  plutôt divergentes. "Le président a fixé le cap, à nous de tout mettre en oeuvre pour réussir cette réforme ambitieuse attendue par nos concitoyens", a aussitôt réagi l'ancien ministre Dominique Perben, dont le nom est évoqué comme nouvel entrant dans le gouvernement - qui sera remanié mercredi - pour piloter cette réforme des collectivités.
Plus loin dans son discours, le chef de l'Etat a par ailleurs parlé fiscalité... et donc évoqué la taxe professionnelle : "Allons-nous continuer à taxer la production et à taxer le travail alors que nous savons bien qu'en faisant peser des charges fixes trop lourdes sur le travail et la production, nous détruisons nos emplois et nos industries ? (...) C'est un choix stratégique. C'est au nom de ce choix stratégique que la taxe professionnelle doit être supprimée. Cette réforme sera l'occasion de repenser notre fiscalité locale." Nicolas Sarkozy a du même coup déclaré souhaiter "avec la même détermination" que "l'on aille le plus loin possible sur la taxe carbone".

C.M.

 

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