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avec AFP / Localtis

Sébastien Lecornu plaide pour "un troisième mouvement de la décentralisation"

Organisation territoriale, élus et institutions

Le ministre chargé des collectivités territoriales plaide pour "un troisième mouvement de la décentralisation", qui serait "une des réponses" selon lui à la crise des gilets jaunes.

"Le Grand Débat national n'est qu'à mi-parcours mais, déjà, des rencontres avec des maires chaque semaine, du témoignage de leur engagement - de leurs frustrations aussi -, je dessine une conviction. Il existe une communauté de destin entre l'État et les collectivités locales: son renouvellement sera l'une des réponses à la crise que traverse notre pays", écrit Sébastien Lecornu dans une tribune diffusée ce jeudi 14 février sur le site du Monde.
Un "troisième mouvement de décentralisation" permettra de "compléter (l')effort" entrepris lors des deux premiers : après l'émergence de grandes métropoles régionales au cours des trente dernières années, il faut maintenant "faire vivre la France des préfectures, des sous-préfectures, des chefs-lieux de canton, des bourgs ruraux", estime le ministre en charge des collectivités. Il appelle à "bâtir un nouvel équilibre territorial" pour "répond(re) à la forte attente de proximité de nos concitoyens, tout en nous donnant les moyens d'une plus grande équité territoriale". 
"Ceux qui voudraient une querelle entre l'État et les collectivités territoriales ont tort : nos concitoyens - par ailleurs contribuables et usagers du service public - veulent une puissance publique responsable et efficace, qu'elle soit locale ou nationale", justifie-t-il. Cette troisième phase de décentralisation doit se construire autour de "quatre maîtres mots" : "lisibilité, démocratie, liberté et responsabilité". "Plus qu'un changement de méthode, nous avons besoin d'une nouvelle philosophie: 'Certes, qui paie décide; mais qui décide assume'."
Il plaide ainsi pour "la liberté d'initiative locale" afin de "redonner des marges de manoeuvre aux élus locaux comme aux préfets et, plus largement, aux agents de l'État sur le terrain", ainsi que pour "un contrôle démocratique local" concernant "l'organisation des services publics locaux". Les Français ont en outre "le droit de savoir 'qui s'occupe de quoi' dans les services publics du quotidien", alors qu'aujourd'hui "beaucoup de responsabilités sont trop partagées, ce qui dilue immanquablement les responsabilités".

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