Sénatoriales : les résultats, département par département

La majorité de droite au Sénat est sortie renforcée dimanche des sénatoriales, marquées par un très fort renouvellement des élus et un premier revers pour La République en marche d'Emmanuel Macron, très loin de ses objectifs initiaux. Le Parti socialiste a plutôt bien résisté après ses cuisantes défaites à la présidentielle et aux législatives de juin et le PCF, qui semblait menacé, est en mesure de conserver son groupe à la Haute Assemblée.
A l'issue de ce scrutin, 102 nouveaux élus sur les 171 renouvelables devraient faire leur entrée début octobre au palais du Luxembourg. "Les grands électeurs ont conforté la majorité sénatoriale", a salué le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), promettant "une majorité exigeante et positive".
Principaux bénéficiaires du scrutin, Les Républicains comptent désormais 159 sénateurs, soit 17 de plus que dans le Sénat sortant, selon des sources concordantes. L'UDI en compte 50 (+8) et quatre non inscrits portent la majorité sénatoriale à 213 élus de la droite et du centre. LREM perd un siège avec 28 élus. Les socialistes limitent les dégâts et reviendront à 81 au Sénat (-5), avec un groupe plus de deux fois plus large que celui de leurs collègues députés. Avec 12 élus, les communistes perdent 6 sièges et les radicaux du RDSE en perdent 4 avec 12 élus également. Les écologistes n'ont plus que 4 élus.
Forte déception en revanche du côté de La République en marche, qui n'a pas réussi à s'imposer au Sénat. "Nous allons travailler à construire des majorités d'idées en rassemblant le plus possible de sénateurs autour des réformes que nous portons pour transformer notre pays", a réagi le parti du président. Si Emmanuel Macron s'est gardé de commenter les résultats, son entourage a jugé auprès de l'AFP que le résultat était "sans surprise" et "la conséquence arithmétique des élections de 2014 et 2015". "Peut-être que la barre avait été fixée trop haut", a déploré un macroniste dans une critique voilée du président du groupe LREM au Sénat, François Patriat. "Nous aurons aimé faire mieux", a concédé ce dernier en assurant que son groupe allait discuter "avec les centristes, les RDSE, les socialistes et les Républicains".
Au PS, l'heure est au soulagement. "Ce soir, le PS est au Sénat la première force d'opposition de gauche", s'est félicité le député et ex-sénateur Luc Carvounas pour qui le scrutin marque aussi "le retour du clivage gauche-droite". "Face à #Macron, nous continuerons d'être la voix du peuple au @Senat", ont tweeté les élus communistes.
Le FN ne remporte aucun nouveau siège mais enregistre une "vraie augmentation en voix", a analysé sa présidente Marine Le Pen.
Seule ministre du gouvernement Philippe en position éligible, Jacqueline Gourault (LREM/MoDem) a été réélue dans le Loir-et-Cher.
Favori et seul candidat à sa succession, le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), est réélu dans les Yvelines. Les ex-ministres socialistes Laurence Rossignol, André Vallini et Patrick Kanner ont été élus dans l'Oise, l'Isère et le Nord. "Le résultat atteste du décalage total et caricatural entre le Sénat et les citoyens", a ironisé le député de La France insoumise, Alexis Corbière.
Le collège de 76.359 grands électeurs issus largement des municipales de 2014 remportées par la droite, plaçait de fait LR et les centristes en position de force. Les élus locaux qui constituent l'essentiel des grands électeurs "ont besoin d'une relation de confiance et de respect avec l'exécutif", qui a "parfois manqué ces derniers temps", a observé Gérard Larcher.
Le Sénat reprendra ses travaux le 2 octobre, avec l'élection de son président, qui sera sans surprise le sortant Gérard Larcher.
Le nombre de groupes parlementaires - six - pourrait évoluer en fonction des tractations entre élus. Des sénateurs LR ont déjà déposé les statuts d'une association, première étape vers la constitution d'un groupe de "Constructifs" à l'image de celui créé à l'Assemblée.
A gauche, une scission du groupe socialiste entre pro-Macron et ceux qui refusent tout alignement est évoquée.
Autre enjeu du scrutin : le chef de l'Etat a besoin, in fine, d'une majorité des trois cinquièmes du Parlement réuni en Congrès pour faire adopter ses réformes constitutionnelles. Les macronistes vont désormais tenter un rapprochement avec des élus centristes, radicaux, socialistes ou LR "Constructifs", en créant éventuellement un intergroupe.

Le nouveau Sénat ressemble à l'ancien : quelques chiffres clefs

A peine plus jeune... - Avec 60 ans et 8 mois de moyenne d'âge, le nouveau Sénat est à peine plus jeune qu'après l'élection de 2014, dont la moyenne était de 60 ans et 10 mois. Le benjamin du Palais du Luxembourg reste David Rachline (FN), élu en 2014 dans le Var, qui aura 30 ans en décembre. Le plus jeune élu de 2017 est le socialiste Xavier Iacovelli, âgé de 30 ans, qui a conquis son siège dans les Hauts-de-Seine. Le doyen est Gérard César (LR), 82 ans, élu en 2014 en Gironde, qui s'apprête à abandonner son siège en raison de la loi sur le non-cumul des mandats. Les Républicains ont la moyenne d'âge la plus élevée (62 ans et 2 mois), devant les socialistes (60 ans et 7 mois).

... et guère plus féminin - Le nombre de sénatrices évolue peu, elles sont désormais 101, soit 29% des sièges, contre 95. La République en marche ne compte que 14% de sénatrices, le taux le plus faible devant LR (26%), l'UDI (29%) et le PS (31%).

Les retraités en baisse - Les retraités, au nombre de 90, sont toujours les plus représentés, mais en baisse par rapport au précédent hémicycle (105). Les cadres du privé sont désormais un peu plus nombreux (33 contre 22), quasiment au même niveau que les cadres de la fonction publique (34 contre 30). 51 personnes exercent des professions libérales (contre 44), 36 sont enseignants (contre 39).

Les "recyclés" à la peine - Sur les 263 candidats "recyclés" qui s'étaient présentés aux législatives de juin, seuls quatre ont été élus : deux candidats LR, un divers droite et un "union de la gauche".

Les sortants en nombre - 101 nouveaux venus feront leur entrée au Palais du Luxembourg. 99 sénateurs étaient candidats à leur réélection : 70 ont réussi leur pari, en comptant la ministre MoDem Jacqueline Gourault, dont le siège était vacant depuis deux mois du fait de son entrée au gouvernement, et l'écologiste Esther Benbassa, élue à Paris après avoir été sénatrice du Val-de-Marne. Le président sortant Gérard Larcher (LR) enchaîne avec un cinquième mandat dans les Yvelines, quatre réélus partent pour un quatrième mandat et 19 pour un troisième.

La fin du cumul - A partir du 1er octobre, la loi sur le cumul des mandats interdira à un parlementaire d'exercer une fonction de maire ou d'adjoint au maire, de président ou vice-président de conseil départemental, de conseil régional, d'intercommunalité ou toute autre fonction exécutive locale. Sur les 70 sénateurs réélus, 29 exercent au moins une de ces fonctions (dont 19 maires), un cumul auquel ils devront renoncer. Neuf d'entre eux cumulent au moins deux mandats exécutifs en plus de leur mandat parlementaire. Sur les 177 sénateurs non soumis à l'élection dimanche, 101 vont devoir régulariser leur situation : 69 sont maires et près de la moitié exercent au moins deux mandats exécutifs locaux.
 

 

Jura : deux femmes de droite élues sénatrices
Les conseillères départementales Sylvie Vermeillet (UDI) et Marie-Christine Chauvin (DVD), qui avaient sollicité en vain l'investiture LR, ont été élues dimanche sénatrices du Jura. Elles succèdent aux sénateurs LR sortants Gérard Bailly et Gilbert Barbier, président du groupe du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) au Sénat, qui ne se représentaient pas. Ils avaient été élus en 2001, puis réélus en 2011. Avec l'élection de Sylvie Vermeillet (65,98%), 50 ans, et Marie-Christine Chauvin (53,32%), 62 ans, les deux sièges de sénateurs du Jura restent au centre droit. Loin derrière, les candidats LREM et PS n'ont enregistré qu'environ 20% des suffrages chacun. Les deux vice-présidentes de la majorité de droite du conseil départemental jurassien avaient demandé l'investiture Les Républicains, mais elles n'avaient pas été désignées. Sylvie Vermeillet avait finalement été investie par l'UDI, alors que Marie-Christine Chauvin s'était présentée sous l'étiquette DVD. À l'issue du premier tour des sénatoriales dimanche, Sylvie Vermeillet, ancienne présidente de l'Association des maires du Jura pendant neuf ans, est arrivée largement en tête, manquant d'être élue à quelques voix près. Marie-Christine Chauvin est arrivée deuxième, talonnée par un autre candidat DVD et un candidat LR. Ces derniers se sont retirés au deuxième tour pour laisser le champ libre aux deux conseillères départementales.

Indre-et-Loire : carton plein pour la droite LR et UDI
La droite a fait un carton plein dimanche avec deux élus LR et un UDI aux élections sénatoriales en Indre-et-Loire, au détriment de la gauche et de La République en marche, qui avaient les trois sièges dans la précédente assemblée. La liste LR a remporté 27,14% des exprimés, donnant une victoire sans surprise au maire LR de Tours Serge Babary, qui a emmené dans sa roue la deuxième de liste, Isabelle Raimond-Pavero, adjointe au maire de Chinon et vice-présidente du conseil départemental. De son côté, l'UDI Pierre Louault a surmonté sans difficulté la présence d'une liste dissidente en remportant 22,42% des exprimés, devançant ainsi largement la liste LREM (12,56% des exprimés). La gauche perd son siège de sénateur en Indre-et-Loire : ni l'ancien député frondeur Alain Baumel (9,32%), ni le communiste Jean-Michel Bodin (6,28%) ne sont parvenus à sauver le siège au palais du Luxembourg de la maire PCF de Saint-Pierre-des-Corps, Marie-France Beaufils, qui ne se représentait pas.

Isère : Vallini réélu mais le PS perd un siège, la droite en tête
Les sénateurs sortants Michel Savin (LR) et André Vallini (PS) ont été réélus dimanche en Isère, où la droite remporte deux sièges sur quatre malgré ses divisions, tandis qu'un transfuge socialiste offre un fauteuil à La République en marche. La liste de l'actuel conseiller départemental et maire (LR) de Domène, Michel Savin, arrivée troisième en 2011, a cette fois majoritairement convaincu les 3.022 grands électeurs du département et décroche deux sièges. Elle arrive en tête du scrutin proportionnel avec 33,72% des suffrages et 965 voix, soit 507 voix de plus qu'en 2011. L'Isère avait cette année-là élu pour la première fois un sénateur supplémentaire. Michel Savin, 58 ans, prendra la route du palais du Luxembourg en compagnie de sa co-listière Frédérique Puissat (LR), 49 ans, maire d'un petit village du Vercors élue pour la première fois lors d'un scrutin national. L'ancien soutien de François Fillon à la présidentielle a peu pâti des divisions qui ont poussé quatre autres listes à se former à droite pour ce scrutin - créditées au final de 0,24% à 3,32% des voix. A gauche, la liste (DVG) du maire de la commune de Percy, Guillaume Gontard, soutenu par les communistes (dont l'élue sortante ne se représentait pas) et les écologistes, arrive en tête avec 19,08% des voix. Elle devance celle du socialiste sortant et ancien secrétaire d'Etat André Vallini, reconduit avec seulement 16,56% des voix, loin de son score de 46,22% obtenu en 2011. Le quatrième siège à pourvoir revient en outre à un ancien fidèle d'André Vallini passé à La République en marche, Didier Rambaud, qui obtient 14,43% des suffrages. La liste du FN emmenée par Gérard Dézempte a réuni 4,26% des suffrages.

Landes : deux socialistes élus sans surprise
Dans les Landes, où les deux sénateurs PS sortants ne se représentaient pas, les candidats socialistes Monique Lubin, proche d'Henri Emmanuelli, et Eric Kerrouche sont arrivés dimanche, sans surprise, en tête du second tour des sénatoriales. Dans ce fief socialiste, le PS avait été malmené aux législatives, en perdant deux sièges de députés sur les trois remis en jeu. Mais les 1.153 grands électeurs appelés dimanche à élire deux sénateurs au scrutin majoritaire à deux tours lors du renouvellement partiel n'ont pas bousculé la tradition landaise : Monique Lubin, une fidèle de l'ancien ministre et président du conseil départemental Henri Emmanuelli (décédé le 21 mars dernier), a recueilli 55,64% des suffrages. Elle a devancé de peu l'autre candidat PS, Eric Kerrouche, élu avec 52,12%. La vice-présidente socialiste du conseil départemental succède ainsi au sortant PS Jean-Louis Carrère, dont elle a longtemps été l'attachée parlementaire. Elu local socialiste depuis plus de quinze ans, l'enseignant-chercheur Eric Kerrouche, natif de Lille (Nord), conseiller municipal, communautaire et régional, était quant à lui depuis 2012 le suppléant du sénateur PS sortant, Jean-Louis Carrère.

Loir-et-Cher : la ministre Jacqueline Gourault réélue
La ministre et sénatrice sortante Jacqueline Gourault (LREM/Modem) a conservé sans difficulté dimanche son fauteuil au palais du Luxembourg, le sénateur-maire de Romorantin-Lanthenay, Jeanny Lorgeoux, transfuge du PS passé à LREM, étant battu au profit du maire UDI de la petite ville de Montrichard. Seule ministre du gouvernement d'Edouard Philippe candidate en position éligible, Jacqueline Gourault a recueilli 50,58% des voix, dès le premier tour. Proche de François Bayrou, elle bénéficiait à la fois de l'investiture de La République en marche et du soutien du MoDem. A l'inverse, face à une droite divisée entre une liste LR et UDI et fort de son ancrage local, Jeanny Lorgeoux pensait l'emporter facilement, à l'instar de sa collègue Modem. Cependant, aux termes de négociations en coulisses entre les deux tours, la liste LR menée par Pascal Goubert de Cauville annonçait son retrait en faveur de celle de Jean-Marie Janssens, assurant ainsi la victoire du maire UDI de la petite ville de Montrichard (407 voix, contre 377 au sénateur sortant).

Loire : match nul entre la gauche et la droite
La gauche a limité les dégâts dans la Loire dimanche en remportant deux des quatre sièges de sénateur à pourvoir, les deux autres revenant à la droite qui progresse, tandis qu'une liste de la majorité présidentielle a échoué. La droite, qui n'avait remporté qu'un siège au précédent renouvellement des sénateurs de la Loire, en comptera désormais deux. Parmi les huit listes en concurrence, dont quatre de la droite et du centre, celle conduite par Bernard Bonne (LR), président du conseil départemental, arrive en tête (avec 26,76% des voix) et rate de peu l'élection d'un deuxième candidat. Face au cumul des mandats de Bernard Bonne, un renouvellement de l'exécutif du département est d'ores et déjà prévu le 16 octobre. A 71 ans, Bernard Fournier, élu sortant LR mais candidat DVD sur une liste à part qui a obtenu 13,82% des suffrages, repart pour un nouveau mandat de six ans et pourra fêter en novembre le vingtième anniversaire de sa première élection à la Haute Assemblée. Il est aussi à la tête de l'Union des communes rurales de la Loire. A gauche, la sénatrice Cécile Cukierman est réélue sur une liste communiste (18,23%), où l'autre sortante Evelyne Rivollier, en troisième position, ne l'est pas en revanche. Et le socialiste Jean-Claude Tissot, qui conduisait la sienne, fait son entrée au palais du Luxembourg avec 16,11% des voix. Parmi les perdants du scrutin figurent Jean-François Barnier, autre candidat DVD (8,25%) qui préside depuis 2008 l'association des maires de la Loire. Echec aussi pour Alain Berthéas, président de la communauté d'agglomération Loire Forez et président du parti radical dans la Loire, qui avait reçu l'investiture de La République en marche. Sa liste n'a réuni que 11,65% des suffrages. Le sénateur sortant Maurice Vincent, ancien maire PS de Saint-Étienne passé chez En Marche!, ne se représentait pas.

Haute-Loire : les Républicains décrochent un siège, l'UDI conserve l'autre
Le sénateur UDI Olivier Cigolotti a été réélu dimanche en Haute-Loire tandis que le second siège à renouveler est revenu au candidat des Républicains Laurent Duplomb, dont l'élection fait pencher le département un peu plus à droite. Lors d'un scrutin majoritaire bouclé dès le premier tour, Olivier Cigolotti, directeur général d'un foyer de jeunes travailleurs qui avait été élu lors d'une élection partielle en 2015, a été reconduit facilement avec 73,8% des voix. Laurent Duplomb, producteur laitier et président de la chambre départementale d'agriculture, a obtenu 52,83% des suffrages dans ce département qui compte 731 grands électeurs. Le sortant centriste Gérard Roche, 74 ans, ex-président du conseil départemental, ne se représentait pas. Il avait soutenu le mouvement d'Emmanuel Macron lors de la présidentielle et des législatives mais le candidat La République en marche Serge-Pierre Mondani, maire centriste de Saint-Beauzire, n'est arrivé qu'en troisième position avec 24,93% des voix. Seulement cinq candidats briguaient les deux postes, contre dix en 2011. Le socialiste Patrice Douix a obtenu 20,54% des suffrages exprimés et la candidate du Front national, Aurore Arnaud, 3,4%.

Loire-Atlantique : le PS garde ses deux sièges, pas d'élu LREM
En Loire-Atlantique, où cinq sièges étaient à pourvoir, les deux sénateurs socialistes sortants ont conservé leur fauteuil à la chambre haute du Parlement, tandis que La République en marche n'a pas réussi à propulser d'élu au Sénat. La liste soutenue par le PS, "Expérience et proximité pour plus de solidarité territoriale", est arrivée en tête du scrutin à la proportionnelle dimanche, avec 635 voix, soit 23,04% des suffrages exprimés. Cela a permis à Yannick Vaugrenard et Michelle Meunier d'être réélus, confirmant ainsi l'ancrage de la gauche dans le département. Elu il y a six ans sur une liste d'union avec le Parti socialiste, le sénateur écologiste Ronan Dantec, en tête de la liste divers gauche "Vivre nos territoires", conserve aussi son siège, après avoir recueilli 484 voix (17,56%). Est également réélu le sénateur-maire UDI de Saint-Sébastien-sur-Loire, Joël Guerriau, avec 563 voix (20,43%). Seul le sénateur sortant LR André Trillard, 69 ans, élu depuis 16 ans, ne retrouvera pas le palais du Luxembourg. Avec 245 voix, sa liste dissidente (composée de divers droite, sans étiquette et LR) arrive loin derrière celle du candidat préféré par la commission nationale d'investiture des Républicains, l'ancien député et conseiller régional Christophe Priou (462 voix), nouveau sénateur de Loire-Atlantique. Valérie Sauviat-Duvert, conseillère municipale à Guérande et choisie au pied levé pour mener la liste LREM, après l'éviction début septembre du candidat initialement pressenti, Bernard Morilleau, échoue à conquérir un siège au Sénat. Elle recueille 312 voix (11,32%). Le score du Front national est resté modeste, avec 40 voix, contre 25 voix il y a six ans. La liste était menée par le secrétaire départemental de la formation d'extrême droite, Alain Avello, démissionnaire après avoir annoncé son ralliement à Florian Philippot. En dernière position, une liste divers droite n'obtient que 15 voix (0,54%).

Loiret : deux sortants LR et PS réélus et élection d'un LR dissident
La délégation du Loiret au palais du Luxembourg reste stable avec la réélection des deux sénateurs sortants PS, Jean-Pierre Sueur, et LR, Jean-Noël Cardoux, et l'arrivée du LR dissident Hugues Saury pour succéder à Eric Doligé (LR) qui ne briguait pas un nouveau mandat. Le socialiste Jean-Pierre Sueur a tiré bénéfice de l'absence de dissidence et de la division de la droite: sa liste est arrivée en tête avec 34,52% des exprimés. Les listes des deux frères ennemis de la droite départementale, le président LR du conseil départemental Hugues Saury, entré en dissidence pour l'occasion, et le sénateur LR sortant Jean-Noël Cardoux se sont partagés les voix de leur camp, recueillant respectivement 25,17% et 21,78% des voix. La liste LREM, conduite par la présidente de la fédération du bâtiment du Loiret et novice en politique Aline Mériau, a été sèchement recalée par les grands électeurs qui ne lui ont accordé que 5,78% de leurs suffrages, devant le dissident LREM Benoît Loncein (3,69%), et juste derrière la liste communiste (5,97%).

Lot-et-Garonne : ticket gagnant pour la droite
C'est un ticket gagnant pour la droite qui a remporté, avec Christine Bonfanti-Dossat (LR) et de Jean-Pierre Moga (DVD), l'élection sénatoriale dimanche dans le Lot-et-Garonne, où 991 grands électeurs devaient renouveler deux sièges de sénateurs au scrutin majoritaire à deux tours. Jean-Pierre Moga, conseiller départemental et ancien maire de Tonneins (2001-2014), a raté de peu l'élection dès le premier tour, et devancé au second sa "binôme" candidate des Républicains avec 50,43%. Christine Bonfanti-Dossat, infirmière libérale et chef de file de LR dans le département, est arrivée en deuxième position avec 47,08% des voix. Maire de Lafox et conseillère départementale du canton du Sud-Est Agenais depuis avril 2015, elle formait un tandem avec Jean-Pierre Moga en vertu d'un accord conclu localement entre l'UDI et Les Républicains. Tous deux sont élus pour la première fois au Sénat. Les deux sénateurs sortants ne se représentaient pas, ayant préféré leur mandat local à un siège au palais du Luxembourg face à l'application du non-cumul des mandats. Le socialiste Pierre Camani a préféré rester à la tête du conseil départemental, et le centriste Henri Tandonnet à sa mairie de Moirax.

Maine-et-Loire : la droite reprend l'avantage sur la gauche
Dans le Maine-et-Loire, où neuf listes se disputaient les quatre sièges à pourvoir, la droite est parvenue dimanche à en conserver deux contre un seul à la gauche, le candidat soutenu par La République en marche, un élu d'Angers LR "constructif", remportant le dernier siège en jeu. Seule sénatrice sortante candidate à sa succession, Catherine Deroche (LR) est réélue sans surprise. Sa liste arrive en tête avec 559 voix, soit 28,74% des suffrages exprimés, permettant à son colistier, Stéphane Piednoir, maire Les Républicains de Montreuil-Juigné, de faire son entrée au palais du Luxembourg. Un temps pressenti pour figurer en position éligible sur la liste LR avant d'être désigné tête de liste par le parti de la majorité présidentielle, le "constructif" Emmanuel Capus décroche la deuxième place, avec 346 voix (17,79%). Cet ancien soutien de François Fillon à la présidentielle succède au Sénat au maire LR d'Angers, Christophe Béchu, dont il est l'adjoint depuis 2014. Bâtie en réaction à l'investiture d'Emmanuel Capus, la liste conduite par le centriste Jean-Charles Prono, soutenue par le MoDem, recueille 11,05% des suffrages exprimés, un score néanmoins insuffisant pour obtenir un siège de sénateur. La gauche, qui avait réussi à envoyer deux représentants au Sénat il y a six ans, une écologiste et un socialiste, ne sauve qu'un seul siège. Le maire socialiste des Ponts-de-Cé, Joël Bigot, récolte 13,37% des voix et devient sénateur, sans l'investiture du PS qui lui avait préféré Sophie Foucher Maillard pour mener la liste d'union avec EELV (5,91%). Quatre autres listes étaient en course. Celle de l'adjointe au maire de Cholet, Isabelle Leroy (UDI), déjà candidate en 2011, obtient 12,08% des suffrages. La liste divers droite conduite par le président de l'association des maires ruraux de Maine-et-Loire, Adrien Denis, recueille 6,99% des voix. Les listes communiste et Front national ferment la marche, avec respectivement 2,57% et 1,49% des voix.

Manche : statu quo avec un sénateur PS et deux LR
La Manche garde un sénateur PS et deux LR à l'issue des élections sénatoriales de dimanche, la liste LREM n'ayant pas réussi à bousculer le statu quo dans ce département normand. Le maire PS de Cherbourg-en-Cotentin Jean-Michel Houllegatte, proche de Bernard Cazeneuve, est élu sénateur à 69 ans. Il remplacera Jean-Pierre Godefroy (PS), qui ne se représentait pas. Sa liste remporte 20,57% des voix. Elle arrive en troisième position derrière celles du sénateur sortant LR Philippe Bas, en tête avec 29,82% des voix), et de l'autre sortant LR Jean Bizet (16,43%), 70 ans, sénateur depuis 1996. Sénateur depuis 2011, l'ancien ministre Philippe Bas, 59 ans, a indiqué qu'il quitterait la présidence du conseil départemental de la Manche s'il était réélu sénateur. La liste LREM menée par un des maires délégués de Cherbourg, l'ex-DVD Jean-Michel Maghe, réalise un score de 14,94%, qui ne permet pas à sa tête de liste d'être élue. Les centristes étaient divisés dans ce département entre la liste de la conseillère régionale Christiane Vulvert (9,44%), soutenue par le vice-président de l'UDI Yves Jégo, et celle du président de l'UDI de la Manche Jean Lepetit (3,95%). La liste du FN réalise un score de 1,81%, derrière celle du PCF (3,04%).

Marne : les trois sortants réélus
Les trois sénateurs sortants, candidats à leur réélection et présents sur une même liste de droite, ont remporté dimanche les trois sièges en jeu dans la Marne, sur une victoire nette face à leurs concurrents. René-Paul Savary (Les Républicains), Françoise Férat (Union centriste) et Yves Detraigne (Alliance centriste) ont été réélus. Leur liste d'union de la droite a remporté 54,18% des voix, soit 836 suffrages exprimés lors de ce scrutin à la proportionnelle. Ils se sont emparé des trois sièges à pourvoir dans ce département traditionnellement ancré à droite où ni la liste de La République en Marche de Yann Velly (17,82%) ni celle du divers droite Pascal Desautels (10,95%) ne sont venues inquiéter ces ténors locaux.

Haute-Marne : Charles Guené et Bruno Sido (LR) réélus
Charles Guené et Bruno Sido, candidats sortants tous deux membres du parti Les Républicains, ont été réélus dimanche sénateurs de Haute-Marne.
Aucune surprise n'a émaillé ce scrutin majoritaire à deux tours, confirmant le vote historiquement marqué à droite de la classe politique locale. Dix candidats étaient en course.
Au premier tour Charles Guené, maire LR du Montsaugeonnais, a obtenu 58,6% des suffrages exprimés soit 460 voix, ce qui lui ouvre les portes d'un troisième mandat consécutif.
Quatre candidats étaient ensuite en lice pour le second tour : Bruno Sido (LR), Bertrand Ollivier (LREM), Julien Volot (FN) et Nicole Samour (PS).
Bruno Sido, sénateur sortant et actuel président du conseil départemental de Haute-Marne, a remporté le second siège en jeu en recueillant 415 voix, loin devant ses adversaires.

Mayenne : l'UDI conserve son siège, LR rafle l'autre
En Mayenne, où deux sièges étaient à pourvoir dimanche, l'UDI en a conservé un et Les Républicains ont raflé le second, renforçant ainsi l'ancrage centre-droit du département depuis le basculement de Laval dans le giron de l'UDI aux municipales. La sénatrice Elisabeth Doineau, élue en 2014 après l'élection au Parlement européen du centriste Jean Arthuis, a conservé son siège dès le premier tour avec 67,49% des voix. Le jeu était plus ouvert pour le second siège: il a fallu un second tour pour élire Guillaume Chevrollier, ancien député LR (2012-2017) battu en juin dernier. Le nouveau sénateur a remporté 46,91% des voix face à Valérie Hayer, conseillère départementale et candidate LREM (38,06%) et face à Philippe Henry (UDI), maire de Château-Gontier (14,18%).

Meurthe-et-Moselle : Les Républicains font le plein
La droite, avec le sénateur sortant LR Jean-François Husson, et ses colistiers Véronique Guillotin et Philippe Nachbar a remporté dimanche 3 des 4 sièges de sénateurs en Meurthe-et-Moselle, le PS sauvant la mise avec un siège.
Quatre sièges étaient à pourvoir dans ce département lorrain dans un scrutin à la proportionnelle. La liste de Jean-François Husson a fait le plein, recueillant 48,07% des voix. Véronique Guillotin, médecin généraliste de 54 ans, venue tardivement à la politique et siégeant depuis 2016 au Conseil régional du Grand Est, fait son entrée au Sénat où elle siègera aux côtés des sortants LR Jean-François Husson et Philippe Nachbar. A gauche, Olivier Jacquin (PS), un élu local et agriculteur de 53 ans adoubé par l'architecte de la gauche unie de Meurthe-et-Moselle Michel Dinet (décédé en 2014), occupera l'un des deux sièges laissés par les sortants de gauche Daniel Reiner et Evelyne Didier, qui ne se représentaient pas. Largement distancée, la liste du candidat LREM de Stéphane Getto, termine quatrième avec 9,06% des voix, derrière la liste PCF de Jacky Zanardo (15,70%), devant les listes du FN Grégoire Eury (2,21%) et divers gauche de Blandine Massenet-Ozdemir (1,70%).

Meuse : LR et un centriste soutenu par LREM emportent les deux sièges
La droite et le centre se partagent les deux sièges de sénateurs dans la Meuse: Gérard Longuet (LR) a été réélu sans difficultés, tandis que Franck Menonville (DVD), un centriste soutenu par LREM, a bénéficié du retrait inattendu de Christian Namy. M. Longuet est arrivé largement en tête de ce scrutin majoritaire: l'ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy s'est fait réélire avec 52,69% des voix, ainsi que Franck Menonville, un élu local et agriculteur de 44 ans soutenu par LREM. Gérard Longuet avait fait campagne avec le président du Conseil départemental Claude Léonard (LR). M. Menonville avait fait campagne auprès du sénateur sortant Christian Namy (Parti radical), avec le soutien de La République en Marche. Ce sénateur nouvellement élu est parvenu à transformer son ticket gagnant grâce à un appel in extremis de M. Namy à voter pour lui dans l'entre-deux-tours dimanche. Selon l'Est Républicain, quelques minutes avant le second tour, M. Namy (LREM), 78 ans, arrivé troisième au premier tour a créé la surprise en retirant sa candidature et en appelant les grands électeurs à voter pour le jeune agriculteur meusien. Le candidat PS Jean-François Thomas a terminé loin derrière avec 14,49%. Dans ce département lorrain qui avait placé Marine Le Pen en tête du premier tour de la présidentielle, le FN a totalisé 3,71% des voix.

Moselle : la droite rafle 4 des 5 sièges, le PS perd un fauteuil
La droite, représentée par les sortants Jean-Louis Masson (DVD), François Grosdidier (LR) et Jean-Marie Mizzon (DVD), a remporté quatre des cinq sièges qui étaient à pourvoir dimanche aux sénatoriales en Moselle.
A gauche, Jean-Marc Todeschini, ancien ministre aux Anciens combattants de François Hollande, sauve l'un des deux sièges avec sa liste d'union de la gauche, qui recueille 19,78% des voix. Le sénateur sortant Jean-Louis Masson (DVD), avec sa liste "Moselle Avenir" (22,77%), est arrivé en tête de ce scrutin à la proportionnelle. M. Masson siégera au Sénat avec sa colistière Christine Herzog, 48 ans, maire de Hertzing, une commune du canton de Sarrebourg. Jean-Marie Mizzon (13,45%), maire de la commune de Basse-Ham avec sa liste divers droite, fait son entrée au Palais du Luxembourg.
Le sénateur LR François Grosdidier (21,20%) conserve son siège.
Le candidat de LREM Bernard Guirkinger termine cinquième avec 8,61%, devant le divers gauche Philippe Gasparella (4,13%) et divers droite Jérémy Aldrin (6,15%). Aux sénatoriales de 2011, trois sénateurs de droite et deux PS, Jean-Marc Todeschini et l'ancien président du Conseil régional de Lorraine Jean-Louis Masseret, avaient été élus.

Nièvre : le PS garde un siège, déconvenue pour LREM
La sénatrice sortante Anne Emery-Dumas (LREM), transfuge du PS, n'a pas réussi à se faire réélire dimanche dans la Nièvre, où les deux sièges à pourvoir sont revenus au socialiste Patrice Joly et à la candidate DVD Nadia Sollogoub. Dans ce département aux 751 grands électeurs, celle qui siégeait depuis juin dans le groupe présidentiel au Sénat était pourtant arrivée en tête d'un premier tour très serré, devançant Patrice Joly, l'autre candidat LREM Daniel Barbier, et Nadia Sollogoub. Tous les quatre étaient dans un mouchoir de poche entre 28 et 30% des voix, nettement détachés parmi 12 candidats.
Malgré cela, pas moins de 9 se sont maintenus au second tour, où Patrice Joly a bénéficié cependant des retraits du communiste Bernard Dubresson et de l'écologiste Nathalie Charvy. Il a emporté le second avec 43,59% des suffrages, obtenant le meilleur report de voix. Derrière lui, le match a été très serré entre Mme Sollogoub (38,32%) et Mme Emery-Dumas (36,47%), la première décrochant le deuxième siège de sénateur avec seulement 13 voix d'écart. Une étrange double consigne de vote à l'issue du premier tour, rapportée par le quotidien régional Le Journal du Centre, a pu jouer : le candidat sans étiquette Philippe Berrier, troisième à se retirer après avoir obtenu 42 voix, a appelé à voter pour Patrice Joly et pour Nadia Sollogoub, de quoi barrer la route aux candidats LREM. Une déconvenue pour Anne Emery-Dumas, qui avait été élue au Sénat en 2012 avec 60% des voix lors d'une élection partielle, ainsi que pour Daniel Barbier, vice-président du conseil départemental et autre transfuge du PS, qui obtient 29,49% des suffrages au second tour. Le socialiste Gaëtan Gorce, autre sortant qui fut candidat aux législatives en juin, avait annoncé au soir de sa défaite qu'il ne se représenterait pas aux sénatoriales.

Nord : la droite progresse, le PS recule, le PCF résiste
La droite, bien que très divisée, a remporté six des onze sièges aux sénatoriales dans le Nord dimanche, établissant sa progression sur le recul confirmé du PS dans son ancien fief, où le PCF a bien résisté. La liste UDI de la sortante Valérie Létard, vice-présidente du conseil régional, arrive en tête (17,9%) et s'octroie deux sièges, avec le maire de Saint-André Olivier Henno.
Les Républicains, conduits par l'ancien ministre Marc-Philippe Daubresse, maire de la commune cossue de Lambersart, conservent également leurs deux sièges (12,1%). Les deux autres sièges de la droite reviennent à l'ancien député apparenté UMP durant trois législatures (2002 à 2017), l'élu des Flandres Jean-Pierre Decool (7,8%) et au divers droite Dany Wattebled, conseiller départemental et maire de Lesquin, où est implanté l'aéroport de Lille. Le Parti socialiste, de son côté, continue de perdre des sièges dans un département où il n'a plus de député depuis les dernières législatives: il passe de cinq à deux élus (17,6%). Les deux rescapés sont l'ancien ministre de la Ville Patrick Kanner, rival local de Martine Aubry, et la patronne de la fédération du Nord, Martine Filleul. Pour sa part, le PCF maintient, lui, son influence (13,4%), reconduisant le sortant Eric Bocquet, accompagné de Michelle Gréaume, maire de la ville industrielle d'Onnaing, près de Valenciennes, historiquement ancrée à gauche.

Oise : la droite remporte 3 des 4 sièges à pourvoir
La droite, quoique partie divisée, a remporté dimanche trois sièges de sénateurs sur les quatre qui étaient à pourvoir dans l'Oise, où seule la sénatrice sortante et ancienne ministre Laurence Rossignol a été élue pour le PS. La liste de l'ex-ministre de la Famille arrive derrière celle du président du conseil départemental Edouard Courtial (LR) qui a deux élus, avec Nadège Lefebvre, et celle d'Olivier Paccaud (dissident LR), également élu.
Le sortant Alain Vasselle, qui conduisait la deuxième liste officiellement investie par LR, n'a lui pas été réélu. Le département comptait jusqu'alors deux sénateurs Républicains et deux socialistes, dont Yves Rome passé En Marche en début d'année. Sophie Reynal, désignée pour représenter les couleurs LREM, n'a recueilli que 8,65% des voix, devant Jean-Pierre Bosino (PCF), qui n'a pas réussi à faire liste commune avec Mme Rossignol dont il a pourtant été le suppléant. La liste du candidat FN Michel Guiniot a recueilli 3,47% des voix.

Orne : un LR remplace l'autre, la sénatrice UDI réélue
L'Orne garde un sénateur LR et une sénatrice UDI à l'issue des élections de dimanche: Sébastien Leroux (LR) est élu en remplacement du sortant Jean-Claude Lenoir et l'UDI Nathalie Goulet a été réélue dès le premier tour.
Fidèle de Alain Lambert, l'ancien ministre UMP actuellement à l'UDI, Sébastien Leroux, 43 ans, a été élu au second tour avec 59,4% des voix. Chargé de la communication et du tourisme au conseil départemental de l'Orne, il avait l'investiture de son parti, contrairement au LR Philippe Senaux, 64 ans, qui remporte 7,86% des voix. La candidature de Sébastien Leroux avait également le soutien d'Alain Lambert dont il a été un temps le directeur de cabinet lorsque celui-ci présidait le département. La liste LREM menée par le président de l'association des maires ruraux de l'Orne Jean-Marie Vercruysse, 63 ans, arrive en deuxième position du second tour avec 32,7% devant le dissident LR Philippe Senaux. Au Sénat depuis 2007, Nathalie Goulet, 59 ans, a de son côté été réélue dès le premier tour avec 58,50%. La présidente de la commission des affaires étrangères avait annoncé voter François Hollande au second tour des présidentielles de 2012 face à Nicolas Sarkozy. Seules trois listes s'étaient maintenues au second tour.

Pas-de-Calais : la droite gagne un siège, la gauche limite la casse
La gauche a limité la casse dans le Pas-de-Calais, ne perdant qu'un siège sur les sept en jeu, au profit des Républicains. Le Front national, qui a fait de ce département l'un de ses fiefs, en particulier dans l'ex-bassin minier, n'est pas parvenu à concrétiser en siège son implantation locale: son candidat arrive en 6e position avec 6,73% des voix. La liste du président PS du conseil départemental, Michel Dagbert, qui se présentait pour la première fois, est arrivée en tête et a sauvé deux sièges sur quatre. Le dissident PS Jean-Pierre Corbisez, maire de Oignies, dans l'ex-bassin minier, est lui aussi élu (11,94%). Le sortant communiste Dominique Watrin est également reconduit (13,1%). Les Républicains (21,1%), eux, progressent: outre le sortant Jean-François Rapin, conseiller régional des Hauts-de-France, ils envoient à la Haute Assemblée Catherine Fournier, maire depuis 1985 de la petite commune de Fréthun, en banlieue de Calais. L'ancien maire d'Arras Jean-Marie Vanlerenberghe, 78 ans, élu sous l'étiquette UDI-Modem en 2011, a également été réélu, sous la bannière La République en marche (13,6%).

Puy-de-Dôme : le PS perd deux sièges, récupérés par LR et LREM
Des trois sortants, tous socialistes, seul Jacques-Bernard Magner se représentait dans le Puy-de-Dôme et il a été réélu sénateur dimanche, le PS perdant les deux autres sièges au profit des Républicains et de La République en Marche. Jean-Marc Boyer (LR), sur la liste duquel l'ancien ministre Brice Hortefeux figurait en 3e position, est arrivé en tête avec 25,81% des voix, devant le maire de Charbonnières-les-Vieilles, âgé de 65 ans, reconduit avec 24,87% des suffrages. Eric Gold (LREM) s'est classé en troisième position avec 18,21%. La droite et le centre étaient particulièrement divisés pour ce scrutin, une première dans ce département aux 1.771 grands électeurs. LR et UDI n'ont pas pu s'entendre, pas plus que LREM et le MoDem. "Le MoDem s'est réveillé tard, on avait déjà bouclé les listes", expliquait-on avant l'élection au sein du mouvement d'Emmanuel Macron, qui a fait "le choix de l'efficacité" avec l'investiture du vice-président PRG du conseil départemental Eric Gold, jugé "pas clivant ni à droite, ni à gauche".
"On était partenaire depuis le début mais ici En Marche! n'a pas voulu investir nos candidats (...) Il y a eu des calculs politiques", rétorquaient les intéressés.
Aux listes de MM. Boyer et Gold, s'ajoutaient donc celles emmenées par Flavien Neuvy (5,6%), candidat des UDI constructifs, et Laurent Pradier (MoDem, 5,13%). A gauche, la liste de Julien Brugerolles (PCF) a obtenu 15,97% et celle d'Odile Vignal (EELV) 3,36%. Celle du FN, emmenée par Stanislas Chavelet, a obtenu un score de 1,06%.

Pyrénées-Atlantiques : Frédérique Espagnac (PS) en tête
Dans les Pyrénées-Atlantiques, où aucun candidat LREM ne se présentait, Frédérique Espagnac, sénatrice sortante PS proche de François Hollande, a été largement réélue dimanche face au sénateur sortant dissident du PS Georges Labazée (DVG). Conseillère régionale de la Nouvelle Aquitaine et une des porte-parole de Benoît Hamon durant la campagne présidentielle, Mme Espagnac a été réélue avec le meilleur score (34,04%), Georges Labazée ne recueillant que 11,1% des suffrages.  Dans ce département qui avait largement voté pour Emmanuel Macron à la présidentielle et élu à l'Assemblée quatre députés MoDem, un rescapé PS David Habib et l'inclassable Jean Lassalle, les 1.859 grands électeurs devaient élire trois sénateurs, à la proportionnelle. Il compte désormais deux nouveaux élus au Sénat, Denise Saint-Pé (MoDem), élue avec 22,86%, et Max Brisson (LR), qui arrive en troisième position avec 17,38%. La liste régionaliste basque, conduite par Jean Tellechea, ne recueille que 3,3% des suffrages.

Hautes-Pyrénées : toujours à gauche
Statu quo dans les Hautes-Pyrénées : le PS et le Parti radical de gauche (PRG) conservent les deux sièges de sénateurs soumis au renouvellement dimanche, mais ce sont deux femmes qui les occuperont, respectivement Viviane Artigalas et Maryse Carrère. Viviane Artigalas et Maryse Carrère succèdent à Josette Durieu (PS) et Michel Pélieu (PRG), le président du Conseil départemental, qui a préféré garder ce mandat face à l'application du non cumul des mandats.  Les deux sortants ne se représentaient pas, ce qui a sans doute attisé les convoitises politiques et entraîné la multiplication des candidatures, douze au total, un record dans ce département. Maryse Carrère, 50 ans, maire de Lau-Balagnas, qui était donnée grande favorite de ce scrutin, a été élue dès le premier tour, avec près de 56% des suffrages des grands électeurs.  Viviane Artigalas, maire d'Arrens-Marsous et présidente de l'association départementale des maires depuis 2014, a en revanche attendu le deuxième tour pour fêter sa victoire, devançant notamment son suivant immédiat, le candidat de l'UDI Gilles Craspay, adjoint au maire de Tarbes, de 265 voix. Virginie Siani Wembou, conseillère départementale, défendait les couleurs de La République en marche (LREM), mais n'a recueilli que 12,47% des voix au premier tour.

Pyrénées-Orientales : la surprise
Surprise dans les Pyrénées-Orientales : la sénatrice sortante socialiste et présidente du Conseil départemental, Hermeline Malherbe, a mordu la poussière dimanche lors du scrutin sénatorial, le département étant dorénavant représenté par deux sénateurs Les Républicains. En ballotage après le premier tour du scrutin, Hermeline Malherbe, qui avait succédé au Sénat à un poids lourd politique du département, le socialiste Christian Bourquin après le décès de celui-ci en août 2014, a été distancée de 69 voix par Jean Sol, au second tour du scrutin. Les Pyrénées-Orientales seront donc représentées par deux élus des Républicains : le second, François Calvet (LR), sénateur sortant et maire du Soler, avait été élu dès le premier tour.
Quatorze candidats étaient engagés dans ce scrutin marqué par l'absence de la France Insoumise et la présence d'un candidat "catalaniste", Jean-Luc Pujol, membre fondateur du collectif "Oui au Pays catalan", qui a recueilli au premier tour 9,90% des voix.

Paris : la droite progresse, le PS résiste bien
A Paris, la liste La République en Marche s'est adjugé dimanche un seul siège aux sénatoriales alors que le PS a bien résisté en conservant quatre sièges, le même nombre que LR, qui progresse au détriment des centristes.
L'ex-PS Julien Bargeton, adjoint aux Finances de la maire PS de Paris Anne Hidalgo et passé dans le camp d'Emmanuel Macron au début de l'année, fait son entrée au Sénat où la capitale est représentée par douze sièges.
Mais la liste construite "dans l'esprit de la majorité présidentielle", avec une MoDem en seconde position, d'anciens LR ou PS et des membres de la société civile, échoue à décrocher le moindre autre siège dans une ville qui avait pourtant voté pour Emmanuel Macron, respectivement à 35% et 90%, aux premier et second tours de la présidentielle. Cette élection a été marquée par un nombre record de listes parmi lesquelles trois se réclamaient des Républicains et deux étaient officiellement ou d'inspiration écologiste, outre les listes PCF, PS, FN et centristes. Même le parti animaliste présentait une liste à Paris, seule du genre en France. Le PS, qui détenait cinq sièges dont deux sont depuis passés à LREM, est la première force unie avec 711 voix. Deux nouveaux sénateurs PS sont ainsi élus, Rémi Féraud, président du groupe socialiste au Conseil de Paris et ancien directeur de campagne d'Anne Hidalgo, et Marie-Pierre de la Gontrie, conseillère de Paris et conseillère régionale. Suivent deux sortants, David Assouline qui avait bataillé ferme face à l'ex-ministre Daniel Vaillant pour conserver une place éligible et la représentante de la gauche du parti Marie-Noëlle Lienemann. Mme Hidalgo s'est déclarée sur Public Sénat "très heureuse de cette stabilité mais aussi de cette capacité à réunir, à rassembler, à accepter des nuances, des différences, tout en restant déterminés à servir les Parisiens". "8 sénateurs sur 12 pour la majorité municipale à Paris. Félicitations !", avait auparavant tweeté Emmanuel Grégoire, premier secrétaire PS de Paris et adjoint de Mme Hidalgo. Le sortant et secrétaire national du PCF Pierre Laurent, qui menait sa propre liste, garde son siège. L'écologiste EELV Esther Benbassa - jusque-là élue dans le Val-de-Marne - peut également rempiler, malgré la liste dissidente menée par Bernard Jomier, également élu. Adjoint à la Santé d'Anne Hidalgo, il réunissait des ex-EELV, des centristes et une macroniste pro-Hidalgo. A droite, trois listes se réclamaient des Républicains. La liste officielle menée par le sortant Pierre Charon, réélu, se fait néanmoins distancer par celle d'un autre sortant, Philippe Dominati, qui remporte deux sièges. La LR Catherine Dumas, sénatrice de 2007 à 2011 évincée lors du dernier scrutin, est élue après avoir constitué sa liste.

Seine-et-Marne : la droite conforte son assise, LREM confirme sa percée
La droite a conforté son emprise sur la Seine-et-Marne lors des élections sénatoriales dimanche qui ont vu la liste LR conserver ses trois sièges, tandis que LREM, alliée à l'UDI, a confirmé sa percée des législatives. Lors de ce renouvellement partiel, Les Républicains ont conservé leurs trois sièges (deux sénateurs sortants et une nouvelle élue) malgré la concurrence du mouvement présidentiel, qui avait choisi de poursuivre sur sa lancée des législatives (5 sièges sur 11) en s'alliant avec l'UDI et une transfuge de LR passée chez les Constructifs.  Promise initialement à l'ancienne ministre PS Nicole Bricq, l'un des premiers soutiens d'Emmanuel Macron au Sénat, la tête de liste LREM avait finalement été attribuée à un ancien LR, le maire de Bailly-Romainvilliers Arnaud de Belenet. Une décision qui a motivé le retrait de l'ancienne ministre de la vie politique, peu avant son décès accidentel en août.  La percée de LREM dans le fief de Christian Jacob, chef de file des Républicains à l'Assemblée et maire de Provins, aura finalement davantage nui à la gauche qu'à la droite. Alors qu'en 2011, la liste d'union PS et PCF, arrivée en tête, avait permis à la gauche de remporter trois sièges, cette fois la gauche s'est présentée dispersée. Si le socialiste Vincent Eblé est parvenu à se faire réélire, la conseillère régionale PCF Sylvie Fuchs, qui briguait le siège du sénateur sortant Michel Billout, n'entrera pas au Palais du Luxembourg malgré le renfort des écologistes. Le Front national n'a pas réussi à obtenir de siège.

Yvelines : presque un carton plein pour Gérard Larcher
Le président du Sénat Gérard Larcher a réussi à recueillir la majorité absolue des voix des grands électeurs dans les Yvelines avec sa liste LR, malgré une forte concurrence venue de son propre camp. Défié notamment sur son terrain par l'ancien député battu aux législatives de juin et maire de Maisons-Lafitte Jacques Myard, qui menait une liste LR dissidente, et par deux autres listes DVD, Gérard Larcher a réussi à recueillir avec sa liste 57,94% des voix, soit plus de 5 points de plus qu'en 2011, où il n'avait eu que quatre élus.
Les dernières législatives s'étaient soldées par un désastre pour Les Républicains dans ce département traditionnellement ancré à droite, mais M.
Larcher, maire de Rambouillet, a pu capitaliser sur sa popularité auprès de ses homologues yvelinois.  Au centre, deux formations présentaient des listes: LREM et le Modem. Seul le parti présidentiel a réussi à tirer son épingle du jeu avec l'élection de Martin Lévrier, un élu versaillais dont la liste a recueilli 12,59% des voix. A gauche, Philippe Esnol, qui siège au sein du RDSE (Rassemblement démocratique et social européen) et a soutenu Emmanuel Macron à la présidentielle, n'a pas réussi à garder son siège, sa liste ne recueillant que 1,39%. La patronne du PS dans le département, Sandrine Grandgambe, l'a largement devancé (8,94%), sans parvenir pour autant à remporter un siège.

Essonne : la droite et le centre raflent quatre sièges sur cinq
Les grands électeurs de l'Essonne ont donné quatre sièges de sénateurs sur cinq à LR et à l'UDI, dans un département où ces formations étaient en position de force depuis les dernières municipales. A noter la présence parmi les nouveaux élus LR de Laure Darcos, épouse de l'ancien ministre et ex-sénateur Xavier Darcos, qui figurait en deuxième position sur la liste LR emmenée par le maire de Limours, Jean-Raymond Hugonet, non encarté.
Le duo a créé la surprise en se faufilant (20,70%) entre la liste favorite menée par le sénateur UDI sortant Vincent Delahaye, qui a remporté deux sièges (30,51%), et une gauche essonienne divisée, meurtrie par les divisions au sein des fidèles de l'ex-Premier ministre Manuel Valls. Le PS en a fait les frais, la liste emmenée par l'ancien bras droit de Manuel Valls, Carlos Da Silva, n'obtenant aucun élu. Seul le maire DVG de Sainte-Geneviève-des-Bois, Olivier Leonhardt, a réussi à tirer son épingle du jeu en se faisant élire sur une liste PS dissidente (11,40%). Aux dernières sénatoriales, la gauche avait remporté trois sièges à la chambre haute. Mais depuis, beaucoup de villes du département, notamment des communes rurales du sud de l'Essonne, avaient basculé à droite lors des municipales de 2014.

Hauts-de-Seine : la droite reste majoritaire, la gauche résiste
La droite a remporté dimanche quatre des six sièges à pourvoir dans les Hauts-de-Seine, mais le PCF et le PS ont réussi à maintenir une présence à la Chambre haute dans ce département traditionnellement ancré à droite.
Avec cinq listes sur 12 conduites par des candidats LR et une UDI, la droite se présentait totalement divisée après sa déroute aux législatives, qui avaient vu la République en Marche remporter 10 circonscriptions sur 13. La droite n'avait alors conservé que deux sièges, dont celui du "Macron-compatible" Thierry Solère (LR), l'un des initiateurs des députés "Constructifs" avec des UDI. Le parti présidentiel n'a réussi qu'une maigre percée à la Chambre haute par manque d'assise parmi les grands électeurs. Le sénateur sortant EELV André Gattolin, tête de liste LREM pour cette élection, est le seul à remporter un siège en recueillant moins de 10% des voix. La gauche se présentait divisée avec trois listes (PCF, PS, EELV).  L'archéologue Pierre Ouzoulias (PCF) et Xavier Iacovelli (PS) ont réussi à tirer leur épingle du jeu, une prouesse pour ce dernier dans un département où les socialistes ne dirigent plus aucune commune. Avec plusieurs bastions communistes, le département a conservé son rôle de traditionnel pourvoyeur d'élus au Sénat du parti de la place du Colonel-Fabien.

Val-de-Marne : la gauche tire son épingle du jeu
Dans le Val-de-Marne, l'union de la gauche a payé : PCF et PS ont remporté dimanche trois des six sièges à pourvoir à la Chambre haute, malgré leurs récents revers électoraux dans ce département historiquement favorable. La liste d'union emmenée par la communiste sortante Laurence Cohen est ainsi arrivée en tête du scrutin dans le département en recueillant 38,58% des voix. Le vice-président PCF du département Pascal Savoldelli, en deuxième position sur la liste, fait son entrée au Sénat, de même que la conseillère régionale PS Sophie Taillé-Polian. Dans ce dernier département présidé par les communistes, la gauche avait perdu sept villes - et donc de nombreux grands électeurs - aux dernières municipales de 2014. Face à cette liste d'union, droite et centre partaient, eux, complètement désunis. Les Républicains, menés par les sortants Christian Cambon et Catherine Procaccia, ont cependant réussi à conserver leurs deux sièges. Le maire UDI de Vincennes, Laurent Lafon, parvient également à faire son entrée au Palais du Luxembourg, après avoir échoué en 2011, faisant le pari d'une liste dissidente panachée entre élus LR et UDI.

Val-d'Oise : la droite s'impose, la gauche résiste
Le Val-d'Oise, où LREM avait réalisé un quasi grand chelem aux législatives, a vu la droite renforcer son emprise dimanche avec trois nouveaux élus au Palais du Luxembourg, mais le PS peut se satisfaire d'avoir sauvé un siège.
La concurrence était particulièrement rude dans ce département de grande banlieue parisienne où pas moins de 12 listes s'affrontaient, dont 4 penchant à droite et 5 à gauche. Une dispersion qui a empêché la droite de faire carton plein en remportant trois des cinq sièges à pourvoir. La tête de liste LR, le président du Conseil départemental Arnaud Bazin, et sa colistière Jacqueline Eustache-Brinio, entrent au Sénat aux côtés de Sébastien Meurant, maire de Saint-Leu-la-Forêt, qui avait choisi de constituer une liste sans étiquette, mais se revendiquant néanmoins des Républicains. A gauche, l'ancien ministre socialiste Alain Richard, seul sénateur sortant à se représenter, a été élu sous l'étiquette LREM. Mais pas sa colistière. La République en marche, qui avait conquis neuf sièges sur dix aux législatives, a pâti cette fois de la multiplication des listes. Enfin le Parti socialiste, qui avait désigné comme tête de liste son porte-parole Rachid Temal, obtient un siège. En 2011, la liste d'union PS-PCF était arrivée largement en tête, ce qui lui avait permis de faire entrer trois élus à la haute assemblée.

Guadeloupe : la liste socialiste sort victorieuse
Les élections sénatoriales ont placé la liste socialiste en tête, accordant deux sièges à l'ancien ministre des Outre-mer Victorin Lurel et à sa numéro 2 Victoire Jasmin, tandis que le troisième siège revient au candidat LREM Dominique Théophile. Avec 38,79% des suffrages exprimés, la liste socialiste permet à l'ancien président de la région et ex-député socialiste Victorin Lurel de siéger désormais au Palais du Luxembourg. Il emmène avec lui la première adjointe de la mairie de Morne-à-l'eau, Victoire Jasmin. Théophile Dominique (liste La Guadeloupe responsable et solidaire, majorité
présidentielle) récupère le 3e siège avec 28,74% des voix. Les trois sénateurs sortants, Jacques Gillot (DVG), Jacques Cornano (app.
PS) et Félix Desplan (PS), avaient choisi de ne pas briguer de nouveaux mandats. Au total, dix listes briguaient les suffrages des 819 grands électeurs inscrits.

La Réunion : l'union de la droite a raflé trois des quatre sièges
L'union de la droite, menée par la présidente du conseil départemental Nassimah Dindar (UDI), a raflé trois des quatre sièges en lice pour les sénatoriales à La Réunion, la coalition PS-divers droite obtenant un siège.
Nassimah Dindar, tête de liste de L'"Entente Républicaine" (LR-UDI-Objectif Réunion), a été élue avec deux colistiers, Jean-Louis Lagourgue, vice-président LR de la Région, et Viviane Malet vice-présidente LR du département. Cette liste a réuni 755 des 1.340 voix des grands électeurs.
À quelques dizaines de voix près, cette liste a failli rafler les quatre sièges renouvelables. C'est finalement Michel Dennemont, maire divers droite de la commune rurale des Avirons (sud-ouest) qui est élu quatrième sénateur.
Il a totalisé 212 voix sur sa liste "coalition réunionnaise", regroupant La Politique autrement (divers droite) du député de Saint-Leu Thierry Robert et une partie du PS. Cinq autres listes étaient en lice. Celle de l'union de gauche, conduite par Wilfrid Bertile, figure emblématique de la gauche locale, rassemble 133 voix. La liste de La République en Marche conduite par Brigitte Hoarau totalise 96 suffrages. Avec à peine 63 voix, la députée communiste sortante, Gelita Hoarau est sèchement battue. Sans étiquette, les deux dernières listes obtiennent respectivement 30 et 10 voix. Mme Hoarau était la seule sortante à se représenter en position possiblement éligible. Le sortant Michel Vergoz (PS) n'était pas candidat. Michel Fontaine, ex-sénateur (LR) de Saint-Pierre (sud) était en quatrième position sur la liste d'union de la droite et Didier Robert, président LR du conseil régional ne se représentait pas.

Mayotte : un sénateur sortant LREM réélu
Le sénateur sortant de Mayotte, Thani Mohamed Soilihi (LREM) a été réélu dimanche, frôlant la majorité absolue de peu au premier tour, tandis que le deuxième siège revient au DVG Abdallah Hassani, ancien maire de Mamoudzou. Quatorze candidats se présentaient, dont les deux sénateurs sortants Thani Mohamed Soilihi (LREM) et Abdourahamane Soilihi (DVD), qui n'a pas été réélu (avec 7,59% des voix au premier tour). Thani Mohamed Soilihi, vice-président de la Délégation sénatoriale aux Outre-mer, était le seul candidat LREM. Membre du Mouvement pour le Développement de Mayotte (DVG) et ancien maire de Mamoudzou, Abdallah Hassani a de son côté été élu pour la 1ère fois au Palais du Luxembourg, après deux tentatives infructueuses. A noter que sur les 486 grands électeurs invités à se prononcer, seuls 463 ont voté, alors que le vote est obligatoire, sous peine d'une amende de 100 euros.

 

Pour aller plus loin

Abonnez-vous à Localtis !

Recevez le détail de notre édition quotidienne ou notre synthèse hebdomadaire sur l’actualité des politiques publiques. Merci de confirmer votre abonnement dans le mail que vous recevrez suite à votre inscription.

Découvrir Localtis

Choix du format

 

Pour en savoir plus sur le traitement de vos données nous vous invitons à consulter notre Politique de protection des données à caractère personnelle