Déchets - Stocks de pneus usagés : cinq nouveaux sites seront évacués en 2009

Le 20 février 2008, les professionnels du pneumatique signaient un accord avec le ministère de l'Ecologie visant à résorber sur une durée de six à huit ans les 61 stocks de pneus usagés orphelins recensés sur l'ensemble du territoire et présentant des risques environnementaux majeurs. Un an après, l'association Recyvalor, créée en juin 2008 pour mettre en oeuvre cet accord en organisant et en finançant l'évacuation des stocks et la valorisation des pneus enlevés, a dressé un premier bilan de son action et présenté son plan de travail pour 2009. L'association, qui est financée à 75% par les entreprises et organismes adhérents et à 25% par l'Etat, a fait évacuer en 2008 quatre sites - Graulhet (Tarn), Hatten (Bas-Rhin), Châtillon-le-Roi (Loiret) et Nebing (Moselle) - représentant un volume total de 2.348 tonnes, soit l'équivalent de 328.000 pneus de voitures. Budget total de ces opérations : 369.000 euros.
Sur chaque site, une entreprise prestataire de Recyvalor assure le tri des pneus. En fonction de leurs qualités élastiques, de l'intégrité de leur structure, de leur propreté, etc., les pneus peuvent bénéficier de différents types de valorisation : transformés en granulés, ils peuvent être utilisés dans la fabrication de sols sportifs ou d'objets moulants ; entiers ou broyés, ils servent pour les travaux publics (sous-couches drainantes, bassins de rétention, murs anti-éboulis). En dernier lieu, on peut en tirer une valorisation énergétique comme combustible de substitution en cimenterie.
Pour 2009, Recyvlaor s'engage à traiter cinq nouveaux sites, pour un volume cumulé de 8.750 tonnes. Le premier chantier démarre ce mois-ci à Vitrolles (Bouches-du-Rhône). 2.300 tonnes de pneus y sont encore stockés, dans un environnement particulièrement sensible : la décharge se trouve en pleine zone industrielle active, en bordure d'une départementale, à proximité immédiate de l'autoroute A7 et d'une rivière et dans un couloir aérien de l'aéroport de Marseille-Provence-Marignane. A cela s'ajoute un risque sanitaire puisque la région est potentiellement concernée par la prolifération du moustique vecteur du chikungunya. Les quatre autres sites traités en 2009 seront ceux de Vatteville-la-Rue (Seine-Maritime, 3.750 tonnes) et de Cérons (Gironde, 1.600 tonnes) à partir de mai puis celui de Roye (Haute-Saône, 550 tonnes) en juin et enfin celui de Saint-Pierre-d'Autils (Eure, 550 tonnes) en septembre.

 

Anne Lenormand

 

 

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