Transports - Succès des vélos électriques en location dans deux villes-pilotes

Les locations de vélos à assistance électrique (VAE) remportent un franc succès depuis leur mise en place dans deux villes-pilotes, Le Mans et Le Relecq-Kerhuon, une petite ville de 11.000 habitants près de Brest. Dans cette dernière commune, au relief chahuté, il est possible d'emprunter, de mars à octobre et pour un euro de l'heure, l'un des dix VAE de 23 kilos répartis à proximité des commerces. Ce sont les commerçants qui remettent aux cyclistes les batteries des vélos, valident les heures de retrait et rechargent les batteries. Selon Ronan Tanguy, l'adjoint au maire qui souhaite développer ce service, les dix "Velek" suffisent à peine aujourd'hui à satisfaire les quelque 70 abonnés.

Même écho positif du côté du Mans, une ville qui compte aussi quelques pentes. La municipalité a lancé en janvier dernier un service de location de 220 vélos classiques et 50 VAE. Les premiers vélos électriques proposés à la location à la gare, avec des contrats allant d'une journée (7,5 euros) à un an (90 euros) et une caution de 1.000 euros, ont très vite trouvé preneurs. 50 VAE supplémentaires ont donc été commandés en mars, tous "partis en une semaine", selon Clément Lubienski, un des responsables du projet, qui affirme que l'engin séduit une nouvelle clientèle de "cadres en costume pour lesquels l'intérêt, c'est de pouvoir arriver au travail sans transpirer". "On monte en vitesse assez vite, jusqu'à 25 kilomètres/heure : c'est supérieur à la vitesse moyenne d'une voiture en ville et du coup on dépasse régulièrement les voitures, c'est très agréable", note Richard Coroller, vice-président de l'association de cyclistes Cyclamaine au Mans.

L'agglomération de Montpellier a emboîté le pas à ces deux villes-pilotes en testant depuis juin la location de quinze vélos électriques. D'autres collectivités comme Paris se contentent de subventionner les particuliers ou les artisans et commerçants qui achètent un VAE. Car malgré ses atouts, le vélo électrique ne se prête pas aisément au libre-service du type "Vélib'" et plusieurs communes y ont renoncé. Parmi les obstacles : un investissement très élevé – un VAE de moyenne gamme coûte environ 1.200 euros – et "un vandalisme qui sera toujours plus fort sur ce type de vélo", selon Laurent Mercat, président de Smoove, une société de vente pour les collectivités. Autre frein : les batteries des VAE ne peuvent pas se recharger lorsque les températures sont négatives, ce qui exclut de nombreuses villes.
 

Anne Lenormand avec AFP 
 

 

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